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Les démences –

Jeudi 3 août 2017

COURS CLINIQUE

http://www.alzheimer-adna.com/Clinic/Demences.html

 

 

IRM -ALZ

IRM-CERVEAU AGE NORMAL ET CERVEAU ATTEINT PAR MALADIE D ALZHEIMER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ALZ   EST UNE NEURODEGENERESCENCE EVOLUTIVE

ALZHEIMER EST UNE M. NEURODEGENERATIVE EVOLUTIVE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEMENCES  LEWY ET ALZ

DEMENCE A CORPS DE LEWY (G) et DEMENCE ALZHEIMER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

model  mice  - model mouse –  EXPERIMENTAL

 

 

http://www.alzheimer-adna.com/Tau/TauModeles.html

 

https://alzheimersnewstoday.com/?s=mice+alzheimer

 

http://www.alz.org/research/search.asp?siteurl=http%3A%2F%2Fwww.alz.org%2Fresearch%2Fscience%2Fearlier_alzheimers_diagnosis.asp&cof=FORID%3A11&ie=UTF-8&q=model+mouse&sa.x=5&sa.y=8&cx=004371536981038018237%3Anouzcixprg4

 

LA PROTEINE  BETA AMYLOIDE  ET PROTEINE  TAU

 

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_08/a_08_m/a_08_m_alz/a_08_m_alz.html

imageries  amyloides dans le cerveau

https://www.google.dz/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Fwww.sciencesetavenir.fr%2Fassets%2Fimg%2F2016%2F02%2F05%2Fcover-r4x3w1000-581b5cd3e2f65-alzheimer.jpg&imgrefurl=https%3A%2F%2Fwww.sciencesetavenir.fr%2Ftag_theme%2Fmaladie-d-alzheimer_5323%2F&docid=Z96mFJnhXj8HFM&tbnid=RoCciGPsQX35mM%3A&vet=10ahUKEwiLrOCVsrjVAhWJVBQKHbCSDSUQMwhJKBswGw..i&w=1000&h=749&bih=897&biw=1127&q=exp%C3%A9rience%20souris%20MODELE%20alzheimer&ved=0ahUKEwiLrOCVsrjVAhWJVBQKHbCSDSUQMwhJKBswGw&iact=mrc&uact=8#h=749&imgdii=xjfdLmfMY5QeQM:&vet=10ahUKEwiLrOCVsrjVAhWJVBQKHbCSDSUQMwhJKBswGw..i&w=1000

 

https://www.google.dz/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Fwww.sciencesetavenir.fr%2Fassets%2Fimg%2F2016%2F02%2F05%2Fcover-r4x3w1000-581b5cd3e2f65-alzheimer.jpg&imgrefurl=https%3A%2F%2Fwww.sciencesetavenir.fr%2Ftag_theme%2Fmaladie-d-alzheimer_5323%2F&docid=Z96mFJnhXj8HFM&tbnid=RoCciGPsQX35mM%3A&vet=10ahUKEwiLrOCVsrjVAhWJVBQKHbCSDSUQMwhJKBswGw..i&w=1000&h=749&bih=897&biw=1127&q=exp%C3%A9rience%20souris%20MODELE%20alzheimer&ved=0ahUKEwiLrOCVsrjVAhWJVBQKHbCSDSUQMwhJKBswGw&iact=mrc&uact=8#h=749&imgdii=RoCciGPsQX35mM:&vet=10ahUKEwiLrOCVsrjVAhWJVBQKHbCSDSUQMwhJKBswGw..i&w=1000

 

 le métabolite qui pourrait signaler un risque plus élevé de développement de la démence et de la m. d’Alzheimer

14 JUIN 2017Des niveaux plus élevés d’une molécule appelée acide anthranilique pourraient signaler qu’une personne risque davantage de développer une démence et une maladie d’Alzheimer, selon une étude.La recherche, « Association des biomarqueurs aminés avec la démence incident et la maladie d’Alzheimer dans l’étude de Framingham , » a été publié dans la revue Dementia & de la maladie d’ Alzheimer .Dans la recherche de nouveaux biomarqueurs pour diagnostiquer et suivre la progression de la démence et de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs ont analysé les niveaux de 217 molécules connues sous le nom de métabolites qui circulent dans le sang.Ils ont examiné des échantillons de sang provenant de 2 067 personnes qui ont participé à l’ étude du coeur de Framingham , qui a été menée pour identifier les facteurs de risque de maladie cardiaque. Quatre-vingt-douze personnes dans un sous-groupe de patients ont développé une démence pendant une période de suivi moyenne de 15,6 ans, ils ont découvert. Leur âge moyen était de 56 ans.Les chercheurs ont ensuite cherché une association entre les niveaux de métabolites et le risque d’une personne qui développe les maladies neurodégénératives après 10 ans.Des niveaux accrus d’acide anthranilique ont été associés à un plus grand risque de démence, l’équipe a découvert. Des niveaux accrus de glutamate neurotransmetteur et des niveaux inférieurs de taurine et d’hypoxanthine, un précurseur de l’acide urique, semblent également être associés à un risque accru de développer une démence.Il est important de noter que l’acide anthranilique est connu pour être impliqué dans l’excitotoxicité du glutamate, un processus dans lequel le glutamate endommage les neurones en favorisant leur activité excessive et non réglementée.Bien que les résultats soient préliminaires, les chercheurs pensent qu’il existe plusieurs raisons pour lesquelles les métabolites qu’ils ont identifiés se révèlent prometteurs en tant que biomarqueurs de la démence et de la maladie d’Alzheimer.« Tout d’abord, l’acide anthranilique est produit lors de la dégradation du tryptophane, un acide aminé essentiel », a déclaré le Dr Sudha Seshadri, l’auteur principal de l’étude, dans un communiqué de presse . « Il est intéressant de noter que d’autres composés produits par les mêmes réactions ont été signalés comme protecteurs ou délétères pour les neurones et pourraient constituer des cibles de médicaments précieuses.« Deuxièmement, ce marqueur potentiel pourrait également être utilisé pour identifier des groupes de personnes à risque élevé de développer une démence, ce qui pourrait améliorer l’efficacité des essais cliniques et, à l’avenir, détecter les personnes qui bénéficieront le plus d’un traitement préventif ».

Cette étude a été la première à utiliser l’information de Framingham Heart Study pour rechercher de nouveaux biomarqueurs pour la démence et la maladie d’Alzheimer.

« Comme le domaine de l’épidémiologie [de la maladie d'Alzheimer] ne commence qu’à intégrer l’approche métabolomique, il est probable que des collaborations fructueuses et des méthodes novatrices pour analyser ces données suivront », a déclaré le Dr Vincent Chouraki, l’auteur principal de l’étude.

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Examiner  la phosphorylation de la protéine  Tau comme biomarqueur potentiel de la maladie d’Alzheimer

 

http://fr.covance.com/sdblog/dcovance/2013/11/tau-phosphorylation/

 LISTE ET INDEX DES TESTS  -Tests d’Efficience cognitive globale  

 

 

http://www.unadreo.org/assets/medias/fichiers/2014-11-04-16-59-14_5573966.pdf

 

 

 

TESTS ET ESSAIS  CLINIQUES

http://psychologieclinique.over-blog.com/2015/08/l-echelle-adas-alzheimer-s-disease-assessment-scale.html

 

L’« Adas-Cog » est une échelle conçue aux USA par Rosen et al. en 1984. Elle permet d’évaluer la sévérité et l’évolution des troubles cognitif dans le cadre de la maladie d’Alzheimer.

 

 

La version française a été adaptée par le Groupe de Réflexion sur les Evaluations Cognitives (GRECO).
Ce groupe est composé d’experts cliniciens chercheurs dans le domaine de la neuropsychologie du vieillissement normal et pathologique.

 

 

L’« Adas-Cog » comprend 11 épreuves qui permettent d’évaluer différentes fonctions cognitives telles que la mémoire, le langage, les praxies.

Cette échelle est indiquée à chaque fois qu’il est nécessaire d’évaluer la progression ou la détérioration des capacités cognitives.

 

Afin d’éviter l’effet d’apprentissage dans les situations de retest, il existe trois versions parallèles de listes de mots pour les subtests de mémoire verbale (subtests 4 et 10 de l’échelle).
L’utilisation de ces trois versions (A, B et C) est nécessaire soit en clinique courante lorsque l’on teste un sujet à moins d’un mois d’intervalle, soit dans les situations répétées lors de recherches cliniques conduites dans le cadre d’essais thérapeutiques.

 

 

Jean-Yves Flament psychologue clinicien

5 AOÛT 2015

L’ÉCHELLE ADAS (ALZHEIMER’S DISEASE ASSESSMENT SCALE)

Evaluation des troubles cognitifs dans la maladie d’Alzheimer

L’échelle ADAS (Alzheimer’s Disease Assessment Scale) a été conçue en 1984 pour évaluer la sévérité des troubles chez un patient atteint de démence.

Elle comporte 21 items. La version appelée ADAS- cog mesure spécifiquement la performance cognitive. Elle comporte 11 items.

L’ADAS cog doit être précédée d’un entretien de 10 minutes explorant le langage, la mémoire et l’activité générale du patient. Les questions que pose l’examinateur lors de la première visite portent sur l’identité du malade, son passé, son entourage, son lieu de domicile, et ses différentes activités.

Après cet entretien, l’examinateur donne une note aux trois premiers items suivants : intelligibilité du langage oral, compréhension et manque de mot. Puis il complète l’évaluation en attribuant un note à chacun des huit items restants.

Une note globale, correspondant à la somme des notes attribuées aux onze items, est enfin donnée.

L’échelle 1. Intelligibilité du langage oral

2. La compréhension

3. Manque de mot

4. Rappel de mot

5. Dénomination

DOIGTS

– Pouce

– Majeur

– Petit doigt (Auriculaire)

– Annulaire

– Index

OBJETS

– Rose (indice : pousse dans le jardin)

– Lit (on s’en sert pour dormir)

– Peigne (pour se peigner)

– Crayon (pour les cheveux)

– Masque (pour cacher le visage)

– Ciseaux (pour couper du papier)

– Sifflet (fait du bruit)

– Portefeuille (pour garder des papiers)

– Peluche (jouet d’enfant)

– Guitare (instrument de musique)

– Stéthoscope (pour ausculter le cœur)

– Entonnoir (pour remplir une bouteille)

6. Orientation : l’examinateur demande au patient son nom, le nom et l’endroit où il se trouve, la date, le mois, le jour de la semaine, la saison, et l’heure de la journée.

7. Exécution d’ordres : le patient exécute certains ordres donnés par l’examinateur tels que levez le bras gauche et montrez-moi le plafond puis mon bureau

Après lui avoir présenté un crayon, une montre et une carte, l’examinateur lui demande de :

– mettre le crayon sur la carte et de le remettre à sa place;

– mettre la montre de l’autre côté du crayon et de retourner la carte;

– taper deux fois avec deux doigts sur chacune de ses épaules en gardant les yeux fermés.

