Thyroidites Auto-immunes ,et les thyroides non A-I.

 

Les thyroïdites

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[?] Qu’est-ce que c’est ?

Les thyroïdites sont un ensemble d’affections causées par un processus infectieux ou inflammatoire de la thyroïde.

Il existe plusieurs types de thyroïdites :

  • Thyroïdite aiguë suppurée : infection à point de départ thyroïdien ou à point de départ distant (dissémination d’une infection) ;
  • Thyroïdite subaiguë (de De Quervain) : « grippe » de la thyroïde. C’est une inflammation probablement d’origine virale ;
  • Thyroïdite indolore ;
  • Thyroïdite fibreuse (de Riedel) : exceptionnelle mais grave. C’est une inflammation fibreuse d’évolution très rapide ;
  • Thyroïdite lymphocytaire chronique (de Hashimoto) : la plus fréquente, elle est d’origine auto-immune.  C’est une inflammation chronique provoquant une infiltration de la thyroïde avec à terme une destruction des cellules de la thyroïde et l’apparition d’une hypothyroïdie.

[?] Causes et facteurs de risque

La thyroïdite aiguë peut être due à des bactéries (streptocoque, staphylocoque, E.coli, bacille de Koch responsable de la tuberculose) ou beaucoup plus rarement à des champignons ou des parasites.

La thyroïdite subaiguë est probablement d’origine virale : oreillons, hépatite virale, coxsackie, écho virus…

La thyroïdite indolore n’a pas d’origine précise. Elle est plus fréquemment observée chez la femme après la grossesse.

La thyroïdite fibreuse est d’origine inconnue.

La thyroïdite lymphocytaire est d’origine auto-immune. Elle touche le plus souvent la femme, entre 30 et 60 ans.

Elle peut être associée à d’autres maladies auto-immunes : anémie de Biermer, anémies hémolytiques, insuffisance surrénale lente (maladie d’Addison), diabète insulino-dépendant, lupus érythémateux disséminé (LED)…

[?] Causes et facteurs de risque

La thyroïdite aiguë entraîne une fièvre élevée, avec des signes locaux inflammatoires importants. Il existe des douleurs du cou spontanées ou aggravées par les mouvements et la palpation.

Dans la thyroïdite subaiguë, on retrouve initialement un tableau grippal avec fatigue, courbatures, rhinopharyngite. Puis apparaissent des douleurs en avant du cou irradiant vers les mâchoires et les oreilles, une difficulté à avaler, une fièvre modérée. Il existe une augmentation douloureuse de volume de la thyroïde (goitre). Des signes passagers d’hyperthyroïdie sont possibles : fatigue, palpitations cardiaques, amaigrissement, diarrhée, tremblements…

La thyroïdite indolore est par définition… sans douleur. Sont présents des signes modérés d’hyperthyroïdie associés à un goitre.

La thyroïdite fibreuse entraîne une gêne majeure au niveau du cou, avec essoufflement et troubles de la déglutition importants.

Le début de la thyroïdite chronique est souvent très discret : c’est l’apparition progressive d’un goitre ferme et indolore. Une poussée d’hyperthyroïdie peut coexister.  Les signes d’hypothyroïdie n’apparaîtront que secondairement: prise de poids, asthénie, frilosité, constipation…

[?] La consultation

La palpation thyroïdienne permet d’étudier l’aspect de la thyroïde, son caractère homogène ou non, le caractère inflammatoire, l’association à des ganglions cervicaux.

L’examen peut retrouver des signes d’hyperthyroïdie ou d’hypothyroïdie.

[?] Examens et analyses complémentaires

  • Le bilan hormonal thyroïdien ;

En cas d’hyperthyroïdie, la TSH sera abaissée, avec T3 et T4 libres normales ou augmentées. En cas d’hypothyroïdie, la TSH sera élevée, avec T3 et T4 libres normales ou abaissées. Il sera normal en dehors de ces situations.

  • Augmentation des leucocytes et vitesse de sédimentation élevée en cas d’inflammation aiguë ou subaiguë ;
  • Le dosage des anticorps antithyroïdiens montrera un taux très élevé dans la thyroïdite lymphocytaire (en particulier des anticorps antithyropéroxydase), et souvent élevé dans la thyroïdite subaiguë ;
  • L’échographie thyroïdienne confirmera le goitre, précisera le caractère homogène ou non ainsi que l’existence éventuelle de nodules ;
  • La scintigraphie thyroïdienne n’est pas indispensable au diagnostic de thyroïdite. Dans le cadre d’une thyroïdite subaiguë et de la forme indolore, elle sera « blanche », c’est-à-dire qu’il n’y a pas de captation de l’iode administrée. Dans la forme chronique, des zones hypofixantes ou hyperfixantes peuvent coexister.

