• Accueil
  • > Dossiers
  • > Angioplastie ,stent ,et statines . Oui ou non ?! Il ya mieux …!?

Angioplastie ,stent ,et statines . Oui ou non ?! Il ya mieux …!?

Image de prévisualisation YouTube

A lire absolument avant une angioplastie

Cher lecteur,

Si votre médecin vous recommande une angioplastie – une technique pour élargir les artères rétrécies ou obstruées – vous devrez y réfléchir à deux fois. De toute façon, prenez un ou plusieurs contre-avis médicaux, c’est-à-dire consultez d’autres cardiologues, si possible n’ayant aucun lien avec le premier.

Votre médecin vous dira en effet probablement que l’angioplastie est une opération de routine, réalisée des centaines de fois par jour… Certes, mais ce sont des centaines de fois en trop.

Je vais vous expliquer pourquoi dans un instant. Mais d’abord, revenons sur le principe de l’angioplastie.

Lorsqu’un caillot se forme dans votre sang et arrive dans une artère, cela peut bloquer votre circulation sanguine. Vous risquez alors de faire un infarctus, un AVC ou d’avoir des douleurs dans les jambes qui ne sont plus irriguées. Suivant l’endroit où l’accident se produit, vous risquez une amputation, un handicap ou même la mort. Les cas les plus graves se produisent quand le caillot bloque les artères coronaires qui irriguent le cœur (infarctus), ou quand le caillot arrive dans le cerveau (Accident Vasculaire Cérébral, ou AVC) [1].

Ces risques sont aggravés si vos artères sont déjà obstruées. En effet, certaines personnes ont des plaques qui se forment le long de leurs artères, réduisant le diamètre du flux sanguin. On les appelle « plaques athéromateuses ». Vos artères deviennent plus rigides, et on dit que vous souffrez d’athérosclérose.

A noter que pendant trente ans environ, de 1965 à 1995, les scientifiques ont cru que l’athérosclérose était causée par le cholestérol en excès dans le sang. On sait aujourd’hui que c’est faux et que le cholestérol n’est qu’un indicateur de l’état de santé de vos artères. Pourtant, la plupart des médecins continuent sur leur lancée et donnent des médicaments chimiques (statines) à leurs patients pour prétendument réduire leur risque cardiaque, en cas de taux élevé de cholestérol dans le sang. En fait, ces médicaments ne marchent pas. Ils ne réduisent pas le risque cardiaque, ni le risque de décès. Je vous indiquerai des lectures à ce propos à la fin de cette lettre si ce sujet vous concerne.

Pour réduire le risque qu’un caillot bouche une artère déjà encombrée, un médecin américain, Charles Dotter, mit au point en 1964 « l’angioplastie », une opération pour élargir l’artère là où elle est rétrécie.

Imaginez un ballon en forme de saucisse

Pour élargir vos artères donc, le cardiologue vous insère dans l’aine une sonde – ou cathéter – sur laquelle se trouve un minuscule ballon dégonflé en forme de saucisse. Ce cathéter remontera jusque dans vos artères, aux endroits des rétrécissements. Le ballonnet sera alors gonflé de manière à élargir l’artère obstruée et écraser la plaque d’athérome qui gêne le passage du sang.

Une fois dégonflé, le ballonnet permettra au sang de circuler plus facilement.

L’angioplastie n’est pas anodine

Cela paraît simple, mais l’angioplastie est en réalité une opération qui comporte de multiples risques.

Risque N°1: Lorsque le ballonnet est gonflé dans votre artère, votre circulation est coupée et vous risquez à cet instant un arrêt cardiaque ou un AVC.

Risque N°2: Votre artère coronaire peut se déchirer ou être malencontreusement disséquée pendant l’intervention. Ceci peut nécessiter un pontage coronarien en urgence.

Risque N°3: Sur le passage du cathéter dans votre cœur, des plaques d’athérome peuvent soudainement se détacher, obstruer l’artère et provoquer un AVC.

Risque N°4: Durant l’opération, votre cœur peut aussi bien s’emballer que battre trop lentement. C’est un problème passager la plupart du temps, mais si cela persiste, on vous installera un pacemaker temporaire ou alors on vous prescrira des médicaments.

Risque N°5: Lors de l’intervention, une teinture contrastante est utilisée pour mieux identifier le vaisseau sanguin rétréci [2]. Cette teinture peut abîmer vos reins, et d’autant plus si vous avez des problèmes rénaux par ailleurs. On vous prescrira sans doute des médicaments – encore ! – pour protéger vos reins. La teinture peut aussi provoquer une réaction allergique [3].

