Cholestérol et triglycérides: hyperlipidémie

 

HYPERCHOLESTEROLEMIE
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypercholest%C3%A9rol%C3%A9mie

Cholestérol et triglycérides: hyperlipidémie dans A propos - PUBLICATIONS

Cours détails
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QUELQUES MEDICAMENTS  HYPOLIPEMIANTS

BEFIZAL CP200-400lp-bezofibrate
CIPROFIBRATE CP 100-lipofibrate

QUESTRAN sachet 4g-CHOLESTYRAMINE

COLESTIPOL
CRESTOR  CP-10 -20-rosuvastatine

ELISOR cp20-40-pravastatine

FANEGOR CP140-fenofibrate

FONLIPOL  -Tiadenol

FRACTAL – 20-40 -Fluvastatine

LESCOL 40 fluvastatine

LIPANOR100cp-ciprofibrate

LIPANTHYL  200LP-Fenofibrate

LIPITOR – ‘ »statin »

LIPUR450-genfibrosil

LODALES 20-40-Simvastatine

NIACINE-500-acid nicotinique -1G-2g/j

METIATOR-benfluorex
LUCSELLE- probucole
TAHOR10-20-40-80-atorvastatine

VASTARAN-20-Pravastatine

ZOCOR-20-40gel-5cp -simvastatine

OMEGA3

POLYSANOLS
 

http://www.infirmiers.com/pdf/cours-en-vrac/hypolipemiants.pdf

 dans Dossiers

NIACINE  VS -CONTRE- LIPANOR Par le Dr William D. William D.

DANS Wellsphere Info

http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.wellsphere.com%2Fwellpage%2Fniacine

 

Hyperlipidemie

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=hypercholesterolemie_pm

 dans MEDICAMENTS

Cholestérol et triglycérides: hyperlipidémie

Cholestérol et triglycérides: hyperlipidémie
 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’hyperlipidémie : qu’est-ce que c’est?

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L’hyperlipidémie, c’est le fait d’avoir un taux élevé de lipides dans le sang, ce qui inclut le cholestérol et les triglycérides. Cet état physique n’entraîne pas de symptômes. Pour bien des gens, elle n’a pas de conséquence néfaste. Mais il s’agit de l’un des nombreux facteurs de risque qui, additionnés les uns aux autres, peuvent éventuellement mener à un trouble cardiaque.

L’excès de lipides dans le sang contribue à durcir et à épaissir les artères du coeur. Par conséquent, le coeur s’adapte de plus en plus difficilement à l’effort physique. L’hyperlipidémie contribue aussi à la formation de caillots de sang, qui peuvent bloquer complètement une artère et provoquer un infarctus (la crise cardiaque).

Objectif : éviter ou retarder les troubles cardiaques

Les troubles cardiaques représentent la première cause de mortalité sur la planète1. Au Canada, selon les plus récentes statistiques, les troubles cardiaques sont passés au second rang des causes de mortalité (28 % des décès), tout juste après le cancer (29 % des décès)3.

Même si le tabagisme a diminué de moitié, l’augmentation de l’embonpoint, de l’obésité et aussi du tour de taille (environ 5 cm à 6 cm de plus au cours des 20 dernières années50) laisse présager une fréquence accrue de troubles cardiaques pour les années à venir.

Néanmoins, il faut noter que les troubles cardiaques sont moins souvent fatals que jadis : le taux de mortalité a chuté d’environ 40 % au cours des dernières décennies.

D’où vient l’excès de cholestérol et de triglycérides?

Le foie produit la grande majorité du cholestérol utilisé par le corps dans diverses fonctions. Le reste provient de l’alimentation, particulièrement des aliments d’origine animale. Ce sont les aliments riches en gras saturés (viandes grasses, beurre, produits laitiers gras) et en gras trans (margarines hydrogénées, shortening végétal, desserts, pâtisseries) qui font augmenter le taux de « mauvais » cholestérol, appelé LDL. Par contre, on sait maintenant que pour la majorité des gens, le cholestérol alimentaire à lui seul a peu d’effet sur les taux de cholestérol sanguin. Ainsi, les oeufs, les crevettes et les abats, par exemple, riches en cholestérol, n’ont pas à être bannis, car ils contiennent peu de gras saturés.

Outre les aliments ingérés, la sédentarité et le tabagisme peuvent aussi élever le taux de cholestérol. De plus, les gènes ont leur influence.

Quant aux triglycérides, ils proviennent le plus souvent de l’alcool et des sucres ingérés de façon excessive (surtout les sucres « rapides », comme les gâteaux, les confiseries et les confitures du commerce), transformés en triglycérides par le foie. Ainsi, même si les triglycérides sont un type de lipide (donc de gras) sanguin, leur présence en excès dans le sang ne provient pas habituellement des gras alimentaires, mais plutôt des sucres.

Le point de vue d’un expert

Dr Martin Juneau, cardiologue
Directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal 

 

Les aliments sucrés ont-ils un impact aussi important que les gras sur les lipides sanguins?

Les aliments gras sont ceux qui ont le plus d’effet négatif sur les lipides sanguins. Mais les aliments sucrés les influencent aussi et jouent un rôle tout aussi important que les gras sur la santé en général. Au cours des 25 dernières années, on a beaucoup accusé les gras d’être nocifs pour le coeur. Mais depuis environ 4 ou 5 ans, de très bonnes équipes de recherche se rendent compte qu’on a probablement trop mis l’accent sur les gras et pas suffisamment sur les sucres. On a énormément parlé de cholestérol, de gras saturés, de gras trans. Le réflexe de l’industrie a été d’enlever les gras partout : yogourts sans gras, produits sans cholestérol, etc. Mais pour améliorer le goût, on a ajouté du sucre. Aujourd’hui, plusieurs experts pensent que l’épidémie d’obésité est attribuable à cette réaction de l’industrie. De nos jours, on mange plus, mais on mange surtout plus de sucre. On a certainement négligé les conséquences de ce surplus de sucre.