[?] Evolution de la maladie

La thyroïdite aiguë peut avoir une évolution grave en l’absence de traitement, par diffusion de l’infection.

Les thyroïdites subaiguë et indolore guérissent spontanément. Cette normalisation prend parfois plusieurs mois.

La thyroïdite fibreuse est grave, d’évolution extrêmement rapide.

La thyroïdite chronique a une évolution variable. Un goitre peut persister avec un fonctionnement hormonal normal, mais le plus souvent la maladie évolue vers la rétraction de la glande et vers l’insuffisance de fonctionnement : on parle alors d’hypothyroïdie.

[?] Ne pas confondre avec…

Le diagnostic de la thyroïdite est surtout clinique, mais il peut exister de nombreuses formes pouvant orienter initialement vers un autre diagnostic : angine, signes d’hyperthyroïdie par nodule autonome (« chaud ») ou par atteinte diffuse de la glande (maladie de Basedow)… L’existence de nodules froids imposera une surveillance régulière et des examens adaptés.

[?] Traitement

  • La thyroïdite aiguë est traitée principalement par des antibiotiques. L’intervention chirurgicale est parfois nécessaire ;
  • La thyroïdite subaiguë a une guérison spontanée, mais qui peut être longue. Un traitement par anti-inflammatoires (anti-inflammatoires non stéroïdiens ou aspirine) pendant quelques semaines raccourcit cette évolution. En cas de douleurs et de syndrome inflammatoire importants, une prise de corticoïdes en dose d’attaque pendant 2 semaines puis à posologie dégressive sur plusieurs semaines sera bénéfique ;
  • La thyroïdite indolore justifie rarement d’un traitement (parfois bêta-bloquants pour ralentir le coeur) ;
  • La thyroïdite fibreuse peut avoir un traitement uniquement chirurgical ;
  • Dans la thyroïdite chronique, le traitement substitutif par hormones thyroïdiennes sera indiqué lors du passage en hypothyroïdie.

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 le traitement  HOSPITALIER de l hyperthyroidie par IODE RADIACTIF 

 le traitement =====>

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:vMEC2Xn1sbwJ:endocrinologie.hug-ge.ch/_library/pdf/Curie3-hyperThyr3.pdf+medicament+iode+radioactif&hl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESiSvekTawjUwvl_ne_dIpV76TO1kXo3_feB_3h2e57YzST7bAEn_ojqZLuDCvF324wZ-6ansF_VXi18FO7XM8fFLVFlNc_aN_R_IOt4MbU1ZK8xKDH9XIqw7kOTfm7gKJtm1Oen&sig=AHIEtbQUn19R4WqjDl-j1FYSovaQtF_nLw

 LE TRAITEMENT DE L HYPERTHYROIDIE

L’hyperthyroïdie : qu’est-ce que c’est?

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L’hyperthyroïdie désigne une production anormalement élevée d’hormones par la glande thyroïde, cet organe en forme de papillon situé à la base du cou, sous la pomme d’Adam (voir schéma). Il ne s’agit pas d’une enflure de la thyroïde, comme on le croit parfois.

La maladie se déclare habituellement chez des adultes âgés de 20 ans à 40 ans. Cela dit, elle peut survenir à n’importe quel âge, et on la voit aussi chez les enfants et les personnes âgées. Elle est moins fréquente que l’hypothyroïdie.

L’influence de la glande thyroïde sur l’organisme est majeure : son rôle principal est de réguler le métabolisme des cellules de notre corps. Elle détermine donc la vitesse du « moteur » de nos cellules et organes et le rythme auquel seront utilisés les « carburants » : lipides (gras), protéines et hydrates de carbone (sucres). Chez les personnes en hyperthyroïdie, le moteur fonctionne en accéléré. Elles peuvent se sentir nerveuses, avoir des selles fréquentes, trembler et perdre du poids, par exemple.