8. Praxie : l’examinateur donne une feuille de papier, enveloppe et un timbre au patient et lui demande de s’adresser une lettre à lui-même : je voudrais que vous vous adressiez une lettre, que vous mettiez la lettre dans l’enveloppe, que vous mettiez votre adresse sur l’enveloppe, que vous colliez l’enveloppe, et qu’enfin vous mettiez un timbre sur l’enveloppe.

9. Praxies constructives : 4 figures géométriques présentées dans le haut d’une feuille doivent être recopiées successivement. Regardez ce dessin, faites le même sur une feuille. Le patient peut refaire le dessin s’il est incorrect.

10. Reconnaissance des mots

Premier essai :le patient lit à haute voix 12 mots présentés par écrit successivement pendant 2 secondes chacun. Ces 12 mots sont ensuite présentés au hasard et accompagnés de 12 mots nouveaux « distracteurs ». Le patient doit répondre oui s’il reconnaît le mot qui lui a été présenté précédemment (et non dans le cas contraire). Si un patient répète le mot plusieurs fois de suite, cela signifie qu’il n’a pas compris (ou qu’il a oublié) la consigne.

Deuxième essai : la même liste de 12 mots est montrée au patient une 2e fois. L’examinateur dit : je vais vous montrer une 2e fois la liste de mots que vous devez retenir de nouveau à haute voix. Puis une 2e liste de 24 mots contenant 12 nouveaux mots distracteurs est ensuite montrée au patient. Je vais vous montrer une liste de mots, vous devez me dire si vous avez déjà vu le mot que je vous montre ou s’il s’agit d’un mot nouveau. Répondez ‘oui’ ou ‘non’ si c’est un mot nouveau. Chaque erreur par omission ou fausse reconnaissance compte un demi-point.

11. Rappel des consignes : on cherche à évaluer la capacité du patient à retenir les consignes de l’épreuve de reconnaissance de mots qui vient d’être faite. Lors de chacun des deux essais, à chaque fois que la consigne est oubliée ou doit être rappelée, l’examinateur le note.

Sources: ADAS-Cog : Rosen WWG, Mohs RC, Davis KL. A new rating scale for Alzheimer’s disease. Am J Psychiatry 1984; 141: 1356-1364)

 

 

http://www.cnhim.org/Dossier%20du%20CNHIM%20-%20PDF/dossiers_2005/n%C2%B03-2005.pdf

 

 

 

http://www.em-consulte.com/solutions/mediatheque/MT-alzheimer-eisai-0709.pdf

 

 

http://arld.ch/fileadmin/user_upload/Documents/ARLD/WWW/Editeurs/Logopedistes/Formations/Actes_de_formation/5-Le_bilan_diagnostic_T_Rousseau__Lecture_seule_.pdf

 

 

http://psychologieclinique.over-blog.com/2015/08/l-echelle-adas-alzheimer-s-disease-assessment-scale.html

 

 

 

https://www.rts.ch/info/sciences-tech/7907673-un-traitement-experimental-contre-alzheimer-encourageant.html

(version française soumise à consensus)

(Mini mental state examination de Folstein)

CONSIGNES DE PASSATION ET DE COTATION

ORIENTATION

- Pour tous ces items, n’accepter que la réponse exacte. Cependant, lors des changements de saison ou de mois, ou pour l’étage, permettre au patient de corriger une réponse erronée, en lui demandant : «  êtes-vous sûr ?  ».

- Les seules tolérances admises concernent :

* pour la question n°6 : lorsque le patient vient d’une autre ville, on peut se contenter de l’hôpital de la ville (car le nom de l’hôpital peut ne pas être connu du patient) ; si l’examen est réalisé en cabinet, demander le nom du médecin.

** pour la question n°8 : lorsque le nom du département et de la région sont identiques (par exemple : NORD), il faut alors demander «  dans quel pays est situé ce département ? »

- Chaque réponse juste vaut 1 point.

Si la réponse est fausse ou s’il n’y a pas de réponse, comptez O point.

- Accorder 10 secondes pour chaque réponse.

APPRENTISSAGE

- Dire les 3 mots groupés, un par seconde, face au malade en articulant bien

- Accorder 20 secondes pour la réponse

- Compter 1 point pour chaque mot répété correctement au premier essai.

- Si le sujet ne répète pas les 3 mots au premier essai, les redonner jusqu’à ce qu’ils soient répétés correctement. En effet, l’épreuve de rappel ne peut être analysée que si les 3 mots ont été bien enregistrés.

- Maximum : 6 essais

ATTENTION ET CALCUL

* Il faut donner au sujet le maximum de chances, car il s’agit d’une épreuve dfficile même pour des sujets témoins. Pour cela, on donnera la consigne suivante :

 » Maintenant, je vais vous demander de compter en arrière de 7 en 7 à partir de 100 : combien font 100 – 7 ?  »

Si la réponse est incorrecte, le point n’est pas accordé et on corrige le sujet :  » Non, c’est 93. Et maintenant, combien font 93 – 7 ?  » ; et, ainsi de suite, pour les 5 soustractions.

** Noter le nombre de lettres données dans l’ordre correct : /_/

Ce chiffre ne doit pas figurer dans le score global.

- 0 –

 

ORIENTATION

Je vais vous poser quelques questions pour apprécier comment fonctionne votre mémoire. Les unes sont très simples, les autres un peu moins. Vous devez répondre du mieux que vous pouvez.

Quelle est la date complète d’aujourd’hui ?

Si la réponse est incorrecte ou incomplète, posez les questions restées 0 et 1

sans réponse, dans l’ordre suivant :

1 – En quelle année sommes-nous ? /_/

2 – En quelle saison ? /_/

3 – En quel mois ? /_/

4 – Quel jour du mois ? /_/

5 – Quel jour de la semaine ? /_/

Je vais vous poser maintenant quelques questions sur l’endroit

où nous nous trouvons :

6 – Quel est le nom de l’hôpital où nous sommes ?* /_/

7 – Dans quelle ville se trouve-t-il ? /_/

8 – Quel est le nom du département dans lequel est situé cette ville ?** /_/

9 – Dans quelle province ou région est située ce département ? /_/

10 – A quel étage sommes-nous ici ? /_/

 

APPRENTISSAGE

Je vais vous dire 3 mots ; je voudrais que vous me les répétiez et que vous essayiez de les retenir car je vous les redemanderai tout à l’heure.

11 – Cigare ou citron ou fauteuil /_/

12 – Fleur clé tulipe /_/

13 – Porte ballon canard /_/

Répéter les 3 mots

 

 

 

 

ATTENTION ET CALCUL

Voulez-vous compter à partir de 100 en retirant 7 à chaque fois ?*

14 – 93 /_/

15 – 86 /_/

16 – 79 /_/

17 – 72 /_/

18 – 65 /_/

Pour tous les sujets, même pour ceux qui ont obtenu le maximum de points, demander :

Voulez-vous épeler le mot MONDE à l’envers** : E D N O M

      CONSIGNES DE PASSATION ET DE COTATION

RAPPEL

- Accorder 10 secondes pour répondre

- Compter 1 point par réponse correcte

- Aucune tolérance n’est admise, puisque l’encodage a été contrôlé lors de l’enregistrement

LANGAGE

- D’une façon générale : compter 1 point par réponse correcte et accorder 10 secondes pour chaque réponse.

* Il faut montrer un crayon (et non un stylo ou un stylo à bille). Aucune réponse autre que crayon n’est admise

** Aucune autre réponse que montre ou montre-bracelet n’est admise

*** La phrase doit être prononcée à haute voix, bien distinctement, face au malade ; ne compter 1 point que si la répétition est entièrement correcte.

**** Compter 1 point par item correctement exécuté. Si le sujet s’arrête et demande ce qu’il doit faire, il ne faut pas répéter la consigne, mais dire : «  faites ce que je vous ai dit  ».

***** Compter 1 point si la phrase comprend un sujet et un verbe, sans tenir compte des fautes d’orthographe ou de syntaxe. Accorder 30 secondes.

 

 

 

 

 

 

PRAXIES CONSTRUCTIVES

Compter 1 point si tous les angles sont présents et si les figures se coupent sur 2 côtés différents. On peut autoriser plusieurs essais et accorder un temps en minute.

- 0 -

RAPPEL

Pouvez-vous me dire quels étaient les 3 mots que je vous ai demandé de répéter et de retenir tout à l’heure ?

19 – Cigare ou citron ou fauteuil /_/

20 – Fleur ou clé ou tulipe /_/

21 – Porte ou ballon ou canard /_/

LANGAGE

22 - Montrer un crayon

Quel est le nom de cet objet ?* /_/

23 - Montrer votre montre

Quel est le nom de cet objet ?** /_/

24 – Ecoutez bien et répétez après moi :  » PAS DE MAIS,

DE SI, NI DE ET « *** /_/

25 - Poser un feuille de papier sur le bureau, la montrer au sujet en lui disant :

 » écoutez bien et faites ce que je vais vous dire :

- prenez cette feuille de papier avec la main droite, /_/

26 – pliez-la en deux /_/

27 – et jetez-la par terre . « **** /_/

28 - Tendre au sujet une feuille de papier sur laquelle est écrit en gros

caractères :  » FERMEZ LES YEUX  » et dire au sujet :

 » faites ce qui est écrit  » /_/

29 - Tendre au sujet une feuille de papier et un stylo en disant :

 » Voulez-vous m’écrire une phrase, ce que vous voulez,

mais une phrase entière. « ***** /_/

 

PRAXIES CONSTRUCTIVES

30 - Tendre au sujet une feuille de papier et lui demander :

 » voulez-vous recopier ce dessin  » /_/

 

 

SCORE TOTAL (0 À 30 ) /___/

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le MMS  -MINI MENTAL STATE – comprend 30 quéstions et est scoré par 30 points.