Le sucre influence les lipides sanguins, notamment par le métabolisme de l’insuline. Quand vous ingérez un dessert sucré, disons un morceau de gâteau ou un yogourt sucré, votre insuline monte pour abaisser la glycémie. Lorsque l’insuline est élevée dans le sang, elle provoque une multitude de réactions. Par exemple, quelques heures après avoir mangé ce dessert, votre foie se met à produire davantage de triglycérides. Il produit aussi un peu plus de cholestérol LDL, mais l’effet du sucre sur ce type de lipide sanguin est plus léger. Et plus globalement, en élevant le taux d’insuline, le sucre engendre le stockage des graisses. Les graisses qui se logent dans les viscères augmentent le tour de taille et sécrètent une foule de substances pro-inflammatoires et oxydatives. L’inflammation est certainement reliée aux maladies cardiovasculaires et probablement au cancer aussi.

 

Comment détecter l’hyperlipidémie?

Par un bilan lipidique fait à partir de prises de sang, on mesure :

  • la quantité de cholestérol LDL, ou « mauvais cholestérol »;
  • la quantité de triglycérides;
  • la quantité de cholestérol HDL, ou « bon » cholestérol;
  • la quantité totale de cholestérol (CT).

Selon le cas, d’autres tests sanguins peuvent être proposés par le médecin. Par exemple, la mesure du taux d’apolipoprotéine B ou de protéine C-réactive, un marqueur d’inflammation.

« Bon » cholestérol, « mauvais » cholestérol, triglycérides! 

Tout comme les autres lipides sanguins, le cholestérol n’est pas soluble dans le sang. Pour y circuler et être acheminé aux cellules, il a besoin d’être transporté par des substances appelées lipoprotéines.

Voici les 2 principaux types de lipoprotéines.

Les HDL (lipoprotéines de haute densité – High Density Lipoproteins). On les associe au « bon cholestérol ». Elles entraînent le cholestérol vers le foie et ont un effet « nettoyant » dans les vaisseaux sanguins.

Les LDL (lipoprotéines de faible densité — Low Density Lipoproteins). On les associe au « mauvais cholestérol ». Si elles sont trop abondantes dans le sang, elles peuvent se déposer sur les parois des artères et y pénétrer. Cela peut amorcer un processus d’inflammation et causer l’accumulation de différentes substances qui, à la longue, finiront par former une plaque qui rétrécira de plus en plus le diamètre des artères. C’est ce qu’on nomme l’athérosclérose (voir l’illustration en haut de la page). En plus de nuire au passage du sang, cette plaque peut ensuite entraîner la formation de caillots de sang. À leur tour, ces caillots, coincés par la plaque, pourront boucher l’artère en question (thrombose) ou alors circuler et causer une obstruction plus loin dans le système sanguin (embolie).

Les triglycérides sont un autre type de lipides que l’on retrouve dans le sang et la forme sous laquelle la graisse est stockée. Il s’agit de la seconde réserve d’énergie prévue par le corps, qui sera sollicitée une fois que la première source d’énergie « rapide » aura été épuisée (il s’agit du glycogène, retrouvé dans le foie et les muscles).

 

Trop hauts ou normaux : comment évaluer les taux de cholestérol?

Les médecins évaluent maintenant le taux de cholestérol de façon relative. Ils ne parlent plus de taux normaux, mais plutôt de taux relatifs à l’état général du patient et, surtout, à la présence d’autres facteurs de risque de maladies cardiaques.

Ainsi, les taux de cholestérol qu’un individu doit viser sont estimés en fonction de son taux personnel de risque de maladies cardiaques (crise d’angine ou infarctus du myocarde) dans les prochains 10 ans. Celui-ci dépend de plusieurs facteurs : antécédents personnels de maladie cardiovasculaire, âge, tabagisme, diabète, pression artérielle, taux actuel de cholestérol total et de HDL, antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire, obésité abdominale et sexe.

Par exemple, pour des taux identiques de cholestérol :

  • un homme fumeur âgé de 55 ans souffrant d’hypertension sera considéré à risque élevé. Il devrait donc viser à réduire davantage ses taux de cholestérol;
  • une femme de 34 ans non fumeuse et sans hypertension sera considérée à faible risque : elle n’aura pas besoin de réduire autant ses taux de cholestérol.

Pour évaluer le risque de maladies cardiaques de leurs patients, les médecins canadiens et américains se servent habituellement du test de Framingham, qui porte le nom de la ville américaine où il a été élaboré4. En Europe, l’un des plus utilisés est le test SCORE (pour « Systematic COronary Risk Evaluation »), élaboré par la Société Européenne de Cardiologie5. Il existe plusieurs types de tests, car ceux-ci doivent être adaptés aux populations qui les utilisent. Leur valeur prédictive est cependant discutable.

 

Risque personnel de maladie cardiaque dans les prochains 10 ans Initier un traitement si : Viser le résultat suivant :
Faible (moins de 10 %) LDL de 5,0 mmol/l* (193 mg/dl)
ou plus
Baisse du LDL de plus de 50 %
Modéré (de 10 % à 19 %) LDL de 3,5 mmol/l (135 mg/dl)
ou plus ou
rapport CT/HDL > 5
LDL < 2,0 mmol/l (77 mg/dl)
ou
Baisse du LDL de 50 %
Élevé (20 % ou plus)
ou
La plupart des diabétiques et les personnes atteintes d’une maladie cardiaque ou vasculaire
Le traitement est considéré
chez tous les patients à risque élevé, même si le LDL < 2,0 mmol/l (77 mg/dl)
LDL < 2,0 mmol/l (77 mg/dl)
ou
Baisse du LDL de 50 %

Source : Lignes directrices de la Société canadienne de cardiologie sur le diagnostic et le traitement des dyslipidémies et la prévention des maladies cardiovasculaires, mises à jour en 20092.