Le métabolisme de base
Au repos, l’organisme consomme de l’énergie pour maintenir en activité ses fonctions vitales : circulation sanguine, fonctionnement du cerveau, respiration, digestion, maintien de la température du corps, etc. C’est ce qu’on appelle le métabolisme de base, qui est en partie contrôlé par les hormones thyroïdiennes. La quantité d’énergie dépensée varie d’un individu à l’autre, selon la taille, le poids, l’âge, le sexe et l’activité de la glande thyroïde.

Causes

Les principales causes

  • Maladie de Basedow (ou de Graves). C’est de loin la cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie (environ 90 % des cas7). Il s’agit d’une maladie auto-immune : des anticorps stimulent excessivement la thyroïde à produire plus d’hormones. La maladie s’attaque aussi parfois à d’autres tissus, comme ceux des yeux. Cette maladie touche environ 1 % de la population au Canada7.
  • Nodules thyroïdiens. Les nodules sont des petites masses qui se forment dans la glande thyroïde, en solitaire ou en groupe (consultez notre fiche Nodule thyroïdien). Ce ne sont pas tous les nodules qui produisent des hormones, mais ceux qui le font (appelés « toxiques ») peuvent entraîner une hyperthyroïdie.
  • Thyroïdite. Si une inflammation touche la thyroïde, cela peut aussi causer un excès d’hormones thyroïdiennes dans le sang. Souvent, on ne connaît pas la cause de l’inflammation. Elle peut être de nature infectieuse ou survenir après une grossesse. Habituellement, la thyroïdite provoque une hyperthyroïdie de courte durée, la thyroïde retrouvant son fonctionnement normal après quelques mois, sans intervention. Des médicaments peuvent aider à soulager les symptômes en attendant que la maladie passe. La thyroïdite évolue vers une hypothyroïdie permanente dans environ 1 cas sur 10.

Remarque. Certains médicaments, comme ceux qui sont riches en iode, peuvent entraîner une hyperthyroïdie temporaire. C’est le cas, par exemple, de l’amiodarone, prescrit dans certains cas d’arythmie cardiaque, et de produits de contraste iodés parfois injectés lors d’un examen de radiologie.

Complications possibles

L’hyperthyroïdie provoque une accélération du métabolisme, donc une dépense accrue d’énergie. À long terme, une hyperthyroïdie non traitée augmente le risque d’être atteint d’ostéoporose, car l’absorption du calcium par les os est affectée. Le risque de développer un type d’arythmie cardiaque appelé fibrillation auriculaire augmente aussi.

Une hyperthyroïdie majeure non traitée peut conduire à une crise thyréotoxique. Lors d’une telle crise, tous les signes d’hyperthyroïdie se trouvent réunis et s’expriment à leur paroxysme, ce qui peut entraîner des complications graves, comme de l’insuffisance cardiaque ou un coma. La personne est confuse et agitée. Cette situation requiert des soins médicaux d’urgence.

Diagnostic

Les symptômes d’hyperthyroïdie peuvent être subtils, surtout chez les personnes plus âgées. Seule une analyse sanguine (voir l’encadré qui suit) montrant à la fois une baisse des taux de l’hormone TSH et une élévation des taux d’hormones thyroïdiennes (T4 et T3) permettra de confirmer le diagnostic. L’apparition des symptômes énumérés plus bas devrait inciter à consulter un médecin afin d’obtenir un diagnostic sûr.

 

TSH, hormones thyroïdiennes T3 et T4 et Cie Les 2 principales hormones sécrétées par la thyroïde sont la T3 (triiodothyronine) et la T4 (tétra-iodothyronine ou thyroxine). Toutes deux comprennent le terme « iodo », car l’iode est indispensable à leur production. La quantité d’hormones produites dépend d’autres glandes. C’est l’hypothalamus qui commande à l’hypophyse de produire l’hormone TSH (pour thyroid stimulating hormone). À son tour, l’hormone TSH stimule la thyroïde à produire ses hormones.

On peut détecter une hypoactivité ou une hyperactivité de la glande thyroïde en mesurant le taux de TSH dans le sang. En cas d’hypothyroïdie, le taux de TSH est élevé, car l’hypophyse réagit au manque d’hormones thyroïdiennes (T4 et T3) en sécrétant davantage de TSH. Par ce moyen, l’hypophyse tente de stimuler la thyroïde à produire plus d’hormones. En situation d’hyperthyroïdie (lorsqu’il y a trop d’hormones thyroïdiennes), l’inverse se produit : le taux de TSH est bas parce que l’hypophyse perçoit l’excès d’hormones thyroïdiennes dans le sang et cesse de stimuler la glande thyroïde. Même au tout début d’un problème thyroïdien, le taux de TSH est souvent anormal.