Risque N°6: Juste après l’opération, vous risquez de saigner aux endroits où le cathéter est passé. Cela peut être bénin, mais sachez qu’en cas de forte hémorragie, vous devrez recourir à une transfusion de sang ou des opérations chirurgicales [4].

On vous dira que moins d’une personne sur 100 meurt des complications d’une angioplastie, et que les complications non mortelles se produisent dans 5 % des cas. C’est beaucoup trop quand on sait qu’existent des alternatives naturelles efficaces et sans le moindre risque !

Et ce n’est même pas le plus grave.

Efficacité non garantie

L’angioplastie ne traite absolument pas la cause sous-jacente du rétrécissement de vos artères, qui est la formation de plaques d’athérome.

C’est pourquoi dans 40 % des angioplasties ainsi pratiquées, l’artère se rebouche après l’opération – on appelle ça laresténose. Vous avez gagné le droit de retourner sur le billard.

La parade du chirurgien-plombier

Devant les piètres résultats de l’angioplastie, les cardiologues ont eu l’idée de poser un rouleau de métal de 1 à 3 cm de long dans l’artère pour l’obliger à conserver son élargissement – c’est ce qu’on appelle un stent.

Ce rouleau est fait de mailles comme un grillage, ce qui permet d’adapter son diamètre à la taille de l’artère. On glisse ce rouleau en position étroite autour du ballon dégonflé en forme de saucisse pour le faire entrer dans le corps sur le cathéter. Puis, à l’endroit du rétrécissement, on gonfle le ballonnet à l’intérieur du rouleau, ce qui fait que le rouleau s’élargit. En dégonflant et en retirant le ballonnet, le rouleau reste en place dans l’artère pour toute votre vie.

Quelles améliorations ?

Durant les mois qui suivent la pose de ces stents, vous risquez à tout moment qu’un caillot de sang vienne boucher le tube, empêchant la circulation du sang dans votre artère (thrombose). Ceci peut provoquer une rupture de l’artère coronarienne, nécessitant un pontage en urgence. Cela peut également provoquer un arrêt cardiaque [4, 5].

Résultat : non seulement l’angioplastie simple n’empêche pas la formation de caillots, mais l’angioplastie avec pose de stents augmente fortement le risque de mort à cause d’un caillot ! C’est exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire !!

Pour empêcher la formation de caillots, votre médecin vous prescrira de l’aspirine et des anti-coagulants pendant des mois et peut-être même pour le restant de votre vie.

La pose d’un stent permet de faire baisser le taux de resténose (rebouchage de l’artère) de 40 % à 20 %, ce qui est plutôt décevant [5].

Alors les chercheurs ont mis au point un stent enrobé de médicaments. Des substances chimiques sont libérées petit à petit dans l’artère pour empêcher la plaque d’athérome de se reformer [3].

Ces stents dits « actifs » permettent de faire baisser le taux de resténose (rebouchage de l’artère) de 20 % à 10 % par rapport aux stents dits « nus » [4].

Cependant, certaines études ont mis en évidence un risque de mortalité à 3 ans plus élevé avec les stents « actifs » par rapport aux stents « nus » [6].

Oui, mais s’ils le font, c’est qu’il y a bien une raison, non ?

Malgré ces risques énormes qui sont courus par les patients, vous lisez partout dans la presse, et tous les scientifiques vous le répètent, que la cardiologie a fait des progrès incroyables, que les nouvelles opérations font des miracles, etc.

Ces mythes s’effondrent dès que vous creusez un peu. Mais s’ils sont si présents dans les médias, les facultés, les hôpitaux, c’est d’abord parce que… ces nouvelles méthodes sont une vache-à-lait tout à fait prodigieuse pour le système médical et les sociétés qui sont derrière.

Les stents sont avant tout mis en avant parce qu’ils diminuent les douleurs ressenties par les patients en cas de rétrécissement artériel, mais ils n’ont aucun effet démontré sur votre réel état de santé et donc sur vos risques de mourir. L’utilité des stents est si peu validée par la science qu’elle est l’objet régulier d’articles critiques publiés dans des revues scientifiques et médicales.