*Les mesures en mmol/l sont utilisées à peu près partout dans le monde, sauf aux États-Unis, où l’on se sert plutôt de la mesure en milligrammes par décilitre (mg/dl).

Et le taux de triglycérides?

Le taux de triglycérides varie assez facilement d’une journée à l’autre, selon l’alimentation. Les experts n’ont pas encore déterminé de cible à atteindre dans le but de prévenir les maladies cardiaques. Cela dit, lorsque le taux de triglycérides atteint ou dépasse 1,7 mmol/l, il s’agit d’un facteur de risque de syndrome métabolique. Il y a hypertriglycéridémie lorsque le taux dépasse 2 mmol/l.

Symptômes de l’hyperlipidémie

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L’hypercholestérolémie et l’hypertriglycéridémie ne s’accompagnent d’aucun symptôme. Quand des symptômes se manifestent, les artères ont déjà perdu de 75 % à 90 % de leur fonctionnalité.

  • Douleurs à la poitrine (crise d’angine) ou aux membres inférieurs.

Personnes à risque d’hyperlipidémie

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  • Les personnes ayant des antécédents familiaux d’hypercholestérolémie ou de maladies cardiovasculaires précoces.
  • Les personnes qui ont une forme héréditaire d’hypercholestérolémie : l’hypercholestérolémie familiale. À cause de ce qu’on appelle l’effet fondateur, elle touche plus particulièrement certaines populations : les Libanais, les Afrikaners, les Tunisiens, les Juifs ashkénazes d’origine lituanienne, les Finlandais de Carélie du Nord et les Québécois francophones.
  • Les hommes de plus de 45 ans.
  • Les femmes de plus de 55 ans et celles qui ont eu une ménopause prématurée; la baisse du taux d’oestrogène après la ménopause tend à faire augmenter le taux de cholestérol total et de LDL (« mauvais cholestérol »).

Facteurs de risque

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Les habitudes de vie contribuent grandement à hausser le taux de cholestérol et à en accélérer les effets délétères sur les artères.

  • Le tabagisme.
  • Une alimentation riche en gras et en sucre.
  • La consommation d’alcool.
  • Le manque d’activité physique.
  • L’obésité.
  • Un tour de taille supérieur à 80 cm (31,5 po) pour les femmes et à 94 cm (37 po) pour les hommes, selon les guides de pratique clinique (un tel tour de taille ne signifie pas nécessairement que la personne fait de l’embonpoint ou est obèse, mais plutôt qu’elle a emmagasiné la masse graisseuse autour de la taille).
  • Certaines maladies comme l’insuffisance rénale chronique et l’hypothyroïdie (non traitée) entraînent des taux élevés de cholestérol.
  • Certains médicaments agissent sur les lipides sanguins. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Prévention de l’hyperlipidémie

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Mesures de dépistage
Puisque l’hyperlipidémie n’entraîne pas de symptômes, on doit la détecter par une prise de sang. Des analyses sanguines établiront les taux de cholestérol et de triglycérides : c’est le bilan lipidique

Les recommandations officielles varient d’un pays à l’autre. Au Canada, les autorités médicales recommandent que les personnes suivantes subissent ce dépistage2 :
- hommes de 40 ans et plus;
- femmes ménopausées ou âgées de 50 ans et plus;
- le dépistage sera plus précoce chez les personnes à risque (diabète, obésité, etc.).
Le test peut être subit en moyenne tous les 5 ans chez les personnes en bonne santé.

 

Mesures préventives de base
Ces mesures préviennent non seulement un premier événement cardiaque (crise d’angine ou infarctus), mais aussi le diabète de type 2, l’obésité, le cancer et les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Azlheimer2

  • Ne pas fumer, ou cesser de fumer.
  • Adopter une alimentation saine et équilibrée. Les fruits et les légumes ainsi que les grains entiers devraient figurer en abondance à votre menu. Pour vous informer davantage, consultez notre section consacrée à ce sujet : Mieux manger.
  • Intégrer l’activité physique à votre mode de vie et garder un poids santé. L’activité physique réduit de beaucoup les risques d’embonpoint, d’hypertension et de diabète.
  • Consommer l’alcool avec modération. La quantité d’alcool consommée ne devrait pas dépasser 1 verre par jour pour les femmes, et 2 verres par jour pour les hommes.

 

Traitements médicaux de l’hyperlipidémie

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Le traitement varie selon les valeurs du bilan lipidique et la présence ou non d’autres facteurs de risque de maladies cardiaques.

Pour les personnes dont le bilan de santé révèle un risque élevé de maladies coronariennes, un changement important des habitudes de vie occupe la place centrale de l’approche thérapeutique : alimentation, tabagisme, activité physique, consommation d’alcool.

Si possible, recourir aux services d’un nutritionniste et d’un kinésiologue. Il est recommandé de revoir son médecin de famille de 4 à 6 semaines après la première visite.

Selon les données les plus récentes, le traitement pharmacologique aurait une efficacité intéressante uniquement pour les personnes qui ont déjà eu un infarctus ou une crise d’angine, pour prévenir la survenue d’autres problèmes cardiaques.

Diète

Recommandations alimentaires 

Pour des conseils pratiques, consulter notre diète spéciale Hypercholestérolémie et diète Portfolio.