Le degré de severité  de la démence est considéré comme –

–LEGER—————–superieur a 20 points

–MODERE————–score entre 20 à 10  points

–DEMENCE SEVERE—score inférieur à 10

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RECHERCHE  ALZHEIMER

 

https://alzheimersnewstoday.com/2017/07/25/tests-early-alzheimers-detection/?utm_source=Alzheimer%27s+List&utm_campaign=42a8f30f62-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_94425accb7-42a8f30f62-72290341
https://clinicaltrials.gov/ct2/about-studies/learn

 

 

 

 

 http://psychologieclinique.over-blog.com/2015/04/test-the-alzheimer-disease-assessment-scale.html

 

 

AUTOPHAGIE PROCESSUS
http://ue7-bichat.weebly.com/uploads/6/4/1/7/6417368/autophagie_cellulaire_part_1.pdf
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http://epublications.unilim.fr/theses/2011/magnaudeix-amandine/magnaudeix-amandine.pdf
PRIX  NOBEL  2016 MEDECINE
https://www.grazia.fr/news-et-societe/news/prix-nobel-de-medecine-comprendre-l-autophagie-en-1-minute-829777
Expériences,traitements et projets sur la maladie d’AlzheimerBeaucoup d’instituts et d’hôpitaux recherchent d’éventuels traitements contre la maladie d’Alzheimer. Quelques essais et résultats sont positifs mais plus les chercheurs avancent dans la recherche, plus ils découvrent l’extrême complexité de la maladie. Actuellement, les médecins proposent des traitements contre les symptômes de la maladie,ou des activités qui améliorent la qualité de vie des patients mais aucunement contre la maladie elle-même.
Les chercheurs pensent trouver un ou plusieurs remèdes dans environs 10 ans tout au plus mais ils continuent leurs approfondissements.
Malgré cela,il reste tout de même des pistes prometteuses telle que celle du vaccin thérapeutique qui protège de la protéine amyloïde (cause des lésions cérébrales).
Les démences  -   dans cours 3060788085_1_15_9TrrJdX6
EXPÉRIENCES¤ Une équipe scientifique de l’université de Bâle, en Suisse injecta du tissu cérébral comportant la protéine tau anormale dans des premières souris non malade et du tissu cérébral contenant la protéine tau normale dans les autres souris. En analysant les résultats,ils ont remarqués que les souris comportant la protéine anormale développèrent, après l’injection,les même symptômes que ceux de la maladie d’Alzheimer : Uneneurodégénérescence. On sait maintenant que la protéine tau serait la cause de cette maladie.
3060788085_1_17_MBMIeDEz dans Dossiersadna.com¤ Un chercheur californien, Dale Schenk , créa des souris portant le gène de la maladie d’Alzheimer puis il leur injecta une sorte de vaccin contre la protéine amyloïde. Cette injection a permis de diminuer le nombre d’amyloïde et donc de ne plus fabriquer de plaques,ce qui protégea les souris de la maladie. Il essaya ensuite chez un homme avec des résultats probants puis chez plusieurs personnes notamment au CHU de Montpellier dirigé par le professeur Jacques Touchon : « Les premiers essais ont échoués mais la piste n’est pas abandonnée,actuellement dans le service on a des candidats  vaccination en cours d’étude,la recherche est difficile mais l’espoir de trouver un médicament n’est pas vain»
Le but est,aujourd’hui de trouver une « molécule chimique » qui puisse empêcher la coupe de la protéine amyloïde ou d’empêcher les neurones de mourir grâce à une hormone de croissance. D’après l’article du 22 septembre 2001 sur Alzheimer du Monde, « aucun traitement médicamenteux n’est très efficace »
La meilleure solution serait de « soutenir et stimuler l’activité cognitive de la personne atteinte » d’après le professeur Touchon.
www.herault.fr
3060788085_1_19_PCvst90a dans Les innovations de la Santé:médicales et pharmaceutique¤ Dans les années 2000, de nombreux vaccins avaient des résultats très positifs mais peu de temps après ils étaient stoppés à cause de plusieurs effets secondaires graves allant jusqu’à la mort du patient. Françoise Forette,professeur à l’hôpital Broca de Paris à remarqué « la diminution, voire la disparition des lésions liées à la maladie et notamment des plaques amyloïdes » . La piste du vaccin est restée donc envisagée et de nouvelles version de ce vaccin ont été fabriquées par plusieurs laboratoires et qui pourraient sortirent sur le marché l’année prochaine. Ce vaccin a été fabriqué à partir de fragments synthétiques d’amyloïdes pour que l’organisme produise des anticorps qui détruiront cette molécule.
lefigaro.fr¤ En 2008, les résultats d’un essai avec un médicament, le Rember , ont été positifs. Au bout de dix-neuf mois, la mémoire des patients traités par cette molécule ne se dégradait pas.
Cette expérience sera renouvelée sur plus de patients et si les résultats sont probants,le Rember sera mis sur le marché courant 2012/2013.
www.doctissimo.fr
3060788085_1_21_jqqwI5Cx dans Les protocoles experimentaux
¤ Une expérience fut pratiquée à l’université de Toronto,au Canada. Elle consistait à stimuler le cerveau grâce à des petits chocs électriques envoyés par des électrodes placés dans le cerveau. Les résultats furent surprenant: l’hippocampe,organe de la mémoire,des quelques patients testés se sont agrandit et le cerveau utilisait plus de glucose,utilisé normalement en grande quantité pour fournir l’hippocampe. Mais cette expérience fonctionna sur seulement quelques patients,elle est donc suspendue en attendant de sante.lefigaro.fr
3060788085_1_23_cydmHwpl dans MEDICAMENTS
¤ Récemment,on a pu lire dans la revue Neurology qu’un régime à base de fruits de mer et de fruits et légumes pourraient «lutter contre la réduction du cerveau»,principale cause de la maladie d’Alzheimer,d’après une expérience faite au États-Unis.
www.20minutes.fr
¤ L’exposition à la lumière, et même l’exposition aux ondes électromagnétiques notamment celles des portables seraient thérapeutiques mais toutes ces pistes ne sont pas sûres puisqu’elles causent des effets secondaires. Il en résulte un abandon ou du moins un arrêt temporaire des essais.
¤ En mars 2011,le docteur Dan Frenkel a mis au point dans l’université de Tel-Aviv en Israël un spray nasal à base d’insuline,capable de se protéger contre la maladie d’Alzheimer au niveau du système immunitaire du corps. Après cette déclaration,les chercheurs du Veterans Affairs Puget Sound Health Care System à Seattle ont fait l’expérience sur 104 patients atteint de la maladie d’Alzheimer et il s’avère que les résultats furent très bons: En effet,la mémoire de ces patients s’est améliorée et l’insuline a pu aussi protéger les capacités de fonctionnement du cerveau. Même si cette étude fut positive,elle doit être réalisée avec beaucoup plus de patient avant de sortir sur le marché.
jssnews.com
3060788085_1_25_p2gUXEFq dans Recherche Santé Medecine Pharmacie
¤ Selon la revue scientifique Science ,le bexarotène (substance de chimiothérapie anticancéreuse plus connue sous le nom de Targretin) a réduit les plaques amyloïdes dans le cerveau ce qui a pu rétablir la mémoire des souris prises pour l’expérience réalisée par une école de médecine des États Unis. Cette expérience sera renouvelée sur des humains prochainement.

¤ Le docteur Kiyoshi Kanaya de la faculté de médecine de Tokyo a testé un complément alimentaire appelé le Feru-Guard (mélange à base d’extrait d’écorce de riz) sur plusieurs patients atteints de la maladie d’Alzheimer. En observant les résultats,il a découvert que cette gélule améliorait les fonctions cognitives mais que la prise à long terme de ce médicament,augmentait les flux sanguins du cerveau. A la suite de cela,les chercheurs essayerons d’améliorer le médicament pour le prescrire aux malades Alzheimer.
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blog alzheimer  sur skyrock

 

http://maladie-alzheimertpe.skyrock.com/

 

 

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Hémorroïdes -CONNAITRE ET SOIGNER -تعرف و العلاج- البواسر

Dimanche 26 juin 2016
Image de prévisualisation YouTube

 http://www.chirurgie-hemorroides.info/

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=hemorroides_pm

 

 

http://www.santemaghreb.com/algerie/oncoinfo.htm#oncoinfo108

metastases coloréctales

PR ABID LARBI

SANTE MAGHREB

 

Professeur Larbi Abid

Editorial – JANVIER 2016
Hémorroïdes -CONNAITRE ET SOIGNER -تعرف و العلاج-  البواسر dans ANIMATION abid0404_clip_image001
Un dépistage du cancer colorectal est-il justifié en Algérie ?Par L. Abid
Le cancer colorectal (CCR) arrive en 2ème position par ordre de fréquence, après le cancer du sein chez la femme et le cancer du poumon chez l’homme. Le cancer colorectal est encore diagnostiqué à un stade tardif ; tous les thérapeutes qu’ils soient gastro-entérologues, chirurgiens, radiothérapeutes ou oncologues médicaux sont d’accord sur ce constat.Le dogme « mieux vaut prévenir que guérir », ajouté à la pression des distributeurs des tests de dépistage, fait que des voix s’élèvent pour demander la mise en place d’un dépistage de masse du CCR basé sur les tests immunologiques de recherche de sang humain dans les selles (iFOBT), transposant les résultats des études faites en Europe et Amérique du Nord à l’Algérie mais occultant les aspects socio-économiques différents et surtout les taux d’incidence de ce cancer dans les pays qui ont mis en place un tel dépistage (pays de forte incidence, celle-ci variant entre 40 et 60/100.000) et les taux retrouvés à travers les différents registres du cancer qui fait de l’Algérie qu’on le veuille ou pas un pays de faible incidence du cancer colorectal (incidence variant entre 10 et 20/100.000 selon les registres) même si on constate une progression régulière de cette incidence.De même, certains collègues (certains d’entre eux ayant même participé à l’élaboration du Plan Cancer Algérie) font fit des axes et actions décidés dans ce Plan Cancer 2015/2019 où il est écrit noir sur blanc que « les CCR dont le diagnostic est souvent tardif devraient bénéficier d’une détection plus précoce grâce à une meilleure formation du médecin généraliste… » pour organiser le premier congrès de cancérologie de la faculté de médecine de Bejaïa sous le thème : « Dépistage du cancer colorectal, il est temps ». Dans un article paru sur un quotidien national, il est même précisé que « Bejaia serait désignée comme ville pilote d’une étude épidémiologique d’un dépistage de masse par le nouveau test immunologique des cancers colorectaux ». (?!?)

Evolution de l‘incidence de certains cancers entre 1986 et 2010 à Sétif (In Plan Cancer 2015/2019)

Evolution de l‘incidence de certains cancers entre 1986 et 2010 à Sétif (In Plan Cancer 2015/2019)
Si dépistage il doit y avoir, la localisation qui devrait en bénéficier est manifeste sur ce graphe. 

Epidémiologie CCR

Le CCR représente plus de 10% du fardeau cancer en termes d’incidence en 2012 selon le rapport Cancer 2014 de l’OMS.
Plus de 65% des nouveaux cas sont notés dans les pays à haut niveau ou très haut niveau de développement humain ; et plus de la moitié des nouveaux cas apparaissent en Europe et aux Amériques. Les plus fortes incidences sont retrouvées en Australie/Nouvelle Zélande ainsi qu’en Europe centrale (Slovaquie, Hongrie, Tchéquie) et en Corée. Il y a une grande variation géographique de l’incidence à travers le monde et les modèles géographiques sont très similaires chez les hommes et les femmes : les taux d’incidence varient de dix fois dans les deux sexes dans le monde entier, les taux les plus élevés estimés étant en Australie / Nouvelle-Zélande (ASR 44,8 et 32,2 pour 100 000 chez les hommes et les femmes, respectivement), et les plus faibles en Afrique de l’Ouest (4,5 et 3,8 pour 100 000). La mortalité représente 8,5% du total avec plus de décès (52%) dans les régions les moins développées du monde, reflétant un faible taux de survie dans ces régions.