Avant de vous faire opérer, vous devez avoir à l’esprit que donner votre accord, c’est aussi accorder le jackpot à toutes les personnes « bien intentionnées » qui souhaitent vous opérer. Considérez ces chiffres :

– Le prix d’un stent de bonne qualité varie entre 1 000 euros « nu » et 3 000 euros s’il est « actif » [7]. Alors qu’il s’agit d’une maille d’acier inoxydable ou d’alliage de un à trois centimètres de long [8].

Pour une angioplastie avec pose de stents, l’hôpital délestera la caisse d’Assurance maladie d’une somme pouvant aller, selon les pays, jusqu’à 35 000 euros [9]. (la suite ci-dessous)

Annonce spéciale

Prévenir l’AVC : l’alimentation plus efficace que les médicaments !

« Chaque jour, plus de 500 personnes en France meurent d’un accident cardiovasculaire. Mais que l’on ait un coeur et des vaisseaux en bonne santé ou pas, on peut se prémunir de l’infarctus par de simples changements de mode de vie. Dans de nombreux cas, le régime alimentaire est plus puissant que les médicaments. Vous allez découvrir comment vous passer de médicaments coûteux, aux effets secondaires gênants, voire dangereux. »

Thierry Souccar, La vérité sur le cholestérol, p.1, SNI éditions

Thierry Souccar est un des meilleurs spécialistes français de nutrition et de biologie du vieillissement. Il rédige chaque mois Les Dossiers de Santé & Nutrition. Il est membre de l’American College of Nutrition et auteur de nombreux livres dont le best-seller « Santé, mensonges et propagandes« , avec l’avocate Isabelle Robbard. Il a créé la première rubrique de nutrition dans Sciences & Avenir et dans Le Nouvel Observateur.

En vous abonnant à l’essai aux Dossiers de Santé & Nutrition vous recevez en cadeau, en plus de votre abonnement, le dossier spécial La vérité sur le cholestérol : Réduire votre taux de cholestérol ne réduit pas votre risque cardiovasculaire. Des moyens naturels efficaces existentRendez-vous ici pour en savoir plus.


Suite de la lettre de ce jour :

Cardiologues qui opèrent sans raison : un coût estimé à plusieurs milliards d’euros

Le scandale est en train d’éclater aux Etats-Unis. Un réseau de cardiologues américains est actuellement accusé d’avoir abusé des milliers de patients en les opérant du cœur alors qu’ils auraient pu s’en passer. Cela s’est passé dans une clinique de la société HCA, numéro un du secteur aux Etats-Unis [10].

Les enquêteurs ont découvert que plus de 40 % de ces angioplasties n’auraient pas dû être pratiquées.

Leur seul et unique objectif était de financer les villas, les piscines, les voitures décapotables et les voyages des chirurgiens.

Et ce n’est pas un cas isolé : un autre scandale a éclaté dans un hôpital où les cardiologues pratiquaient 4 fois plus d’angioplasties que la moyenne nationale [11].

Une équipe de chercheurs à estimé que ces chirurgies abusives coûtent entre 4 et 6 milliards d’euros par an au système de santé américain [5].

Des centaines de patients ont été terrorisés sans raison par des médecins qui leur ont raconté qu’ils couraient un risque gigantesque s’ils ne se faisaient pas opérer.

Le phénomène est potentiellement encore plus grand en Europe, où les patients ne paient pas directement eux-mêmes leurs soins, ce qui rend encore plus facile de les convaincre de subir ces opérations. Le scandale pourrait bien éclater très prochainement, à une échelle qui reléguera l’affaire du Médiator au rang des faits divers sans importance.

Des victimes dociles

Une enquête a révélé que près de 9 patients sur 10 étaient convaincus qu’une angioplastie réduirait leur risque d’arrêt cardiaque. Environ 75 % des patients étaient persuadés qu’ils auraient eu un arrêt cardiaque dans les cinq ans s’ils n’avaient pas recouru à une angioplastie [12].

Et c’est bien normal : l’angioplastie est perçue comme une chirurgie qui s’occupe d’un problème mécanique, comme s’il s’agissait de points de suture, alors qu’il s’agit en fait d’un rafistolage, comme on masquerait une plaie sans l’empêcher de se surinfecter.

Que répondent les cardiologues ?

Un certain nombre de cardiologues honnêtes posent des stents car ils sont persuadés d’augmenter la survie de leur patient. Ce sont les laboratoires qui les persuadent de cet état de fait en présentant chaque année de nouveaux stents, théoriquement plus efficaces que les précédents, mais qui n’ont pas encore pu être testés et dont l’inefficacité n’a pas encore pu être prouvée.