Voici les recommandations alimentaires émises par le groupe de travail sur l’hypercholestérolémie et autres dyslipidémies, auteur des lignes directrices canadiennes2.

  • Restreindre l’apport total en calories afin d’atteindre et de conserver un poids santé : il s’agit de l’objectif le plus important à atteindre. Calculez votre indice de masse corporelle ou IMC.
  • Avoir un régime pauvre en sel et en sucres raffinés (desserts et autres sucreries).
  • Remplacer les gras saturés et les gras trans par des gras insaturés. Il faut donc éviter les gras d’origine animale (beurre, shortening, viandes grasses, etc.) et privilégier les huiles végétales contenant des gras mono ou polyinsaturés, comme l’huile d’olive, et les poissons gras (sources d’oméga-3).
  • Augmenter la consommation de fruits et légumes.
  • Consommer de l’alcool de façon modérée. Dans certains cas, une abstention totale est recommandée.

Dans un premier temps, certains médecins recommandent de couper les desserts, qui sont des sucres inutiles, et d’en évaluer l’effet après quelques mois. Il est également important de surveiller la quantité de pain et de pâtes alimentaires consommée.

Mentionnons également la diète Portfolio, un régime conçu pour améliorer le profil lipidique, qui s’apparente au végétarisme. Suivie de façon rigoureuse, cette diète ferait baisser le taux de cholestérol LDL jusqu’à 35 %6,7. Pour en savoir plus, voyez les conseils de la nutritionniste Hélène Baribeau : Hypercholestérolémie et diète Portfolio.

Les bienfaits du régime méditerranéen sur la santé cardiaque sont maintenant largement reconnus.

Le point de vue d’un expert

Dr Martin Juneau, cardiologue
Directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal 

 

Une personne qui décide de changer ses habitudes alimentaires obtient-elle des résultats rapidement sur sa santé cardiovasculaire?

Cela peut surprendre, mais les résultats sont visibles le jour même. Vous mangez, par exemple, un repas de malbouffe. Dans les heures qui suivent, on peut en mesurer l’impact direct sur la capacité de vos artères à se dilater. C’est ce qu’on appelle en termes scientifiques la fonction endothéliale. Il s’agit de la première atteinte, avant l’athérosclérose [formation de plaques dans les artères]. Si à l’inverse, vous vous dites, « bon, aujourd’hui, j’en ai assez de la malbouffe, je vais me cuisiner un morceau de saumon avec une salade, de l’huile d’olive et des tomates », il se produira exactement le contraire : votre fonction endothéliale s’améliorera. Il y a donc un effet immédiat sur le sang et aussi sur les vaisseaux. Évidemment, cet effet positif se répétant chaque jour, la santé des artères finit par s’améliorer après un certain temps. Mais il y a aussi un effet immédiat. Comme pour les fumeurs qui cessent de fumer : en 24 heures, le taux de monoxyde de carbone dans leur sang tombe énormément, et en quelques jours, vous voyez des effets sur les plaquettes sanguines, la coagulation, etc.

Exercice physique

Les bienfaits de l’activité physique sur la santé sont multiples. En plus de contribuer à la perte de poids et au maintien du poids, il a été prouvé que le fait d’être actif augmente le taux de HDL et baisse celui des triglycérides.

Efficace! 

Une personne qui devient active peut espérer élever son taux de HDL de 5 % à 6 %50. En perdant 5 kg, son taux de HDL monte de 10 %. Ces 2 effets sont cumulatifs.

On recommande généralement un minimum de 30 minutes d’activité modérée à vigoureuse par jour (par exemple, de la marche). Il faut idéalement viser une dépense de 1 000 calories par semaine. À titre d’exemple, une personne pourra choisir de marcher 30 minutes chaque jour, une autre de marcher 1 heure à 3 reprises dans la semaine, etc.

Consulter notre dossier Être actif: le nouveau mode de vie. Voir également notre série Forme physique.

Médicaments

Les médicaments, obtenus sur ordonnance du médecin, sont surtout utilisés pour abaisser le taux de LDL (« mauvais cholestérol ») et de cholestérol total. On y a plus rarement recours pour abaisser les taux de triglycérides, qui répondent très bien à l’amélioration des habitudes de vie. Des recherches sont en cours afin de mettre au point des approches favorisant l’augmentation du taux de HDL (« bon cholestérol »).

Il en existe 5 familles :

- les statines, qui diminuent le taux de LDL, sans effet toutefois sur le taux de HDL (par exemple, l’atorvastatine ou Lipitor® et la simvastatine ou Zocor®);
- les résines, qui se lient aux sels biliaires et poussent le foie à utiliser davantage de cholestérol tiré de la circulation sanguine;
- un inhibiteur de l’absorption intestinale du cholestérol, qui fait en sorte que l’organisme absorbe moins le cholestérol des aliments (l’ézétimibe est le seul offert au Canada);
- les fibrates, qui réduisent les taux de triglycérides;
- la niacine, qui augmente le taux de cholestérol HDL – les médecins y ont rarement recours.

Les statines sont les médicaments les plus fréquemment prescrits. Généralement bien tolérés, ils peuvent néanmoins occasionner divers effets indésirables. Ce serait le cas pour environ 5 % des patients. Parmi les plus importants, mentionnons les douleurs musculaires.

L’efficacité des statines en prévention est cependant controversée. En 2007, le cardiologue français Michel de Lorgeril s’était prononcé contre l’usage des statines dans un livre destiné au grand public49. En juin 2010, la publication de nouvelles données scientifiques a relancé le débat. La capacité de ces médicaments à prévenir une crise d’angine ou un infarctus chez les patients à risque serait très faible ou nulle48,51. Lisez notre nouvelle : Statines : pas d’impact sur la prévention de la mortalité.