Incidence du CCR dans différentes régions du monde (sexe masculin)

Incidence du CCR dans différentes régions du monde (sexe masculin) 

Incidence du CCR dans différentes régions du monde (sexe féminin)

Incidence du CCR dans différentes régions du monde (sexe féminin)

Le cancer colorectal à travers les différentes régions du monde (sexe masculin-Globocan 2012)

Le cancer colorectal à travers les différentes régions du monde (sexe masculin-Globocan 2012)

Le cancer colorectal à travers les différentes régions du monde (sexe féminin -Globocan 2012)

Le cancer colorectal à travers les différentes régions du monde (sexe féminin -Globocan 2012)

Répartition des différentes localisations cancéreuses en Algérie (sexe masculin-Globocan 2012)

Répartition des différentes localisations cancéreuses en Algérie (sexe masculin-Globocan 2012)

Répartition des différentes localisations cancéreuses en Algérie (sexe féminin -Globocan 2012)

Répartition des différentes localisations cancéreuses en Algérie (sexe féminin -Globocan 2012)

Un clinicien, même s’il est spécialiste d’une branche de la cancérologie, ne possède pas les outils nécessaires pour décider ou non de la mise en application d’un programme de dépistage : il doit soit se former, soit s’entourer d’épidémiologistes et d’experts pour se faire un avis fondé.

A l’heure actuelle, le dépistage organisé (de masse) du cancer colorectal n’est réalisé que dans certains pays de fortes incidences qui utilisent d’ailleurs plusieurs tests (recherche de sang dans les selles mais également rectosigmoïdoscopie et colonoscopie) à des rythmes variables et à des populations dont l’âge varie d’un pays à un autre. Il n’existe aucun pays ayant une incidence voisine de celle retrouvée en Algérie (voire même une incidence un peu plus élevée que celle retrouvée en Algérie) qui a mis en place un programme de dépistage du CCR.

En Algérie, et comme le stipule l’axe n°2 du Plan Cancer 2015/2019, tout doit être fait pour mettre véritablement en place un dépistage organisé du cancer du sein. Il y a vingt ans, nous avions dans un article intitulé « un dépistage de masse du cancer du sein est-il réalisable en Algérie ? R.E.M., 1995, vol VI, n°1, 2-6 » rappelé qu’un programme de dépistage ne s’improvise pas, il doit faire l’objet d’une longue réflexion de la part d’une équipe pluridisciplinaire composée des différentes catégories de médecins concernés, de spécialistes en économie de la santé et de représentants des pouvoirs publics. Il n’est pas possible de mettre en place une campagne de dépistage sans protocole précis et sans évaluation avant et pendant la campagne. L’expérience de la CNAS avec ses centres de « dépistage par mammographie » destinées aux seules fonctionnaires, de même que le clino-mobile de l’association El Amal qui sillonne le pays en réalisant des campagnes de diagnostic de pathologies mammaires, s’ils ont le mérite d’attirer l’attention tant des décideurs, des médias que de la population sur le fléau cancer du sein, ne sont pas un programme de dépistage de masse du cancer du sein.
Les 12 mesures de l’Action 1.1 (créer un comité d’experts en vue de l’organisation du dépistage du cancer du sein) de l’axe 2 du Plan Cancer Algérie 2015/2019, représentent la feuille de route de ce dépistage organisé de masse du cancer du sein.

Les hémorroïdes

Les hémorroïdes sont des veines dilatées qui se forment dans l’anus ou le rectum. Il est normal que les veines de la région anale se gonflent légèrement au moment de la défécation. Mais contrairement aux veines normales, les hémorroïdes restent dilatées en permanence (voir schéma).

Environ 1 adulte sur 2 âgé de plus de 50 ans est atteint d’hémorroïdes. La constipation, la grossesseet la perte de tonus des tissus avec l’âge en sont les principales causes. Chez les femmes enceintes, les symptômes d’hémorroïdes disparaissent généralement après l’accouchement.

Les symptômes sont occasionnels et facilement reconnaissables : des démangeaisons près de l’anus, un inconfort en position assise et des saignements lorsqu’on va à la selle. Habituellement, une crise d’hémorroïdes dure quelques jours, puis les symptômes se résorbent.

La plupart des personnes qui souffrent d’hémorroïdes parviennent à soulager leurs symptômes avec divers soins maison et, au besoin, des médicaments offerts en vente libre. Il arrive cependant que des hémorroïdes génèrent des douleurs persistantes ou un inconfort presque permanent. Dans ces cas, un traitement médical peut être envisagé.

Types d’hémorroïdes

On distingue 2 types d’hémorroïdes :

  • Les hémorroïdes externes apparaissent sous la peau à l’orifice de l’anus. Elles peuvent causer une enflure dans la région. Elles sont plus sensibles que les hémorroïdes internes, car il y a plus de fibres nerveuses sensitives dans cette région. De plus, le risque qu’un caillot de sang se forme dans une veine dilatée est plus grand que pour les hémorroïdes internes (voir Complications possibles).
  • Les hémorroïdes internes se forment dans l’anus ou la partie inférieure du rectum. Elles forment une petite protubérance (voir schéma). On les classifie selon leur stade d’évolution. Elles tendent à progresser d’un degré à l’autre si rien n’est fait pour en freiner l’évolution.
    Premier degré. L’hémorroïde demeure à l’intérieur de l’anus.
    Deuxième degré. L’hémorroïde sort de l’anus au moment de la défécation, et revient en position normale à l’arrêt de l’effort.
    Troisième degré. L’hémorroïde doit être replacée délicatement avec les doigts après la défécation.
    Quatrième degré. L’hémorroïde ne peut être replacée à l’intérieur de l’anus.

Complications possibles

Lorsque l’inconfort ou la légère douleur se transforme en douleur intense, c’est habituellement le signe qu’un caillot de sang s’est formé dans une hémorroïde. Il s’agit d’une thrombose hémorroïdaire, douloureuse, mais sans danger. Les symptômes disparaissent normalement en l’espace de 1 ou 2 semaines, à l’aide d’analgésiques et de laxatifs émollients, qui ramollissent les selles. Après la résorption du caillot, il peut se former une petite enflure non douloureuse à l’anus, appelée marisque (seulement en cas d’hémorroïdes externes).

Dans de rares cas, une ulcération (plaie qui tend à s’étendre) peut apparaître. Il peut aussi arriver qu’une perte de sang importante provoque de l’anémie.

Quand consulter

Il est recommandé de consulter un médecin sans tarder en cas de saignement anal, même s’il est peu intense. Ce symptôme peut être le signe d’un autre type d’affection de la région anale ou d’un problème de santé plus grave.

Symptômes

  • Sensation de brûlure, de démangeaison ou d’inconfort dans la région anale.
  • Saignement et légère douleur au moment de la défécation.
  • Sensation que l’intérieur du rectum est enflé.
  • Suintement de mucus par l’anus.
  • Sortie par l’anus de protubérances sensibles (seulement dans le cas d’hémorroïdesinternes du 2e, 3e ou 4e degré).

Les personnes à risque

  • Les personnes dont un proche parent souffre d’hémorroïdes.
  • Les femmes enceintes.
  • Les femmes qui ont donné naissance par accouchement vaginal.
  • Les personnes atteintes d’une cirrhose du foie.

Les facteurs de risque

  • Souffrir de constipation ou de diarrhée de façon régulière.
  • Souffrir d’obésité.
  • Rester assis longtemps sur le siège de toilette.
  • Être appelé à soulever fréquemment des objets lourds.
  • Pratiquer le coït anal.
Mesures préventives de base

Alimentation

  • Augmenter graduellement la quantité de fibres dans son alimentation. Il s’agit de lameilleure prévention possible. Les fruits et les légumes, les céréales et les pains de grains entiers sont d’excellentes sources de fibres. Il est préférable de les intégrer graduellement à l’alimentation. Les fibres ramollissent les selles et augmentent leur volume, ce qui facilite leur expulsion en douceur.
    Remarque. Il faut être patient : l’amélioration se produit en quelques semaines.
  • Boire suffisamment d’eau et d’autres liquides durant le jour.
  • Prendre le temps de manger le matin. L’intestin a le réflexe de se vider après les repas, surtout après le petit-déjeuner.

Exercice physique régulier

  • Une vingtaine de minutes de marche par jour à bonne allure permettent de stimuler le transit intestinal.
  • Ne pas rester assis de longues heures. Si l’on ne peut faire autrement, se lever à l’occasion, pour 1 ou 2 minutes.

Hygiène intestinale

  • Aller à la selle régulièrement. Ne pas retarder le moment de déféquer si le besoin se fait sentir. Plus on attend, plus les selles deviennent sèches et dures. Au moment de la défécation, éviter de forcer en retenant son souffle.
  • Ne pas rester assis sur le siège de la toilette plus longtemps qu’il ne le faut (éviter d’y lire). Dans cette position, les muscles de l’anus sont relâchés, entraînant un afflux de sang.
Mesures pour prévenir les récidives
  • Si nécessaire, prendre des suppléments de fibres, comme le psyllium (Metamucil®, Fibropur®, Prodiem®, etc.) ou d’autres types de fibres (Fibramax®). On les trouve en vente libre en pharmacie. Ils peuvent être pris à long terme sans problème. S’assurer de boire beaucoup afin d’éviter l’obstruction du tube digestif.
  • Éviter de prendre d’autres types de laxatifs que les suppléments de fibres.

 

 

La plupart du temps, les hémorroïdes se traitent aisément, avec quelques soins maison.

Conseils et soins de base

  • Garder la région anale propre : prendre un bain ou une douche quotidiennement. Il n’est cependant pas nécessaire d’utiliser du savon.
  • Après être allé à la selle, se nettoyer doucement avec un papier hygiénique imbibé d’eau, une serviette humide pour bébé ou un linge de coton humide. Éviter les papiers hygiéniques parfumés.
  • En cas de démangeaisons, appliquer des compresses froides sur l’anus pendant une dizaine de minutes, 3 ou 4 fois par jour.
  • En cas de caillot ou de descente d’hémorroïde, prendre un bain de siège dans de l’eau chaude, de 10 à 15 minutes, 2 ou 3 fois par jour, pour soulager la douleur. Certaines pharmacies et certains magasins spécialisés vendent de petits bains qu’on peut installer sur les toilettes. Ne pas ajouter de savon dans l’eau. Assécher délicatement et mettre une poudre non parfumée pour garder la peau au sec (par exemple, de la fécule de maïs ou une poudre antifongique).
  • Porter des sous-vêtements de coton. Le lycra, l’acrylique et les autres fibres synthétiques empêchent l’évacuation de l’humidité.
  • Tant que les hémorroïdes ne sont pas guéries, éviter les boissons et les alimentsqui peuvent irriter les muqueuses : café (même décaféiné), alcool, moutarde forte, piment fort et autres épices fortes.
  • Éviter aussi de lever des objets lourds, car cela augmente la pression dans les veines.