Symptômes de l’hyperthyroïdie

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Voici les principaux symptômes de l’hyperthyroïdie. Si l’hyperthyroïdie est légère, celle-ci peut passer inaperçue. De plus, chez les personnes âgées, les symptômes sont souvent moins prononcés.

  • Un rythme cardiaque rapide (qui dépasse souvent les 100 battements par minute au repos) et des palpitations cardiaques.
  • Une transpiration excessive, et parfois des bouffées de chaleur.
  • Des tremblements fins des mains.
  • Une difficulté à trouver le sommeil.
  • Des sautes d’humeur.
  • De la nervosité.
  • Des selles fréquentes.
  • Une faiblesse musculaire.
  • Un souffle court.
  • Une perte de poids malgré un appétit normal ou même accru.
  • Un changement dans le cycle menstruel.
  • L’apparition d’un goitre à la base du cou.
  • Une saillie anormale des yeux hors de leurs orbites (exophtalmie) et les yeux irrités ou secs, en cas de maladie de Basedow.
  • Exceptionnellement, une rougeur et de l’enflure de la peau des jambes, en cas de maladie de Basedow.

Personnes à risque

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  • Les femmes sont plus à risque : l’hyperthyroïdie touche 8 femmes pour 1 homme.
  • La fréquence de la maladie de Basedow est plus élevée dans les familles chez lesquelles on a déjà diagnostiqué un cas de trouble de la thyroïde.

Facteurs de risque

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La médecine ne reconnaît pas de facteur de risque précis à l’hyperthyroïdie. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une maladie auto-immune (maladie de Basedow) dont on ne connaît pas la cause exacte.

Certains experts croient que l’ajout systématique d’iode au sel de table contribuerait à augmenter sensiblement l’incidence de l’hyperthyroïdie, mais seulement pour une minorité de personnes déjà à risque1. L’ajout d’iode au sel de table vise à prévenir la carence en iode, qui était la principale cause d’hypothyroïdie au début du XXe siècle.

Prévention de l’hyperthyroïdie

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Peut-on prévenir?
On ne dispose actuellement d’aucun moyen de prévenir l’hyperthyroïdie. 
Mesures pour prévenir les complications

Repos adéquat

  • Avoir de bonnes nuits de sommeil. Si nécessaire, faire des siestes en début d’après-midi.

Alimentation

  • Veiller à avoir un bon apport en calcium, car l’hyperthyroïdie contribue à appauvrir les os en minéraux. Voyez quels aliments sont les meilleures sources de calcium : Calcium – Palmarès des nutriments.
  • Prendre des repas moins copieux, mais plus fréquents.
  • Éviter de consommer de la caféine, qui stimulerait encore plus l’organisme : le café, le thé, les boissons énergisantes, les boissons gazeuses de type cola et le chocolat en renferment en quantités variables. Consulter notre fiche Caféine pour en savoir plus.
  • Ne pas prendre de supplément naturel d’iode ou de multivitamines qui en contiennent.
  • Éviter aussi les aliments très salés et les algues, car ils contiennent de fortes doses d’iode, ce qui peut nuire à la synthèse d’hormones thyroïdiennes. Les fruits de mer ne sont pas contre-indiqués aux personnes atteintes d’hyperthyroïdie, même s’ils contiennent un peu d’iode.
  • S’il y a eu une perte de poids, le traitement de l’hyperthyroïdie (sans augmenter l’apport alimentaire) est habituellement suffisant pour reprendre le poids perdu. Toutefois, dans de rares cas, une diète un peu plus riche en calories et en protéines est indiquée, le temps que les traitements fassent effet et que la thyroïde retrouve son activité normale. Informez-vous auprès de votre médecin ou d’un nutritionniste avant de modifier vos habitudes alimentaires.

Remarque. Certains aliments rendent l’iode inutilisable par la thyroïde : c’est le cas de toutes les plantes apparentées au chou (le chou-fleur, le brocoli, le navet, le rutabaga, la moutarde et le colza), du soya, du millet, de l’arachide et de la noix de pin. Cet effet est attribuable aux isothiocyanates qu’ils renferment. Cette propriété peut sembler intéressante pour les personnes atteintes d’hyperthyroïdie. Or, la teneur de ces aliments en isothiocyanates est trop faible pour contribuer au traitement de l’hyperthyroïdie2. Il faudrait en manger des quantités démesurées pour obtenir un effet thérapeutique. De plus, la cuisson inactive les isothiocyanates.