Le point de vue d’un expert

Dr Martin Juneau, cardiologue
Directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal 

 

Il y a encore une controverse au sujet de l’efficacité des statines. Dans quels cas, selon vous, les statines sont-elles utiles?

Pour les patients qui ont fait de l’angine ou un infarctus, ou qui ont une maladie coronarienne documentée, je crois qu’il n’y a pas de doute : les études confirment clairement l’efficacité des statines. Toutefois, pour les personnes qui n’ont jamais eu de crise d’angine ou d’infarctus, l’efficacité à prévenir un premier événement cardiaque est très faible ou contestable, mais cela dépend des cas.

Le patient typique auquel je vais donner une statine en prévention (dite primaire), c’est un homme ou une femme dans la cinquantaine ou la soixantaine qui possède des facteurs de risque héréditaires et qui fait déjà tous les efforts souhaitables sur le plan de l’alimentation, du tabagisme, etc.

Et lorsque je dis aux gens de modifier leurs habitudes de vie, ce n’est pas une recommandation facultative. Je suis très sérieux à ce sujet. Je le précise, car tous les jours, des gens me disent : « Depuis que je prends ma statine, mon médecin me dit que mon cholestérol est parfait, alors j’ai recommencé à manger n’importe quoi. » Les patients qui font cela gaspillent leur argent et celui du gouvernement. Je pense que la statine à elle seule ne protège pas les gens contre les effets des mauvaises habitudes de vie.

L’opinion de notre médecin

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« Bonjour docteur, est-ce que mon cholestérol est normal? » Réponse : laissez-moi évaluer l’ensemble de votre bilan de santé. Et voilà le patient surpris. Mais ceux qui ont lu ce texte comprendront que le taux de cholestérol visé varie d’une personne à l’autre, selon l’état de santé général. 

Un autre élément peut être désorientant pour le patient : le taux de cholestérol à atteindre peut varier au fil du temps. Si, par exemple, votre taux de LDL est de 4,6 et que vous êtes à faible risque de troubles cardiaques, je vous dirai que ce taux est normal. Par contre, si vous souffrez de diabète, je vous annoncerai que ce même taux de LDL est trop élevé. Et les personnes qui ont fait un infarctus voient que la stratégie thérapeutique peut changer radicalement… Souvent, cela donne lieu à des situations que les médecins ont du mal à expliquer à leurs patients.

Les statines sont probablement surprescrites aux patients à risque, mais qui n’ont jamais eu de maladie coronarienne. Malheureusement, elles sont aussi mal utilisées par plusieurs patients qui croient que leur statine leur sauvera la vie malgré toutes leurs mauvaises habitudes.

Dr Dominic Larose, M.D.

 

Révision médicale (septembre 2010) : Dr Dominic Larose, M.D., MCMFC (MU), ABEM, médecin d’urgence, Institut de cardiologie de Montréal.

Approches complémentaires

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Plusieurs suppléments en vente libre peuvent réduire le taux de cholestérol, mais ce sont des solutions à long terme. Avant de choisir un tel traitement, consulter d’abord un médecin afin d’évaluer l’urgence de la situation. Si le médecin juge qu’il s’agit d’intervenir à titre préventif pour réduire, puis maintenir le cholestérol à un taux raisonnable, certains des suppléments mentionnés ci-dessous peuvent s’avérer utiles, en conjonction avec de bonnes habitudes de vie.

 

En traitement

Efficace Huiles de poisson, phytostérols, protéines de soya, psyllium. Voir la légende des symboles
Efficacité probable Levure de riz rouge.
Efficacité possible Artichaut.
Efficacité incertaine Guggul.

Efficace Huile de poisson (oméga-3). Au cours des 20 dernières années, de très nombreuses études de toutes sortes se sont penchées sur les effets de l’huile de poisson sur la santé cardiovasculaire. Il est établi que l’huile de poisson a des effets positifs sur plusieurs facteurs de risque de maladies cardiovasculaires : taux de lipides sanguins, pression artérielle, fonction vasculaire, inflammation, etc. L’effet le plus marqué et le mieux documenté est la réduction des taux trop élevés de triglycérides. Elle n’a cependant pas d’effet marqué sur les taux de cholestérol. La prise de suppléments d’huiles de poisson permettrait aussi de réduire les rechutes d’infarctus et de crises cardiaques.
Dosage

Consulter notre fiche Huiles de poisson pour connaître la posologie.

Efficace Phytostérols. De nombreux essais cliniques démontrent que les phytostérols, pris à long terme, permettent de faire baisser le taux de LDL (« mauvais cholestérol ») de 10 % à 14 %, sans effet indésirable8-11. De plus, la prise simultanée de phytostérols et de statines permet de réduire encore plus le taux de cholestérol11,4. De fait, les 2 traitements ont un effet complémentaire : les statines diminuent la fabrication du cholestérol par le corps, tandis que les phytostérols limitent son absorption dans l’intestin.
Dosage

Prendre de 2 g à 2,5 g de phytostérols par jour en 2 ou 3 prises, juste avant les repas ou en mangeant lorsqu’ils sont ajoutés à des produits alimentaires (margarines (par exemple, la Becel® pro.activ®), sauces à salade, etc.). Un régime alimentaire faible en gras saturés et en cholestérol augmente l’efficacité de ce traitement.

Efficace Protéines de soya. De très nombreuses études portant sur les effets d’une diète riche en soya sur la santé cardiovasculaire indiquent que la consommation quotidienne d’au moins 25 g de protéines de soya diminue le taux de lipides sanguin et le risque de maladies cardiovasculaires qui y est associé. Les effets passent par une réduction des LDL (« mauvais cholestérol ») et des triglycérides. Pour plus de détails, se référer à notre fiche Protéines et isoflavones de soya.
Dosage

Consommer au moins 25 g par jour de protéines de soya, en conjonction avec une alimentation faible en gras.
Note
. L’effet bénéfique sur la santé cardiovasculaire en général est plus prononcé lorsqu’on remplace complètement les protéines animales par les protéines de soya.