 

 

Habitudes de vie

Afin de régulariser le transit intestinal, les médecins suggèrent, avant tout, de respecter autant que possible les règles d’hygiène et les habitudes de vie décrites dans la section Prévention.

Médicaments

Pour soulager les démangeaisons, on peut avoir recours à un produit offert en vente libre : onguent, crème ou suppositoire. La majorité de ces produits renferment de l’hydrocortisone ou de la benzocaïne. Les produits spécialisés vendus sous le nom Préparation H ne contiennent ni hydrocortisone, ni benzocaïne, mais plutôt de l’huile de foie de requin. Ces produits ont peu d’effet contre la douleur.

Si la douleur est incommodante ou intense, il est possible de la calmer avec un médicamentanalgésique pris par voie orale, comme l’acétaminophène (Tylenol®). On peut aussi recourir à unanalgésique topique (appliqué localement). Certains sont offerts en vente libre. C’est le cas, par exemple, des préparations anesthésiques à base de lidocaïne (la crème Maxilene® ou la crème Emla®, en vente libre au Canada). Il est aussi possible d’obtenir sur ordonnance un onguent à base de nitroglycérine ou de nifédipine, qui soulage la douleur en réduisant la pression dans les veines.

Mise en garde et contre-indications- N’employez pas les produits médicamenteux à l’hydrocortisone ou à la benzocaïne pour plus d’une semaine, à moins que le médecin ne le recommande. De plus, abstenez-vous de les utiliser en cas d’infection locale.- En cas de douleurs liées aux hémorroïdes, évitez de prendre de l’ibuprofène (Advil®, Motrin®) ou de l’aspirine, qui peuvent accroître les saignements. Évitez aussi les narcotiques et les médicaments qui contiennent de la codéine (c’est le cas de nombreux antitussifs), car ils peuvent entraîner de la constipation.

Pour traiter d’urgence des hémorroïdes externes

Il est possible de soulager la douleur aiguë causée par des hémorroïdes externes thrombosées(dans lesquelles un caillot de sang s’est formé) par chirurgie, sous anesthésie locale. Une petite région de peau autour de l’anus est enlevée, y compris les veines atteintes. Cela réduit le risque de récidive. Peu de gens y ont recours, car les autres solutions sont habituellement efficaces.

L’intervention doit être effectuée dans les 72 heures qui suivent l’apparition des symptômes. Par la suite, les inconforts causés par la chirurgie risquent de dépasser le soulagement qu’elle procure. Elle se pratique dans certaines cliniques et dans les urgences des hôpitaux.

Pour traiter les hémorroïdes internes

Si les symptômes persistent et altèrent la qualité de vie, l’une ou l’autre des interventions suivantes peut être envisagée.

Ligature élastique. Cette technique efficace est la plus couramment utilisée, mais ne convient pas à tous les cas. À l’aide d’un appareil à ligaturer, une petite bande élastique est posée à la base de la veine dilatée (voir schéma). Ainsi, la circulation sanguine est bloquée : l’hémorroïde rétrécit puis se décompose. Il se peut qu’il y ait un léger saignement de 2 à 4 jours après l’intervention, lorsque l’élastique tombe. Il peut y avoir des complications (douleurs, formation d’autres hémorroïdes, infection, etc.), mais elles sont rares.

Coagulation. Les hémorroïdes peuvent aussi être éliminées par la chaleur, en dirigeant des rayonsinfrarouges à la base de la veine qui crée la protubérance. Le sang cesse de circuler et la veine se rétracte. Le même effet peut être obtenu en utilisant un courant électrique.

Traitement sclérosant ou sclérothérapie. L’injection d’un produit chimique à la base de l’hémorroïde entraînera son durcissement, puis sa rétractation (voir schéma).

Hémorroïdectomie. Les médecins ont habituellement recours à cette intervention chirurgicaleuniquement lorsque les hémorroïdes sont grosses ou que les autres traitements possibles n’ont pas été efficaces. Pratiquée sous anesthésie générale ou épidurale, elle consiste à enlever, au bistouri, une partie des tissus où se trouvent les hémorroïdes. Cette méthode est plus radicale que les précédentes et réduit les risques de récidive, mais nécessite une récupération plus longue.

 

Dans le cadre de sa démarche de qualité, Passeportsanté.net vous propose de découvrir l’opinion d’un professionnel de la santé. Le Dr Dominic Larose, urgentologue, vous donne son avis sur leshémorroïdes :

 

Bien souvent, des patients me disent : docteur, j’ai des hémorroïdes! Mais ils veulent dire : douleur anale, démangeaison, souillure, saignement… Le plus important est d’être certain que le symptôme est bel et bien relié à l’hémorroïde. Il faut donc subir un examen minutieux de la région concernée.La majorité des patients qui ont des hémorroïdes se portent très bien s’ils suivent les conseils d’hygiène de vie et qu’ils mangent plus de fibres.Dr Dominic Larose, M.D.

 

Révision médicale (décembre 2010) : Dr Dominic Larose, M.D., MCMFC (MU), ABEM
Pour les approches complémentaires de la constipation, consulter notre fiche sur le sujet

 

Efficacité probable Oxérutines. Voir la légende des symboles
Efficacité possible Hamamélis de Virginie.
Efficacité incertaine Camomille allemande.
Usage reconnu Fragon épineux.
Usage traditionnel Aloès, bleuet (ou myrtille), orme rouge, passiflore et vigne rouge.
Approches à considérer Médecine traditionnelle chinoise.

 

Efficacité probable Oxérutines. Les oxérutines sont des substances végétales de la famille des bioflavonoïdes. Les bioflavonoïdes sont des pigments (il y en a plus de 4 000) qui, entre autres, donnent leur couleur aux plantes. En Europe, on fait largement usage de ces substances pour le traitement deshémorroïdes. Les résultats de 2 essais cliniques menés auprès de 150 femmes enceintes indiquent que les oxérutines peuvent soulager les symptômes des hémorroïdes associés à lagrossesse1,2. Deux autres essais font mention qu’une haute dose (4 g par jour) d’oxérutines peut soulager les hémorroïdes3,4.
Dosage
Au cours des essais cliniques, on a généralement administré 500 mg d’oxérutines, 2 fois par jour.
Remarque
En Europe, il existe plusieurs préparations pharmaceutiques à base d’oxérutines (la troxérutine notamment) destinées au traitement des hémorroïdes (comprimés, gélules ou solutions buvables). Ces produits ne sont généralement pas vendus en Amérique du Nord.

Efficacité possible Hamamélis de Virginie (Hamamelis virginiana). L’usage de l’hamamélis par voie interne et surtout externe pour traiter les hémorroïdes est courant. Cet usage est d’ailleurs reconnu par laCommission E allemande. De fait, les propriétés astringentes, anti-inflammatoires et hémostatiques (favorisant la coagulation du sang) de l’hamamélis semblent être relativement bien établies. Quelques essais appuient l’efficacité d’onguents à base d’hamamélis à soulager les symptômes des hémorroïdes7.
Dosage
L’hamamélis s’applique localement, de diverses manières (pommades, suppositoires, etc.). Pour des conseils précis, consulter notre fiche Hamamélis de Virginie.

Efficacité incertaine Camomille allemande (Matricaria recutita). Au cours d’un essai mené auprès de 120 personnes souffrant d’hémorroïdes à un stade avancé, l’application d’une crème à la camomille allemande (Kamillosan®) a amélioré les résultats du traitement principal (ligature ou dilatateur anal), par rapport à l’application de vaseline8.

Usage reconnu Fragon épineux (Ruscus aculeatus). La Commission E reconnaît l’efficacité du fragon épineux par voie interne comme traitement de soutien pour soulager les symptômes associés aux hémorroïdes. Les connaissances sur son action pharmacologique sur les veines et les tissus environnants permettent de croire à son efficacité pour soulager les hémorroïdes. Cependant, on ne dispose pas d’études cliniques pour le prouver.
Dosage
Prendre, par voie orale, un extrait normalisé de racine de fragon épineux fournissant de 7 mg à 11 mg de ruscogénine et de néoruscogénine (les ingrédients actifs).

Usage traditionnel Aloès (Aloe vera), bleuet (Vaccinium angustifolium ou Vaccinium myrtilloides) ou myrtille(Vaccinium myrtillus), orme rouge (Ulmus rubra), passiflore (Passiflora incarnata) et vigne rouge(Vitis vinifera). Ces plantes étaient utilisées anciennement par les personnes souffrant d’hémorroïdes afin de soulager les symptômes ou de redonner de la vigueur au système vasculaire.
Dosage
- Aloès : appliquer fréquemment du gel d’aloès sur la région anale pour soulager l’inflammation.
- Bleuet (psn) ou myrtille : manger de 55 g à 115 g de bleuets frais, 3 fois par jour, ou de 2 ml à 4 ml 3 fois par jour d’extrait fluide (1:1, g/ml).
- Orme rouge : confectionner une pâte épaisse en mélangeant de la poudre d’écorce à un peu d’eau bouillante. Laisser refroidir et appliquer cette pâte en cataplasme sur les parties atteintes.
- Passiflore : infuser 20 g de parties aériennes de passiflore dans 200 ml d’eau bouillante pendant 10 à 15 minutes. Laisser refroidir et employer pour laver les parties atteintes ou appliquer en compresse.
- Vigne rouge : prendre de 150 mg à 300 mg par jour d’un extrait de pépins de raisin ou de 360 mg à 720 mg par jour d’extraits de feuilles de vigne.
Contre-indications
Certaines de ces plantes font l’objet de contre-indications pour les femmes enceintes ou qui allaitent. Consulter la section Précautions de ces fiches avant d’en faire l’usage.

Approches à considérer Médecine traditionnelle chinoise. Les praticiens de la Médecine traditionnelle chinoise voient les maladies hémorroïdaires comme le résultat d’une congestion sanguine attribuable à une insuffisance de circulation énergétique dans les méridiens qui traversent la région anale. Selon eux, il est possible de soulager cette congestion par des traitements d’acupuncture et des herbes chinoises.

 

Pour en savoir plus au sujet des hémorroïdes, Passeportsanté.net vous propose une sélection d’associations et de sites gouvernementaux traitant du sujet des hémorroïdes. Vous pourrez ainsi y trouver des renseignements supplémentaires et contacter des communautés ou des groupes d’entraide vous permettant d’en apprendre davantage sur la maladie.