Exercice physique

  • En période d’hyperthyroïdie, l’exercice physique intense pour le coeur (par exemple, la course à pied, les sports de raquette, le cardio-vélo et l’entraînement sur des appareils de conditionnement physique) devrait être évité, car le corps est déjà dans un état d’« hyperactivité ». La marche et la natation (d’intensité modérée) sont habituellement bien tolérées.
  • Une fois le problème traité, la pratique régulière d’exercice est particulièrement importante, car elle contribue à prévenir ou limiter la déminéralisation des os, soutiennent les experts de la clinique Mayo aux États-Unis.

Prévention et soulagement des problèmes oculaires

  • Quelques conseils pour diminuer l’irritation des yeux, fréquente chez les personnes qui ont une hyperthyroïdie auto-immune (la maladie de Basedow) :
    - ne pas fumer, car le tabagisme accroît lui aussi le risque d’exophtalmie;
    - éviter le vent direct dans les yeux;
    - éviter la lumière vive en portant des lunettes de soleil, puisque les yeux sont plus sensibles aux rayons ultraviolets;
    - utiliser des gouttes ophtalmiques lubrifiantes (sous forme de « larmes » le jour, et de « gel » au coucher);
    - appliquer des compresses froides sur les yeux, pour calmer l’irritation;
    - surélever la tête durant la nuit avec un coussin afin de réduire la pression dans la région oculaire;
    - consulter son médecin si les symptômes demeurent incommodants.

Traitements médicaux de l’hyperthyroïdie

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Il importe, en priorité, de recouvrer l’euthyroïdie, c’est-à-dire le fonctionnement normal de la thyroïde dans les plus brefs délais afin de soulager la personne atteinte et d’éviter les complications. Le traitement aux médicaments antithyroïdiens ou à l’iode radioactif permet généralement d’atteindre cet objectif en quelques mois, selon la gravité de l’hyperthyroïdie.

En cas d’échec de ces traitements, l’ablation chirurgicale de la thyroïde est parfois envisagée.

Chacune de ces solutions comporte des avantages et des inconvénients et la personne devra bien s’informer auprès de son médecin afin de prendre la décision la mieux adaptée à son cas.

Médicaments antithyroïdiens

Ces médicaments (propylthiouracile ou méthimazole) empêchent la production de nouvelles hormones thyroïdiennes, sans causer de dommages permanents. Ils rétablissent un taux normal d’hormones après 2 à 4 mois de traitement. Souvent, la médication doit être poursuivie durant 1 ½ an. Il arrive que l’hyperthyroïdie se manifeste de nouveau.

Traitement à l’iode radioactif

L’iode radioactif (à de faibles taux) permet de détruire de manière permanente une partie des cellules thyroïdiennes, de sorte que la glande thyroïde produise moins d’hormones. L’iode radioactif non absorbé par la glande thyroïde sera éliminé par l’organisme en quelques jours. Le traitement permet un retour à la normale après environ 3 à 6 mois. Dans plus de 90 % des cas, une seule dose d’iode radioactif suffit (sinon, une seconde dose est parfois offerte).

Ce traitement provoque souvent un état permanent d’hypothyroïdie. L’hypothyroïdie se traite beaucoup plus facilement que l’hyperthyroïdie. Des hormones thyroïdiennes de synthèse sous forme de comprimés pris quotidiennement et à vie permettent de corriger l’hypothyroïdie (Eltroxin®, Levothyroid® ou Synthroid®), sans engendrer d’effets indésirables.

Les femmes enceintes ou qui allaitent ne peuvent recevoir un tel traitement, car l’iode radioactif peut nuire au fonctionnement de la glande thyroïde du foetus ou du nouveau-né.

Grossesse après un traitement à l’iode radioactif Il est recommandé à une femme qui souhaite devenir enceinte d’attendre de 6 à 12 mois après un traitement à l’iode radioactif avant de concevoir un enfant. En effet, l’iode radioactif peut nuire au développement du foetus.