Efficace Psyllium (Plantago sp.). Les auteurs de 2 méta-analyses, l’une publiée en 1997, l’autre en 2000, concluaient que la prise de 5 g de psyllium, 2 fois par jour, apportait des bienfaits additionnels aux personnes hyperlipidémiques suivant un régime faible en gras36,37. Par ailleurs, des chercheurs de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa ont observé que l’emploi de psyllium, hors de toute autre mesure diététique, était aussi efficace pour faire baisser les taux de lipides sanguins que l’adoption d’un régime à faible teneur en matières grasses38. Au cours d’un autre essai, on a aussi constaté que l’ajout de 15 g de psyllium à une dose quotidienne sous-optimale (10 mg) de simvastatine (médicament contre l’hypercholestérolémie) réduisait le taux de cholestérol de façon équivalente à la même statine prise à dose optimale (20 mg)39.
Dosage

Prendre de 10 g à 20 g par jour en 2 ou 3 doses.

Efficacité probable Levure de riz rouge (Monascus purpureus). L’efficacité de ce produit pour réduire les taux de lipides sanguins repose sur des preuves scientifiques solides. Cependant, il est difficile de s’en procurer en Amérique du Nord. La plupart des essais cliniques ont porté sur le produit Xuezhikang®, commercialisé en Chine. Il est possible de se procurer de la levure de riz rouge sous d’autres marques, mais la qualité de ces produits est variable puisqu’ils ne sont pas normalisés. Pour en savoir plus, consulter notre fiche Levure de riz rouge.

Efficacité possible Artichaut (Cynara scolymus). Bien que l’artichaut soit surtout utilisé pour stimuler le foie et la vésicule biliaire, on a remarqué qu’il avait également un effet sur le taux de cholestérol au cours d’essais cliniques25-27. Certains composés de l’artichaut, la lutéoline par exemple, inhiberaient la synthèse du cholestérol ou préviendraient la production du mauvais cholestérol.
Dosage

Consulter notre fiche Artichaut (psn) pour connaître la posologie.

Efficacité incertaine Guggul (Commiphora mukul). Les résultats de nombreuses études menées en Inde laissaient croire que les extraits de guggul pouvaient réduire le taux de cholestérol de 10 % à 27 %29-31. Or, la qualité méthodologique de plusieurs d’entre elles était faible, et ces résultats positifs n’ont pas été reproduits lors d’essais cliniques menés ultérieurement aux États-Unis (avec l’extrait Guggulipid®)35 et en Norvège (avec l’extrait Cardioreuma®)32.

Sites d’intérêt

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Canada

Direction de la santé publique du Québec
Dans la chronique « Prévention en pratique médicale », on trouve un document pdf rempli de recommandations concrètes sur les lipides alimentaires. On y indique, entre autres, la teneur en gras saturés, en gras trans et en cholestérol de plusieurs aliments. Également dans le site, plusieurs trucs pour bien manger.
www.santepub-mtl.qc.ca
Lien vers le document pdf : www.santepub-mtl.qc.ca

Fondation des maladies du coeur
Un organisme national sans but lucratif dont la mission consiste à prévenir et réduire les invalidités et les décès attribuables aux maladies cardiovasculaires et aux accidents vasculaires cérébraux.
www.kintera.org

Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

États-Unis

National Cholesterol Education Program
Un programme des National Institutes of Health des États-Unis dont l’objectif est de promouvoir la prévention des maladies cardiovasculaires en passant par la réduction du taux de cholestérol. Plusieurs renseignements pour le grand public et les professionnels de la santé.
www.nhlbi.nih.gov

France

Société Française d’Athérosclérose
La NSFA est un organisme à but non lucratif qui soutient la recherche sur l’athérosclérose et sensibilise la population et les médecins à la prévention des troubles des lipides. Plusieurs renseignements sur la teneur en différents types de gras de nombreux aliments.
www.nsfa.asso.fr

 

Recherche et rédaction : PasseportSanté.net
Mise à jour :
septembre 2010

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Bibliographie

American Heart Association. Cholesterol. [Consulté le 3 août 2010]. www.americanheart.org
Canadian Council of Food and Nutrition. Current Perspective on Understanding Fat. [Consulté le 7 septembre 2010]. http://ccfn.ca/
Collège des médecins de famille du Canada. Programmes, Éducation des patients – Le cholestérol: ce que vous pouvez faire pour abaisser votre taux, Collège des médecins de famille du Canada. [Consulté le 3 août 2010]. www.cfpc.ca
InteliHealth (Ed). Diseases and Conditions – High Cholesterol, Aetna InteliHealth [Consulté le 3 août 2010]. www.intelihealth.com
Juneau, Dr Martin, médecin cardiologue, Directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal. Entrevue réalisée par Marie-Michèle Mantha le 27 août 2010 (Montréal).
Mayo Foundation for Medical Education and Research (Ed). Diseases & Conditions – Hypercholesterolemia, MayoClinic.com. [Consulté le 3 août 2010]. www.mayoclinic.com
National Library of Medecine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 3 août 2010]. www.pubmed.com
Natural Standard (Ed). Medical Conditions – High Cholesterol, Nature Medecine Quality Standards. [Consulté le 3 août 2010]. www.naturalstandard.com
Rhéaume, Dre Caroline, médecin de famille, PhD, professeure adjointe au Département de médecine familiale et médecine d’urgence de l’Université Laval, chercheuse clinicienne (axe cardiologie). Entrevue réalisée par Marie-Michèle Mantha le 26 août 2010 (Montréal).
The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Conditions – High Cholesterol, ConsumerLab.com. [Consulté le 3 août 2010]. www.consumerlab.com
UpToDate Inc. Patient Information – High cholesterol and lipids, UpToDate. [Consulté le 4 août 2010]. www.uptodate.com