 

Canada

Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Bibliographie

Ask DrWeil, Polaris Health (Ed). Condition Care Guide – Treatment of Hemorrhoids,DrWeil.com. [Consulté le 18 novembre 2010]. www.drweil.com
Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J (Ed). Expanded Commission E Monographs, American Botanical Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000.
Collège des médecins de famille du Canada. Programmes, Éducation des patients – Hémorroïdes- Pour réduire l’inconfort et la douleur. Le Collège des médecins de famille du Canada. [Consulté le 18 novembre 2010]. www.cfpc.ca
Mayo Foundation for Medical Education and Research (Ed). Diseases & Conditions – Hemorrhoids, MayoClinic.com. [Consulté le 18 novembre 2010]. www.mayoclinic.com
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 18 novembre 2010]. www.ncbi.nlm.nih.gov
Natural Standard (Ed). Condition Center – Hemorrhoids, Nature Medicine Quality Standards. [Consulté le 18 novembre 2010]. www.naturalstandard.com
The Natural Pharmacist (Ed). Conditions – Hemorrhoids, ConsumerLab.com. [Consulté le 18 novembre 2010]. www.consumerlab.com
UpToDate. [Consulté le 18 novembre 2010]. www.uptodate.com

Notes

1. Wijayanegara H, Mose JC, et alA clinical trial of hydroxyethylrutosides in the treatment of haemorrhoids of pregnancy.J Int Med Res. 1992 Feb;20(1):54-60.
2. Titapant V, Indrasukhsri B, et alTrihydroxyethylrutosides in the treatment of hemorrhoids of pregnancy: a double-blind placebo-controlled trial.J Med Assoc Thai. 2001 Oct;84(10):1395-400.
3. De Cecco L. [Effects of administration of 50 mg heparan sulfate tablets to patients with varicose dilatation of the hemorrhoid plexus (hemorrhoids)]. Minerva Ginecol. 1992 Nov;44(11):599-604. Italian.
4. Annoni F, Boccasanta P, et al[Treatment of acute symptoms of hemorrhoid disease with high-dose oral O-(beta-hydroxyethyl)-rutosides]Minerva Med 1986;77(37):1663-1668.
7. Moosmann EB, Fortschr Med 1990. Knoch HG Fortschr Med, 1992. Seeberger, J. Z Phytother 1979. Études menées en Allemagne, non disponible en anglais. Résumées dans : Mills S, Bone K. Principles and Practice of Phytotherapy, Churchill Livingstone, Harcourt Publishers, Grande-Bretagne, 2000, page 592.
8. Forster CF, Sussmann HE, Patzelt-Wenczler R. [Optimization of the Barron ligature treatment of 2nd and 3rd-degree hemorrhoids using a therapeutic troika]. Schweiz Rundsch Med Prax. 1996 Nov 12;85(46):1476-81. [Article en allemand, résumé en anglais].

Traitement des hémorroïdes par LASER (version longue).علاج البواسير باللازر

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Hémorroidectomie: technique de Longo-علاج البواسير على طريقة لومبو-

 

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ligature plastique de paquets hemorroidaire

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Hémorroïdes : une nouvelle technique chirurgicale

Un Français sur deux sera victime d’hémorroïdes après 50 ans. Dans les cas les plus importants, le traitement passe obligatoirement par une opération chirurgicale. Mais celle-ci n’a pas bonne presse auprès des malades : douleurs post-opératoires, immobilisation pendant trois semaines.
Une nouvelle technique venue d’Italie devrait grandement améliorer ce traitement et rassurer les personnes concernées. Il s’agit de l’anopexie rectale, également appelée hémorroïdopexie mécanique ou technique de Longo, du nom de son inventeur. Schématiquement, il s’agit de placer une agrafe circulaire sur la muqueuse rectale, qui va empêcher les hémorroïdes de sortir. L’opération dure une quinzaine de minutes, en anesthésie locale ou générale. L’agrafe est expulsée naturellement dans le mois suivant.
Les avantages sont nombreux : cette technique n’entraîne aucune lésion sur le sphincter ou le canal anal. Ainsi, les douleurs post-opératoires sont beaucoup moins importantes. De plus le séjour en hôpital ne dépasse pas deux jours et la reprise du travail peut se faire au bout de deux semaines. Certes, quelques effets indésirables existent. De plus, cette technique est encore récente : le recul reste faible pour évaluer le succès à long terme.

Sources :

communiqué de la compagnie Ethicon

Les produits a proscrire a éviter  en cas de réctorragies  et hémorroïdes  (SELON DR ASSAS MOSTEPHA)ا
laxatifs Macrogol/forlaxHuile de paraffineBLOQUENT LE PROCESSUS DE VITAMINO ABSORPTIONET AUGMENTENT L INFLAMMATION ET L INTOLERENCE ET MEME CREATION D ALLERGIE  sauf  sucres DUPHALACsauf fibres tres nombreuses
Les pansements digestifsLES MUCILAGES Pepsane  ET PRODUITS SIMILAIRES polysilanesSONT TRES DANGEUREUX  a cause de leur proprietés fermentatives donc plus de balonnement et bacteries  Sauf les argiles
Antibiotiques Presque tous – INHIBE LE PROCESSUS DE VITAMINOSYNTHES
Veinotoniques classiques Rendent le sang plus fluide et retardent votre diagnostiquePOUR LES GENERIQUESLES PRECEPS SONT  PLUS  PROMETTEURS
Anti-inflammatoiresET DERIVES D ASPIRINE AINS  si vous avez  des saignements de gencives par exemple
Toutes les épices Contiennent des bactéries  de fermentations  parfois redoutables
Les boissons et limonades Acide citrique
Les betteraves En cas de saignements  dans le colon aggravent les situations  de fermentations
Les vitamines  c (ascorbates surtout) LES VITAMINES c DU MARCHE CONTIENENT DES EXCIPIENTS ET CONSERVATEURS QUI  DONNENT DE L HEMORRAGIESAU LIEU D UN EQUILIBRE HEMOSTATIQUE  sauf vitamine C INJECTABLE
 les inhibiteur proton (anti acides)  omeprazole  NEUTRALISE L ACIDITE GASTRIQUE ET PERMET AUX BACTERIE DE PULLULER DANS LE TUBE DIGESTIF -JUSQU A L ANUS
flUOXETINE antidepresseurs rendent le sang tres fluide
CalciumMagnesium les sels de calcium influencent l hémostaseaction antagoniste au calcium Sauf LES CALCIUM GLUCONATESOLUBLES EN GENERAL

 

fichier pdf tncd_rectum_v_finale_2016

http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag0901/sa_2241_hemorroides_chirurgie.htm

 

 http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2560340/fr/emborrhoid

 

 

Qu’en est-il de l’embolisation

dans le traitement des hémorroïdes hémorragiques ?

Position du problème

La ligature sous contrôle doppler des branches terminales de l’artère rectale supérieure est un des traitements de référence de la pathologie hémorroïdaire interne.L’occlusion de ces artères par embolisation n’a jamais été évaluée.

Méthode

Quatorze patients consécutifs ayant des saignements hémorroïdaires persistant après échec du traitement médical et/ou chirurgical ont été inclus. Après cathétérisme de l’artère mésentérique inférieure, des coils ont été injectés en distalité des artères rectales supérieures.

Résultat

Cette technique d’embolisation a permis un arrêt immédiat des saignements hémorroidaires chez l’ensemble des patients, son efficacité était maintenue à 1 mois pour 71% d’entre eux. En cas de récidive une 2ème séance a été proposée et efficace. La tolérance était globalement bonne, hormis un oedème douloureux chez un des patients.

Conclusion

La technique d’embolisation des artères rectales supérieures semble faisable et efficace dans le traitement des hémorroïdes internes hémorragiques en cas de résistance au traitement médical et/ou chirurgical.

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Emborrhoïd

15.10.2015 Découvrez cette nouvelle technique d’imagerie

« Emborrhoïd », une avancée thérapeutique dans la prise en charge des hémorroïdes.

Porté conjointement par le Pr Vincent Vidal (radiologue interventionnelle) et le Pr Igor Sielezneff (chirurgie digestive), ce nouveau traitement, intitulé « Emborrhoïd »,  utilise l’embolisation artérielle des hémorroïdes. Elle consiste à obturer les branches terminales des artères rectales supérieures sous repérage angiographique, dans le but de diminuer l’afflux sanguin artériel hémorroïdaire et de faire disparaitre les symptômes (rectorragies, turgescence). L’occlusion artérielle est faite au travers de microcathéters (1 mm) à l’aide de spires de platines  (« coils ») disposés au niveau des branches terminales des artères rectales supérieures.
Plusieurs interventions d’occlusion artérielle font référence comme l’intervention de « Longo » ou le « HAL Doppler ». Mais, compte tenu des progrès considérables réalisés dans le domaine de la radiologie interventionnelle, il était envisageable d’utiliser l’embolisation endovasculaire pour obtenir une occlusion artérielle.  L’embolisation endovasculaire présente un avantage comparée aux 2 autres techniques, elle permet d’identifier parfaitement les branches artérielles qui alimentent les  hémorroïdes. Les résultats thérapeutiques obtenus sont très encourageant avec 75 % de contrôle des symptômes notamment les rectorragies qui peuvent être très invalidantes (n= 16 patients).  De plus, l’abord vasculaire évite tout traumatisme anal ou rectal et permet d’envisager un traitement sans douleur réalisé en ambulatoire. Ces résultats préliminaires nécessitent d’être confirmés par des études complémentaires. Pour ce faire, à l’assistante publique des hôpitaux de Marseille (APHM) nous entreprenons une nouvelle phase de recherche clinique avec l’ouverture en novembre  d’une étude contrôlée de faisabilité.
Cette technique a fait l’objet d’une publication dans la revue médicale « Diagnostic and Interventional Imaging » et les résultats de la série complète vont paraître dans la revue de radiologie interventionnelle « Cardiovascular and Interventional Radiology ». Par ailleurs, les résultats ont été présentés dernièrement dans 2 congrés internationaux « Cardiovascular and Interventional Radiology Society of Europe » (CIRSE) et « Asian-Pacific Congress of Cardiovascular and Interventional Radiology »  (APCCVIR)

Emborrhoïd 1

 

 

Photo 1 :
Angiographie montrant les artères rectales supérieures (flèches blanches) qui vascularisent le paquet hémorroïdaire au niveau du bas rectum dans le bassin.

 

 

 

 

 

Emborrhoïd 2

 

 

Photo 2 :
Après embolisation, les terminaisons des artères rectales ont été embolisées par des coils (spires métalliques – flèches blanches). Le flux sanguin artériel ne remplit plus les paquets hémorroïdaires.

 

 

Le 17/10/2014
Pr Vincent Vidal – Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille (consulter la déclaration d’intérêt du Pr Vincent Vidal)
Les propos tenus dans cet article sont sous la responsabilité de leur auteur.