De plus, il est préférable que les taux d’hormones thyroïdiennes de la future maman soient bien contrôlés avant une grossesse. Les besoins en hormones thyroïdiennes augmentent généralement dès le premier trimestre de la grossesse (semaines 1 à 13). Pour les femmes enceintes qui prennent des hormones de synthèse, un suivi du taux d’hormone TSH dans le sang chaque trimestre, auprès d’un médecin de famille ou d’un endocrinologue, est nécessaire. Après l’accouchement, la posologie est souvent revue à la baisse.

Pour sa part, un homme qui reçoit un traitement à l’iode radioactif devrait attendre 3 mois avant la conception.

Ablation de la thyroïde

L’ablation totale ou partielle de la glande thyroïde par chirurgie (thyroïdectomie) peut être envisagée, mais on y a rarement recours.

Traitements spécifiques

Pour soulager des symptômes bien précis, d’autres médicaments sont parfois employés au besoin. Pour soulager les palpitations cardiaques et réduire la fréquence cardiaque et les tremblements, des médicaments bêta-bloqueurs sont parfois prescrits (par exemple, le propranolol).

Les troubles oculaires qui accompagnent la maladie de Basedow, lorsqu’ils sont graves, peuvent nécessiter un traitement par des corticostéroïdes (pour diminuer l’inflammation derrière l’oeil) ou par chirurgie (pour réduire la pression sur l’oeil). Il se pourrait que les fumeurs répondent moins bien à ces traitements3. D’ailleurs, il est vivement recommandé de ne pas fumer en cas de symptômes oculaires causés par la maladie de Basedow.

L’opinion de notre médecin

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L’hyperthyroïdie est une maladie très incommodante parce que ses symptômes nuisent beaucoup à la qualité de vie. De plus, elle peut avoir des conséquences graves sur la santé, notamment sur le coeur et les os. C’est pourquoi la personne qui en souffre est habituellement dirigée vers un endocrinologue, le spécialiste de la glande thyroïde. Si vous en êtes atteint, sachez que l’hyperthyroïdie se traite généralement assez bien. La clé de la réussite est de suivre à la lettre les recommandations de votre médecin. Cela signifie, par exemple, d’aller faire vos prises de sang au moment requis, même si celles-ci peuvent être fréquentes, de prendre vos médicaments tels que prescrits et d’aller à vos rendez-vous de suivi. De cette façon, vous tirerez le maximum de bénéfices des soins médicaux. Il est aussi très important de ne pas fumer.

 

Dre Maryse Brassard, M.D., endocrinologue

 

Révision médicale (janvier 2011) : Dre Maryse Brassard, M.D., interniste, endocrinologue

 

Approches complémentaires

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L’hyperthyroïdie nécessite un suivi et un traitement médical. Certaines plantes médicinales utilisées traditionnellement pour traiter l’hyperthyroïdie peuvent néanmoins être employées comme traitement adjuvant2. Elles n’ont cependant pas fait l’objet d’essais cliniques.

 

En traitement

Usage traditionnel Grémil, lycope, mélisse. Voir la légende des symboles
Approches à considérer Acupuncture, hydrothérapie.

Usage traditionnel Grémil (Lithospermun officinale). Lycope (Lycopus ssp). Mélisse (Melissa officinalis). Ces 3 plantes appartenant à la famille des lamiacées ont été employées, traditionnellement, pour contribuer au traitement de l’hyperthyroïdie2. Leur efficacité n’a cependant pas été testée dans le cadre d’essais cliniques. Tout de même, d’après des essais in vitro et sur des animaux menés au cours de la décennie 1980, ces plantes pourraient inhiber les effets stimulants de l’hormone TSH sur la thyroïde2,4-6.
Dosage

Infuser 1 g à 3 g de plante séchée (parties aériennes) dans 150 ml d’eau bouillante et boire 3 tasses par jour de cette infusion chaude. Au lieu de l’infusion, on peut prendre 2 ml à 6 ml de teinture (1:5) ou 1 ml à 3 ml d’un extrait fluide (1:1), 3 fois par jour.

Approches à considérer Acupuncture. Selon la Médecine traditionnelle chinoise, les symptômes d’hyperthyroïdie résultent d’un Feu du Foie, qui peut s’accompagner d’une déficience en Qi ou en yin2. L’acupuncteur traitera donc le foie. Consulter notre fiche Acupuncture.