Notes

1. Organisation mondiale de la Santé. Thèmes de santé, Maladies cardiovasculaires – Principaux repères sur les maladies cardiovasculaires, OMS. [Consulté le 21 juillet 2010]. www.who.int
2. 2009 Canadian Cardiovascular Society/Canadian guidelines for the diagnosis and treatment of dyslipidemia and prevention of cardiovascular disease in the adult – 2009 recommendations. Genest J, McPherson R, et al. Can J Cardiol. 2009 Oct;25(10):567-79. Review. Texte intégral (en français) : www.ccs.ca
3. Radio-Canada. Information, Science et santé – Le cancer, première cause de mortalité (20 mai 2010). [Consulté le 3 septembre 2010]. www.radio-canada.ca
4. Framingham heart study. A project of the National Heart, Lung and Blood Institute and Boston University. [Consulté le 10 septembre 2010]. www.framinghamheartstudy.org
5. European Society of Cardiology. Prevention and Rehabilitation Association – Score Risk Charts, European Society of Cardiology. [Consulté le 10 septembre 2010]. www.escardio.org
6. Jenkins DJ, Kendall CW, et al. Direct comparison of a dietary portfolio of cholesterol-lowering foods with a statin in hypercholesterolemic participants. Am J Clin Nutr. 2005 Feb;81(2):380-7.
7. Jenkins DJ, Kendall CW, et al. A dietary portfolio approach to cholesterol reduction: combined effects of plant sterols, vegetable proteins, and viscous fibers in hypercholesterolemia. Metabolism. 2002 Dec;51(12):1596-604.
8. Plat J, Mensink RP. Plant stanol and sterol esters in the control of blood cholesterol levels: mechanism and safety aspects. Am J Cardiol. 2005 Jul 4;96(1A):15D-22D.
9. Expert Panel on Detection, Evaluation, and Treatment of High Blood Cholesterol in Adults. Executive Summary of The Third Report of The National Cholesterol Education Program (NCEP) Expert Panel on Detection, Evaluation, And Treatment of High Blood Cholesterol In Adults (Adult Treatment Panel III). JAMA. 2001 May 16;285(19):2486-97. Résumé : www.nhlbi.nih.gov Texte intégral : www.nhlbi.nih.gov
10. Law M. Plant sterol and stanol margarines and health.BMJ. 2000 Mar 25;320(7238):861-4. Texte intégral [Consulté le 1er mai 2006]. http://bmj.bmjjournals.com
11. Katan MB, Grundy SM, et al; Stresa Workshop Participants. Efficacy and safety of plant stanols and sterols in the management of blood cholesterol levels.Mayo Clin Proc. 2003 Aug;78(8):965-78.
24. Blumenthal M (Ed). The Complete German Commission E Monographs: Therapeutic Guide to Hearbal Medecines, American Botanical Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine communications, États-Unis, 1998, p. 139-148.
25. Englisch W, Beckers C, et al. Efficacy of Artichoke dry extract in patients with hyperlipoproteinemia.Arzneimittelforschung. 2000 Mar;50(3):260-5.
26. Artichoke leaf extract (Cynara scolymus) reduces plasma cholesterol in otherwise healthy hypercholesterolemic adults: a randomized, double blind placebo controlled trial. Bundy R, Walker AF, et al. Phytomedicine. 2008 Sep;15(9):668-75.
27. Artichoke leaf extract for treating hypercholesterolaemia. Wider B, Pittler MH, et al. Cochrane Database Syst Rev. 2009 Oct 7;(4):CD003335.
29. Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements – Guggul (Commifora mukul), Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 26 novembre 2003]. www.naturalstandard.com
30. Nityanand S, Srivastava JS, Asthana OP. Clinical trials with gugulipid. A new hypolipidaemic agent. J Assoc Physicians India 1989 May;37(5):323-8.
31. Singh RB, Niaz MA, Ghosh S. Hypolipidemic and antioxidant effects of Commiphora mukul as an adjunct to dietary therapy in patients with hypercholesterolemia. Cardiovasc Drugs Ther 1994 Aug;8(4):659-64.
32. Resin from the mukul myrrh tree, guggul, can it be used for treating hypercholesterolemia? A randomized, controlled study. Nohr LA, Rasmussen LB, Straand J. Complement Ther Med. 2009 Jan;17(1):16-22.
35. Szapary PO, Wolfe ML, et al. Guggulipid for the treatment of hypercholesterolemia: a randomized controlled trial. JAMA. 2003 Aug 13;290(6):765-72.
36. Olson BH, Anderson SM, et al. Psyllium-enriched cereals lower blood total cholesterol and LDL cholesterol, but not HDL cholesterol, in hypercholesterolemic adults: results of a meta-analysis.J Nutr 1997 Oct;127(10):1973-80. Texte intégral : http://jn.nutrition.org
37. Anderson JW, Allgood LD, et al. Cholesterol-lowering effects of psyllium intake adjunctive to diet therapy in men and women with hypercholesterolemia: meta-analysis of 8 controlled trials.Am J Clin Nutr 2000 Feb;71(2):472-9. Texte intégral : www.ajcn.org
38. Reid R, Fodor G, et al. Dietary counselling for dyslipidemia in primary care: results of a randomized trial.Can J Diet Pract Res 2002 Winter;63(4):169-75.
39. Moreyra AE, Wilson AC, Koraym A. Effect of combining psyllium fiber with simvastatin in lowering cholesterol. Arch Intern Med. 2005 May 23;165(10):1161-6.
47. Effects of long-term plant sterol or stanol ester consumption on lipid and lipoprotein metabolism in subjects on statin treatment. de Jong A, Plat J, et al. Br J Nutr. 2008 Nov;100(5):937-41.
48. Cholesterol lowering, cardiovascular diseases, and the rosuvastatin-JUPITER controversy: a critical reappraisal. de Lorgeril M, Salen P, et al. Arch Intern Med. 2010 Jun 28;170(12):1032-6. Review.
49. Dr Michel de Lorgeril. Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent et il vous soignera sans médicament, Éditions Thierry Souccar, France, 2007, 414 pages.
50. Juneau, Dr Martin, médecin cardiologue, Directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal. Entrevue réalisée par Marie-Michèle Mantha le 27 août 2010 (Montréal).
51. Statins and all-cause mortality in high-risk primary prevention: a meta-analysis of 11 randomized controlled trials involving 65,229 participants. Ray KK, Seshasai SR, et al. Arch Intern Med. 2010 Jun 28;170(12):1024-31. Review.