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2560340/fr/emborrhoid

 

http://www.sficv.com/images/files/embolisation.pdf

 

 

 

 

http://www.hpsj.fr/wp-content/uploads/2015/01/Le_Trait_instrum_hemo.pdf

-INJ SCLEROSANTE+LIGATURE ELASTIQUE+INFRAROUGE -

 

 

http://www.snfcp.org/maladies-et-malades/informations-grand-public/hemorroides-grand-public/article.phtml?id=rc%2Forg%2Fsnfcp%2Fhtm%2FArticle%2F2011%2F20111108-112142-425

 

 

Vous allez avoir un traitement

des hémorroïdes par cryothérapie

 

Principes de la cryothérapie

Comme pour les autres traitements instrumentaux (photocoagulation infra rouge, ligature élastique, injection sclérosante, électrocoagulation mono ou bipolaire), la cible de la cryothérapie est la maladie hémorroïdaire interne. Le but de ce traitement est de traiter des saignements liés aux hémorroïdes internes et de réduire un prolapsus de grade moyen ou faible. Ces traitements ne sont en aucun cas à appliquer en cas de thrombose hémorroïdaire. Pour atteindre ce but, les traitements instrumentaux vont créer au sommet des hémorroïdes internes une zone de fibrose aboutissant à la fixation des hémorroïdes internes dans le canal anal et à l’obturation du réseau vasculaire superficiel. Le matériel utilisé (cryode) n’est pas à usage unique et nécessite donc une procédure rigoureuse de décontamination et de désinfection.
La cryothérapie utilise le froid pour obtenir une nécrose du tissu hémorroïdaire interne. Deux types de matériel existent : les appareils à azote liquide et les appareils à protoxyde d’azote. Le patient est installé en position genu-pectorale ou en position de Sim’s. L’anuscope permet d’exposer la muqueuse sus-hémorroidaire sur laquelle sera appliquée la cryode.

Trois procédures de traitement ont été décrites :

  • La  » cryo-destruction  » où la muqueuse sus-hémorroïdaire était congelée pendant 2 à 3 minutes laissant place à une zone de nécrose source de douleurs et de suintements. Cette technique n’est plus guère utilisée aujourd’hui ;
  • La  » cryo-sclérose  » où la cryode n’est appliquée que pendant une courte durée n’excédant pas 30 à 60 secondes. Les effets secondaires semblent moins fréquent et cette technique garde encore un certain succès auprès de quelques proctologues ;
  • La  » cryo-ligature « . Le traitement repose alors sur une ligature première de la muqueuse sus-hémorroïdaire qui sera ensuite congelée à l’aide de la cryode. Cette technique est, elle aussi, progressivement abandonnée ; ses résultats n’étant pas supérieur à ceux de la ligature seule et ses complications plus fréquentes.

Risques

Faute d’études contrôlées et prospectives, les effets secondaires de la cryothérapie sont difficilement évaluables. Avec la cryo-destruction (aujourd’hui abandonnée), le suintement anal était quasi constant, les douleurs nécessitant le recours aux antalgiques survenaient dans 1/3 des cas et 5% des patients avaient des saignements importants après une séance de cryothérapie. Ces effets secondaires sont moindre avec la cryo-sclérose, seule technique de cryothérapie encore pratiquée. L’utilisation de laxatifs, d’antalgiques et de traitements locaux par pommade ou crème peut permettre de les minimiser.

Résultats

Aucune des techniques utilisant la cryothérapie des hémorroïdes n’a fait l’objet d’étude comparative contrôlée. Les résultats rapportés dans certains articles sont donc basés uniquement sur des expériences personnelles isolées sans aucune validation scientifique.
Depuis quelques années, la cryothérapie est progressivement abandonnée et se trouve avantageusement remplacée par des techniques instrumentales validées déjà rapportées dans Proktos.com.


haut de page

Pour en savoir plus :

  1. Abramovitz L, Godeberge Ph, Staumont Gh, Soudan D. Recommandations pour la Pratique Clinique sur le traitement de la maladie hémorroïdaire. Gastroenterol Clin Biol 2001 ; 25 :674-702 .
  2. De Parades V, Bauer P, Parisot C, Atienza P. Traitement de la maladie hémorroïdaire. Gastroenterol Clin Biol 200; 24 :1211-1222.

Dr. Franck DEVULDER
Mis en ligne en Avril 2005

 

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MALADIE DE BEHÇET .بهجت

Jeudi 21 mai 2015

http://www.immunologyresearch.ch/ial-prof-sante-info-maladies-immunol-maladie-de-behcet.htm

 

INTRODUCTION

 

La maladie de Behçet est une vasculite multisystémique caractérisée par des aphtes buccaux récidivants, des ulcères génitaux, une atteinte inflammatoire oculaire, des lésions cutanées et une atteinte fréquente des articulations. Le système nerveux central, le tractus gastro-intestinal et les vaisseaux sont moins fréquemment touchés mais leur atteinte peut donner lieu à des complications vitales. Cette vasculite peut toucher les vaisseaux de toutes tailles (artères de petit, moyen et grand calibre, veinules, veines) dans de multiples organes. La maladie de Behçet n’est généralement pas une maladie inflammatoire chronique persistante, mais plutôt une maladie caractérisée par des poussées inflammatoires aiguës récurrentes.1 Comme beaucoup de pathologies immunologiques, cette affection est rare. Etant donné que cette affection peut toucher de multiples organes, des médecins de plusieurs spécialités (généralistes, internistes, immunologues, rhumatologues, ophtalmologues, dermatologues, neurologues, gastro-entérologues) peuvent y être confrontés. Par ailleurs, un retard dans le diagnostic et dans la prise en charge peut avoir des répercussions graves pour les patients.

 

HISTORIQUE

 

La première description de ce que nous appelons à l’heure actuelle la maladie de Behçet a probablement été faite par Hippocrate il y a 2500 ans, qui, dans son oeuvre «Epidemion» (3èmelivre), décrit une maladie endémique en Asie mineure, caractérisée par «des ulcérations aphteuses», des «défluxions des parties génitales» et une «atteinte ophtalmique aqueuse de caractère chronique faisant perdre la vue à de nombreuses personnes».2 Il n’y eu plus ensuite de description de cette maladie dans la littérature médicale jusqu’au 20ème siècle où Huluci Behçet, dermatologue turc, qui donna son nom à cette affection, décrivit en 1937 la classique triade comportant hypopion, aphtose buccale et génitale.3 Certains appellent cette affection maladie d’Adamantiades-Behçet en référence au médecin grec Adamantiades qui décrivit cette affection 6 ans plus tôt que Huluci Behçet.4

 

EPIDÉMIOLOGIE

 

La distribution géographique de la maladie de Behçet est particulière, puisqu’on la rencontre surtout le long de la Route de la Soie, entre l’Asie de l’Est et les pays du bassin méditerranéen. La Turquie est le pays avec la prévalence la plus élevée au monde avec 110-420 cas/100’000 habitants. La prévalence est de 13-20 cas/100’000 habitants dans des pays tels que le Japon, la Corée, la Chine, l’Iran et l’Arabie Saoudite, et de 1-2/100’000 en Angleterre et aux Etats-Unis5. En Suisse Romande, l’incidence a été évaluée dans une étude à 0.65 cas/100’000 personnes/année6, ce qui est superposable à l’incidence retrouvée dans d’autres pays non-endémiques. Dans cette étude, la majorité des patients était issue du bassin méditerranéen (59.2%), mais une part importante (33.3%) était originaire de Suisse. A Berlin, la prévalence parmi les habitants originaire de Turquie était de 21/100’000, donc nettement au-dessous de ce qui est observé en Turquie, mais nettement plus élevée que celle retrouvée dans la population autochtone allemande7. Ce genre d’observation épidémiologique, retrouvé dans d’autres parties du monde (e.g. chez les Japonais de Hawaii), suggère déjà que des facteurs génétiques et environnementaux contribuent au développement de la maladie. La maladie de Behçet se développe en général à l’âge adulte et est rare pendant l’enfance. A l’est du bassin méditerranéen, cette affection touche plus souvent les hommes que les femmes, au contraire de ce qui est observé en Asie.

 

PATHOGÉNÈSE

 

L’étiologie de la maladie de Behçet reste inconnue à ce jour, mais l’hypothèse la plus répandue est qu’une réponse inflammatoire importante est élicitée par un agent infectieux chez un hôte génétiquement susceptible. Histologiquement, la maladie est caractérisée par une infiltration de lymphocytes et de neutrophiles dans les organes touchés. L’hypothèse la plus répandue fait intervenir certains antigènes d’origine virale (HSV = human herpes virus) ou bactérienne (Streptococcus sanguis, HSP = heat shock proteins), qui élicitent, après prise en charge par des cellules présentatrices d’antigène (APC), une réponse lymphocytaire de type Th1 (caractérisée par une «up-régulation» notamment d’IL-1, de TNF-MALADIE DE BEHÇET  .بهجت dans cours ial_alpha, d’interféron-ial_gamma dans Dossiers, d’IL-8 et d’Il-18) engendrant en particulier une activation des neutrophiles et des cellules endothéliales.8 Ces neutrophiles activés sont en partie responsables des dégâts tissulaires observés. Il est admis que cette réponse pathologique survient chez un hôte génétiquement prédisposé. Le gène ayant l’association génétique la plus forte avec la maladie de Behçet est le HLA-B 51, gène faisant partie des gènes du CMH de classe I. En effet jusqu’à 81% des patients d’origine asiatique avec une maladie de Behçet ont cet allèle. Au Japon, l’incidence de HLA-B 51 est significativement plus élevée parmi les patients avec une maladie de Behçet que parmi ceux qui n’ont pas cette maladie (55% versus 10-15%). Toutefois, dans les pays occidentaux, seuls 13% des patients d’origine caucasienne sont porteurs de cet allèle. Ainsi, on peut dire que cet allèle augmente de façon considérable le risque d’avoir cette maladie dans les pays où cette affection est fréquente, mais pas dans la population autochtone des pays occidentaux1. D’autres gènes conférant une prédisposition génétique à la maladie de Behçet ont été étudiés (MICA, MICB en particulier). Certains allèles de MICA (MICA-A6, MICA A-9) semblent être associés à une augmentation du risque de développer une maladie de Behçet, mais cela résulterait en fait d’un déséquilibre de liaison entre MICA-A6 respectivement MICA-A9 et HLA-B 519. MICB ne semble par contre pas associé à la maladie de Behçet10. L’hyperexpression de la molécule d’adhésion ICAM-1 (intercellular adhesion molecule-1) pourrait contribuer au recrutement des neutrophiles. Par ailleurs, une augmentation de la concentration du NO (oxyde nitrique) a été décrite dans différents tissus au cours de la maladie de Behçet, ce qui pourrait inhiber la migration des neutrophiles au sein des lésions inflammatoires liées à la maladie de Behçet en entraînant la persistance in situ de ces cellules activées9. La Figure 1 résume la pathogénèse de la maladie de Behçet telle que l’on se la représente à l’heure actuelle.