Mais dans la majorité des cas (plus de 60 % d’entre-eux), les cardiologues reconnaissent qu’ils pratiquent l’angioplastie pour soulager des symptômes. Rien de plus. Autrement dit, ils savent qu’ils ne réduisent nullement le risque d’arrêt cardiaque ou de décès.

Ce qui signifie une chose : leurs patients n’ont manifestement pas compris, ou n’ont pas été informés de manière honnête, transparente et objective, des bénéfices et risques de l’opération.

Plus incroyable encore… A la question de savoir s’ils pratiqueraient l’angioplastie quand bien même elle n’apporterait AUCUN bénéfice… plus de 40 % des cardiologues américains ont répondu oui [12] !

Comment pourraient-ils se justifier de décisions aussi graves et irresponsables ? Ils mettent votre santé en danger en vous faisant subir une opération risquée qui n’est probablement pas nécessaire.

La seule certitude sur les angioplasties, c’est que ce sont des opérations juteuses… pour le système médical. Cela serait acceptable si les angioplasties étaient des opérations nécessairesou même efficaces pour prévenir les arrêts cardiaques. Mais ce n’est pas le cas.

Quelles alternatives à l’angioplastie ?

Une équipe de cardiologues allemands a montré que l’exercice physique est plus efficace que l’angioplastie pour réduire le risque cardio-vasculaire [13]. En cas d’artères obstruées ou rétrécies, seules des modifications profondes du mode de vie peuvent être efficaces pour diminuer le risque de mourir : arrêter de fumer, adopter une alimentation de type méditerranéen (poissons, fruits et légumes, huile d’olive, un peu de céréales complètes et peu de laitages) et bien sûr faire du sport.

Pour des conseils de qualité, je vous recommande vivement l’ouvrage du Dr Michel de Lorgeril, Prévenir l’infarctus et l’AVC. Je vous invite à relire également l’article de Jean-Marc Dupuis sur l’inefficacité des médicaments contre les maladies cardiaques : lien ici. Ainsi que son article qui traitait précisément des statines : lien ici.

Comment reconnaître un bon cardiologue ?

Si votre médecin vous explique que vous devez subir une angioplastie, ne vous laissez pas impressionner par son discours.

Demandez-lui combien d’angioplasties il a pratiquées durant l’année. Si le chiffre est élevé, trouvez-vous un autre médecin. Pour vous donner une idée, un cardiologue expérimenté et raisonnable pratique entre 50 et 150 opérations par an [14].

En tout cas, demandez un deuxième diagnostic. Et même un troisième, jusqu’à ce que vous trouviez un cardiologue qui ne pratique pas l’angioplastie aussi souvent qu’il tape les balles de golf.

Assurez-vous qu’il pense à votre santé plus qu’à son porte-monnaie.

Eric Müller

http://www.santenatureinnovation.com/cholesterol-important-a-lire/

Cholestérol : important à lire

Vendredi 6 septembre 2013 - par 

Cholestérol : important à lire

Malgré les mises en garde répétées de certains médecins, comme le Professeur Philippe Even ou le Dr Michel de Lorgeril, contre le mythe du cholestérol (ces médecins expliquent que le cholestérol n’est pas la cause des maladies cardiaques, et que les statines, les médicaments qui font baisser artificiellement le taux de cholestérol dans le sang, font en général plus de tort que de bien), la plupart d’entre nous restons prudents sur cette question et, à tout prendre, nous préférerions avoir un taux de cholestérol bas.

C’est ainsi qu’il n’est pas rare que des personnes en parfaite santé surveillent malgré tout leur alimentation pour éviter le cholestérol qui se trouve dans les aliments riches en graisses saturées (jaune d’œuf, charcuteries, etc.).

Hé bien il se trouve qu’on sait depuis bientôt un quart de siècle que cette attitude, qui paraît prudente et raisonnable a priori, serait au contraire dangereuse, grâce à une étude parue dans la prestigieuse revueBritish Medical Journal. (1)

Pourquoi les étudiants en médecine ne l’apprennent-ils pas en Faculté ? Mystère. Pourquoi les médias n’ont-ils pas donné le moindre écho à cette étude pourtant fracassante ? Mystère aussi. Se pourrait-il qu’une telle étude, qui indique que les personnes n’ayant pas eu encore d’accident cardiovasculaire n’ont pas du tout intérêt à faire baisser leur taux de cholestérol, et donc ne devraient pas prendre de médicaments contre le cholestérol, dérangerait les intérêts de l’industrie pharmaceutique ? Mystère encore.