Approches à considérer Hydrothérapie. Les bains calmants sont recommandés avant de se mettre au lit, histoire d’aider à trouver un sommeil réparateur2. Une compresse froide appliquée 15 minutes par jour sur un goitre ou sur les yeux lorsqu’on souffre d’exophtalmie apportera un soulagement2.
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La thyroïdite de Hashimoto est connue depuis près d’un siècle. Elle porte le nom du japonais qui en
a décrit, le premier,
les caractéristiques histologiques, c’est à dire l’aspect du tissu thyroïdien malade vu au microscope.
Elle est plus fréquente qu’on ne le croit généralement. La biologie permet d’en évoquer le diagnostic chez environ 20% des
patients souffrant d’une maladie thyroïdiennes connue, que ce soit une augmentation notable du volume de la glande ou une
hypothyroïdie. Mais il existe aussi des formes frustes.

QUELLE EN EST LA CAUSE ?

Un terrain génétique particulier paraît en être un facteur favorisant.
En effet, cette maladie est assez fréquemment familiale.
Les facteurs déclenchant ne sont pas encore clairement définis. Mais la
biologie permet de constater les signes d’un dérèglement
très partiel du système de défense immunitaire.
Normalement, un microbe agresseur qui pénètre dans l’organisme attire
les globules blancs qui se chargent de le fragiliser, en particulier,
en fabriquant des substances qui vont aider à le détruire, les
anticorps.
Parfois, il se trompe et agit en fabriquant des anticorps dirigés contre
la thyroïde. Parmi les hypothèses, la plus simple à imaginer
est que certaines parties des microbes agresseurs peuvent ressembler à
des parties fragiles des cellules de la glande thyroïde.
Les anticorps agiraient alors en fragilisant non seulement le microbe,
mais aussi la glande thyroïde. Par la suite, le système immunitaire
ainsi déréglé continue à produire des anticorps en agissant sur les
cellules thyroïdiennes pour des microbes.
Il en résulte des anomalies du fonctionnement de la glande. Elle
augmente de volume et produit moins d’hormones thyroïdiennes.
Ces anticorps antithyroïdiens sont spécifiques de deux sites des
cellules thyroïdiennes. L’un est la thyropéroxydase, qui sert à
la fabrication d’hormones. L’autre est la thyroglobuline, qui est, à
l’intérieur de vésicules, dans la glande, plutôt une forme de
stockage des hormones thyroïdiennes ou de leur précurseur.
Les anticorps anti-thyropéroxydase et les anticorps antithyroglobuline
sont dosables dans le sang. Lors de thyroïdite de Hashimoto,
leur concentration est élevée, dans presque tous les cas, avec les
techniques de dosages les plus modernes. On constate alors une
concentration élevée soit d’anticorps antithyropéroxydase, soit
d’anticorps antithyroglobuline, soit les deux à la fois.

ÉVOLUTION SPONTANÉE

Progressivement, la thyroïde augmente de volume, parfois très lentement,
en tout cas pas forcément de façon très importante au début.
Les signes d’une insuffisance de fonctionnement surviennent en général
dans un deuxième temps : fatigue, difficulté à réaliser ce qu’on
faisait quelques mois auparavant sans peine, frilosité, prise de poids,
constipation, cœur battant un peu plus lentement qu’habituellement.
Mais au début, tous ce signes peuvent être dissociés. De plus, ils
existent dans bien d’autres maladies et n’ont pas de spécificité. C’est
pourquoi les dosages hormonaux thyroïdiens sont indispensables au
diagnostic.
Moins fréquemment, les thyroïdites auto-immunes, groupe dans lequel se
trouve la thyroïdite de Hashimoto, peuvent induire une libération
excessive d’hormones, donnant des signes inverses : énervement,
amaigrissement, battements cardiaques rapides, sensation d’avoir
toujours
trop chaud, sont de bons indices. La conjonction onction de tous ces
signes et de quelques autres, moins évidents, correspond à une
hyperthyroïdie. Mais, là aussi, notamment au début, il existe des formes
trompeuses, frustes.
Aussi, les dosages hormonaux sont-ils indispensables.

QUELS DOSAGES HORMONAUX ?