 

 

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Statines et cholestérol: des effets indésirables à surveiller de près

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Statines et cholestérol: des effets indésirables à surveiller de près 4 juin 2010 – L’usage de statines – une famille de médicaments pour réduire le taux de cholestérol sanguin – peut provoquer plusieurs effets indésirables touchant les yeux, le foie, les reins ainsi que les muscles.

C’est ce qu’indiquent des chercheurs britanniques qui ont analysé les dossiers de plus de 2 millions de patients, dont 16 % étaient ou avaient déjà été traités avec des statines.

Selon les données recueillies, pour chaque tranche de 10 000 usagers, la prise de statines sur 5 ans permet d’éviter 271 cas de maladies du coeur, et de 8 le nombre de cas de cancer de l’oesophage.

Toutefois, elle provoque aussi 307 cas additionnels de cataractes, 74 cas de dysfonction du foie, 39 cas de myopathie et 23 cas supplémentaires de cas modérés ou graves d’insuffisance rénale, toujours pour chaque tranche de 10 000 usagers du médicament sur 5 ans.

Ces effets indésirables sont apparus aussi fréquemment chez les hommes que chez les femmes, sauf pour la myopathie – ou dégénérescence des muscles – qui a touché près de 2 fois plus d’hommes que de femmes.

Et si ces effets secondaires sont survenus tout au long des 5 années au cours desquelles les patients ont été suivis, c’est surtout au cours de la 1re année du traitement qu’ils étaient les plus fréquents.

La famille des statines est la catégorie de médicaments la plus prescrite dans le monde. Au Canada, 23,6 millions d’ordonnances de statines ont été délivrées en 20062.

Ces données valent pour tous les types de statines utilisées dans le cadre de l’étude, soit la simvastatine (prescrite à plus de 70 % des participants), l’atorvastatine (22 %), la pravastatine (3,6 %), la rosuvastatine (1,9 %) et la fluvastatine (1,4 %).

Cependant, la fluvastatine a causé davantage de problèmes de foie comparativement aux autres catégories de statines.

Selon les chercheurs, cette étude est l’une des rares à mesurer l’ampleur des conséquences néfastes de la prise de statines – la plupart comparant l’effet de celles-ci sur la diminution du risque cardiovasculaire à un placebo.

Aussi, estiment-ils que les problèmes observés ne doivent pas occulter la diminution de 24 % des cas de maladies cardiovasculaires que la prise des médicaments a procurée, dans le cadre de cette étude.

Être plus à l’écoute des patients

À la lumière des effets indésirables répertoriés dans cette étude, les chercheurs recommandent aux médecins de suivre leurs patients de plus près pour déceler rapidement les effets indésirables pouvant survenir, pour ajuster ou cesser leur médication, le cas échéant.

C’est aussi l’avis du cardiologue Paul Poirier, directeur du programme de prévention et de réadaptation cardiaque à l’Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec.

statines-cholesterol-effets-indesirables-surveiller-de-pres_20100604-2
Dr Paul Poirier

« Cette étude nous donne les vrais chiffres quant à l’occurrence des effets indésirables, et ceux-ci sont sérieux, juge-t-il. D’ailleurs, en clinique, lorsqu’un patient traité aux statines souffre de dystrophie musculaire ou de problèmes du foie, on arrête la médication. »

Le risque élevé d’être atteint de cataractes surprend Paul Poirier. « Cette information est nouvelle et elle n’est pas banale puisqu’elle touche les personnes âgées déjà malades, auxquelles on risque d’ajouter un problème additionnel », poursuit-il.

Selon le cardiologue, les résultats constituent aussi une mise en garde pour les pays qui jonglent avec l’idée de rendre les statines disponibles sans ordonnance.

« Il est clair que l’usage des statines nécessite un suivi et requiert qu’on informe adéquatement les patients des effets secondaires potentiels », ajoute le cardiologue.

Mais plus encore, l’étude britannique constitue un rappel aux médecins traitant leurs patients avec des statines.

« Une statine est un médicament qui comporte des risques et on doit suivre les patients de façon plus serrée. Surtout, il faut écouter et croire un patient qui se plaint de symptômes, même si ceux-ci ne sont pas répertoriés dans la littérature scientifique : un patient n’est pas une statistique ou une moyenne et il faut le traiter de façon unique », conclut le Dr Poirier.

 

Martin LaSalle – PasseportSanté.net

 

 

 

8 Réponses à “Cholestérol et triglycérides: hyperlipidémie”

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