Cette étude a fait une synthèse (une combinaison) des résultats de 6 expériences au cours desquelles avait été diminué, par des moyens variés, le taux de cholestérol de personnes n’ayant jamais eu d’accidents cardiovasculaires (infarctus ou AVC).

Ces moyens étaient soit un médicament, soit un changement de régime alimentaire. Chaque expérience avait été menée de façon rigoureuse, en comparant les résultats à un groupe témoin ayant continué à vivre comme avant.

Le résultat global fut que les personnes dont le taux de cholestérol avait été réduit se sont retrouvées avec :

  • un risque identique de décès toutes causes confondues ;
  • un risque identique de décès par maladie cardiaque ;
  • un risque significativement plus élevé (43 %) de décéder de cancer ;
  • et surtout, un risque significativement plus élevé (76 %) de mourir d’accident, suicide ou de mort violente (meurtre).

Faut-il s’en étonner ?

Faut-il s’étonner de ces résultats ?

Alors qu’on nous encourage constamment à surveiller notre taux de cholestérol, le bon sens nous invite à la plus grande réserve. Après tout, le cholestérol est un composant essentiel de notre corps. Il fait par exemple partie intégrale de la structure de toutes nos cellules, dont celles de notre cerveau.

La majorité du cholestérol dans notre sang ne vient pas de notre alimentation. Elle est produite par notre foie. En produisant du cholestérol, notre corps serait-il par hasard en train de chercher à se suicider lentement ? Ou cette fonction répond-elle plutôt à un besoin vital de cette substance ?

Notre corps a besoin du cholestérol pour fonctionner

Dans l’étude ci-dessus, la hausse du risque de cancer est causée par les résultats d’une expérience particulière, dans laquelle le médicament pour faire baisser le taux de cholestérol était du clofibrate. En mettant à part cette expérience, le risque de cancer n’était pas significativement plus élevé.

En revanche, l’augmentation du risque de décès par accident, suicide ou meurtre se retrouvait partout, y compris lorsque les chercheurs ont distingué les résultats selon que les groupes avaient réduit leur taux de cholestérol grâce à des médicaments ou grâce à un régime alimentaire.

Les accidents, les suicides ou les meurtres ne paraissent pas avoir de lien direct entre eux, mais on peut aussi penser qu’ils seront tous plus probables chez des personnes dont le cerveau a une tendance plus grande à, par exemple, l’impulsivité, l’agressivité et la dépression.

Les auteurs de l’étude ont fait eux-mêmes des suppositions pour expliquer ce résultat. Ils ont écrit :

Il existe des indices indiquant qu’une modification des apports alimentaires en graisse ont des conséquences à la fois neurochimiques (sur la chimie du cerveau) et sur le comportement. Chez les rats de laboratoire, cela modifie la fluidité et le contenu en cholestérol des membranes des cellules dans le système nerveux central, ce qui affecte leur capacité à se repérer dans un labyrinthe, leur tolérance à la douleur, et leur niveau d’activité physique. De même, les singes qui ont un régime alimentaire pauvre en graisses saturées et en cholestérol, correspondant aux recommandations de l’American Heart Association (l’équivalent de notre Fédération française de cardiologie), étaient significativement plus agressifs que ceux qui suivaient un régime riche en graisse et en cholestérol.

Mais les auteurs ajoutent aussi qu’aucune étude similaire n’a été menée sur les êtres humains. Ils indiquent toutefois que des études ont montré qu’un taux faible de cholestérol est plus courant chez les délinquants, les personnes ayant des problèmes de comportement ou ayant été condamnés pour violence.

Conclusion

Limiter son taux de cholestérol est présenté par les autorités de santé et la plupart des professionnels de santé comme une évidence, qui s’impose à tout le monde, y compris les personnes n’ayant jamais eu d’accident cardiovasculaire. Vous êtes pratiquement considéré comme un fou de ne pas vous en préoccuper. Il semble pourtant qu’il y ait de très bonnes raisons de ne pas vouloir un taux de cholestérol plus bas, qui peut avoir des conséquences inattendues… et dévastatrices.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message :
Vous mettre en copie (CC)
 

Laisser un commentaire