Le médecin peut prescrire le dosage de trois hormones différentes.
La TSH est la plus fréquemment prescrite. Son nom provient des premières
lettres du mot anglais thyréostimuline hormone.
Elle est fabriquée par l’hypophyse, une glande au bas du cerveau. Son
rôle est de stimuler la thyroïde afin qu’elle produise davantage
d’hormones thyroïdiennes. Aussi, quand la production d’hormones
thyroïdiennes est insuffisante, la TSH s’élève.
Pour plus de fiabilité ou pour mieux évaluer l’importance de
l’hypothyroïdie, l’hormone thyroïdienne qui est la plus fréquemment
dosée
est la T4. Le chiffre 4 vient du fait qu’une molécule de T4 contient 4
atomes d’iode. Du reste, l’un de ces noms est la tétraiodothyronine.
Le nom le plus fréquemment utilisé est la thyroxine.
Une autre hormone est également dosable, la T3 ou triodothyronine. Sa
concentration est généralement moins affectée lors de thyroïdite de
Hashimoto. Elle n’est donc pas toujours dosée.
Dans les formes moins typiques, la maladie thyroïdiennes auto-immune
peut fluctuer : la libération d’hormones peut se trouver majorée de
façon fruste, induisant une diminution de la concentration par la TSH.

VOTRE MEDECIN ET L’EVOLUTION DE LA CONCENTRATION DES HORMONES ET DES ANTICORPS ANTITHYROIDIENS

L’évolution de la concentration de la TSH et de la T4 essentiellement,
parfois aussi de la T3, éclaire votre médecin pour adapter le
meilleur traitement possible à votre situation particulière. Il peut
aussi s’appuyer sur les variations de concentration d’anticorps,
témoins de l’agressivité de la maladie thyroïdienne auto- immune
responsable de la thyroïdite de Hashimoto, pour mieux cerner ce qui se
passe lorsque la maladie paraît instable ou l’évolution inhabituelle.
Le traitement permet de mener une vie normale, avec très peu
d’inconvénients. Dans la plupart des cas, un traitement par T4 est
institué.
Il s’agit strictement de la même hormone que celle que produit la glande
thyroïde. Son rôle est simplement de compenser l’insuffisance de
production de la glande. Il ne s’agit donc pas d’un traitement contre
une maladie, mais d’une compensation d’un déficit de l’organisme.
Donnée au début, à doses appropriées, elle permet à la glande qui
souffre, sous l’agression auto-immune, de se ‘reposer’ un peu. Ce
faisant,
la TSH cesse de la stimuler de façon excessive. Si le diagnostic est
porté tôt alors que la glande n’est pas trop volumineuse, les conditions

sont réunies pour que son volume cesse d’augmenter, voire même qu’il
diminue pour se rapprocher de la normale, voire se normaliser.
Pour obtenir un bon résultat, il faut prendre la quantité de médicaments
prescrite, déterminée et adaptée au fur et à mesure de l’évolution,
d’après les résultats des dosages et d’autres examens, comme
l’échographie ou la scintigraphie, et les renseignements que vous donnez
à votre
médecin.
En prendre plus serait inutile, voire même toxique à fortes doses, vous
exposant à créer artificiellement une situation d’hyperthyroïdie.
En prendre moins serait insuffisamment efficace, vous exposant à ce que
la fatigue et la tendance à l’obésité persistent. Dans les deux cas,
par des mécanismes différents, plus tard, votre cœur pourrait en
souffrir.
Une croyance répandue, mais fausse, consiste à penser que l’apport de
T4, lors d’hypothyroïdie par thyroïdite de Hashimoto ferait grossir.
Une telle croyance est totalement infondée pour les raisons expliquées
plus haut. L’excès d’hormones thyroïdiennes fait
au contraire maigrir.

CONCLUSION :

L’amélioration de la sensibilité des moyens diagnostiques, notamment des
dosages, permet d’éviter d’avoir à souffrir d’une maladie qui,
autrefois, était généralement diagnostiquée de façon tardive. Très
souvent, l’augmentation du volume de la glande thyroïde, c’est à dire
le goitre, était importante et l’hypothyroïdie cliniquement évidente.
La précocité du diagnostic et la mise en route, suffisamment tôt, du
traitement, évitent que soi-même ou l’entourage n’ait à souffrir de
cette maladie dont l’installation souvent insidieuse la rend
difficilement compréhensible pour beaucoup de malades. Le traitement,
très simple et sans effet secondaire. Il permet de mener une vie
normale.
Dr Jacques GUILLET

    

     

 scintigraphie et hypofixation nodule « froid » pseudokyste.

 grosse masse thyroidienne 

 hypoechogene zones

  nodule thyroidien

 scintigraphie de la thyroide.

 

 

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