 

PATHOLOGIE

 

La lésion histopathologique commune à tous les organes atteints par la maladie de Behçet (sauf l’aphtose bipolaire et certaines manifestations cutanées tels que l’érythème noueux et la pseudofolliculite) est une vasculite, touchant les artères de toute taille, les veinules et les veines. Les lésions sont caractérisées par une infiltration lymphocytaire et monocytaire périvasculaire, avec ou sans dépôt de fibrine dans la paroi vasculaire, et éventuellement associée à une nécrose tissulaire.5 On peut aussi observer une infiltration significative par des neutrophiles, surtout dans les lésions précoces.

 

MANIFESTATIONS CLINIQUES

Symptômes constitutionnels:

En plus de l’atteinte spécifique des différents organes cités ci-dessous, beaucoup de patients ont des symptômes non-spécifiques, particulièrement de la fatigue et un malaise généralisé, avec ou sans fièvre et perte pondérale. La maladie de Behçet peut aussi se présenter initialement comme une fièvre périodique isolée.

 

Manifestations cutanéo-muqueuses:

  • Les aphtes buccaux récidivants constituent en général un symptôme initial et sont mis en évidence pratiquement chez tous les patients à un moment donné de leur évolution. Ils constituent d’ailleurs le critère majeur de cette affection (cf. chapitre «diagnostic»). Ils peuvent toucher les gencives, la langue, les muqueuses labiales et buccales. La lésion typique est ronde, comportant un bord érythémateux et bien délimité, avec une surface couverte d’une pseudomembrane blanche-jaunâtre, correspondant à de la fibrine (Figure 2).
  • Les ulcères génitaux surviennent sur le scrotum et le pénis chez les hommes, et sur la vulve chez les femmes. Ils sont douloureux et en général plus étendus et plus profonds que les ulcères buccaux. Ces lésions génitales laissent en général des cicatrices. Il vaut donc la peine de rechercher de façon active des cicatrices génitales chez un patient chez qui l’on suspecte le diagnostic de maladie de Behçet, puisque l’atteinte génitale constitue l’un des critères mineurs de cette affection.
  • Les autres manifestations cutanées comportent l’érythème noueux, la pseudofolliculite (pustule non centrée par un follicule pileux), les nodules acnéiformes, les thrombophlébites superficielles migratoires et l’hyperréactivité cutanée aspécifique aux agressions de l’éphithélium (qu’il s’agisse d’injections, d’éraflures superficielles ou d’intradermoréactions à des antigènes variés). Cette hyperréactivité cutanée est à l’origine du test pathergique, qui constitue un critère diagnostique mineur. Ce test est considéré comme positif si, 24-48h après la piqûre de la face antérieure de l’avant-bras par une aiguille de taille 21G, une papule ou une pustule apparaît au site de ponction.

 

Atteinte oculaire:

Dans la maladie de Behçet, les lésions oculaires peuvent toucher la chambre antérieure et/ou la chambre postérieure. L’atteinte oculaire est la 1ère manifestation de la maladie de Behçet chez environ 10% des patients, mais elle apparaît en général après les ulcérations orales. Les patients avec des lésions oculaires ont des symptômes variables, incluant une vision trouble, des douleurs oculaires, une photophobie, une lacrimation exagérée, une rougeur oculaire.

 

L’uvéite antérieure à hypopion peut être fugace et cliniquement quiescente. Elle peut n’être visible qu’à l’examen à la lampe à fente. Des attaques répétées peuvent mener à des altérations structurelles telles que déformation de l’iris, synéchies du cristallin et hypertonie oculaire par trouble de l’écoulement de l’humeur aqueuse.

 

Le problème oculaire le plus sérieux chez des patients avec une maladie de Behçet est l’atteinte du segment postérieur (rétine). Celle-ci se manifeste en général par une diminution de l’acuité visuelle, sans douleurs oculaires associées. La lésion principale est une vasculite artérielle et veineuse avec des périphlébites tendant à l’obstruction tant des veines que des artères. Durant la phase aiguë, l’examen ophtalmologique peut révéler des lésions rétiniennes hémorragiques et exsudatives, et une infiltration cellulaire du vitré. L’angiographie à la fluorescéine peut montrer des zones de fuite (liées à une augmentation de la perméabilité), des dilatations capillaires ainsi que des zones d’obstruction.

 

Atteinte articulaire:
L’atteinte articulaire est fréquente puisqu’elle survient dans la plupart des séries dans >50% des cas1. Elle est souvent précoce et peut précéder de plusieurs années les autres manifestations. Il s’agit d’arthralgies et/ou d’une arthrite qui peut se manifester sous diverses formes: monoarthrite, oligoarthrite ou polyarthrite touchant surtout les grosses articulations (genoux, poignets, chevilles, coudes). Une sacro-iliite peut survenir, en particulier chez les patients avec un HLA-B 27, mais la probabilité d’avoir une sacro-iliite n’est pas augmentée par rapport à une population sans maladie de Behçet.11 L’atteinte articulaire est souvent récidivante et asymétrique. Des atteintes articulaires destructives surviennent rarement et les radiographies sont souvent normales, avec rarement des érosions ostéo-cartilagineuses ou de minimes pincements. La ponction articulaire, effectuée dans la phase aiguë, met en évidence un liquide articulaire inflammatoire, riche en polynucléaires notamment.

Atteinte neurologique:

L’atteinte neurologique du SNC survient chez 10-20% des patients avec une maladie de Behçet. Elle est la cause d’une morbidité importante et entraîne un risque de mortalité estimé à 5-10%. L’atteinte neurologique peut revêtir diverses formes: méningite ou méningo-encéphalite, atteinte du parenchyme cérébral, thrombose veineuse centrale, rarement atteinte vasculitique des artères à destinée cérébrale.

 

La survenue d’une méningite aseptique ou d’une méningo-encéphalite au cours d’une maladie de Behçet se présente en général sous la forme d’un tableau de céphalées fébriles associé à un syndrome inflammatoire biologique. Le diagnostic peut être fait par la ponction lombaire qui montre en général une pléocytose et une hyperprotéinorachie.

 

L’atteinte du parenchyme cérébral touche avec prédilection le tronc cérébral (Figure 3), mais peut aussi toucher les ganglions de la base, la substance blanche périventriculaire ou la moelle épinière. Cliniquement on observe souvent un syndrome cortico-spinal uni-ou bilatéral, une ataxie, des troubles du comportement, parfois un tableau de démence. L’installation se fait de façon aiguë ou subaiguë en quelques jours, parfois précédée d’un tableau de méningite aseptique.

 

Les thromboses veineuses cérébrales se manifestent par un tableau d’hypertension intracrânienne avec céphalées et œdème papillaire.

 

Dans la plus grande série de patients avec neuro-Behçet publiée à ce jour12, il y avait une période moyenne de 5-6 ans entre le début des symptômes non-neurologiques et l’apparition de symptômes ou signes neurologiques. Néanmoins, les symptômes neurologiques peuvent apparaître de façon concomitante (7.5%) ou précéder (3%) les symptômes non-neurologiques.

 

Atteinte digestive:

Les symptômes cliniques en relation avec une atteinte digestive dans la maladie de Behçet sont variés et comportent l’anorexie, les nausées et vomissements, la dyspepsie, les diarrhées et les douleurs abdominales. L’endoscopie peut révéler une inflammation muqueuse segmentaire et des ulcérations aphtoïdes touchant le plus souvent l’iléon, le caecum et le colon ascendant (Figure 4). Les strictures sont rares, mais une inflammation transmurale et des fistules sont fréquemment observées. L’atteinte digestive de la maladie de Behçet présente donc beaucoup de similarités avec les maladies inflammatoires de l’intestin, la maladie de Crohn en particulier.

Atteinte vasculaire:
L’atteinte vasculaire de la maladie de Behçet peut se manifester par des thromboses veineuses profondes (TVP), des thrombophlébites superficielles, des anévrismes artériels et des thromboses artérielles.

 

L’atteinte veineuse est la plus fréquente et peut aboutir à la fois à des TVP et des thrombophlébites superficielles. Les atteintes veineuses les plus graves sont constituées par les thromboses des veines cave supérieure et inférieure, des sinus cérébraux et des veines sus-hépatiques (syndrome de Budd-Chiari).

 

L’atteinte artérielle est observées dans 3-5% des cas et peut se manifester à la fois par des anévrismes artériels et des thromboses artérielles. Les anévrismes des artères pulmonaires sont très caractéristiques de la maladie de Behçet, mais les anévrismes peuvent toucher toutes les artères. Les particularités de l’atteinte artérielle sont une association fréquente à des TVP, l’atteinte simultanée de plusieurs artères (Figure 5), l’association concomitante d’anévrismes et de thromboses, le déclenchement de l’atteinte artérielle par des gestes invasifs sur les artères (artériographie, gazométrie artérielle, biopsie pulmonaire, pontage artériel) et une mortalité élevée (20%), dans une maladie où le pronostic vital est rarement engagé.13

 

Atteinte rénale:
L’atteinte rénale dans la maladie de Behçet est classiquement considérée comme exceptionnelle. Néanmoins une publication récente14 rapporte la présence d’une atteinte rénale chez 159 patients atteints d’une maladie de Behçet: une amyloïdose de type AA était présente chez 69 patients, une glomérulonéphrite chez 51 patients, une maladie vasculaire rénale (surtout des anévrismes artériels) chez 35 patients et une néphrite interstitielle chez 4 patients.

 

Atteinte d’autres organes:
L’atteinte cardiaque est rare dans la maladie de Behçet. Elle peut se caractériser par une péricardite, une myocardite, une vasculite coronarienne, des troubles du rythme cardiaque ou une atteinte valvulaire.

 

L’atteinte testiculaire et épididymaire (orchi-épidymite) peut survenir au cours d’une maladie de Behçet, mais sa fréquence est diversement appréciée (5-30%).

 

Examens complémentaires:

Les examens de laboratoire ne sont pas spécifiques. La formule sanguine complète montre fréquemment une anémie inflammatoire modérée et une neutrophilie chez environ 15% des patients. Les marqueurs non-spécifiques de l’inflammation (VS, CRP) sont souvent augmentés dans la phase aiguë de la maladie, mais peuvent être tout à fait normaux en présence même d’une aphtose bi-polaire, d’une atteinte oculaire ou d’une atteinte neurologique active. Les auto-anticorps, tels que les anticorps anti-nucléaires, le facteur rhumatoïde et les ANCA sont en général négatifs. La typisation HLA n’est en général pas utile pour le diagnostic au vu de son manque de sensibilité et de spécificité.

 

 

DIAGNOSTIC

Il n’y a aucun test de laboratoire spécifique de la maladie de Behçet et le diagnostic de cette affection repose sur une base clinique. Actuellement, on se réfère aux critères internationaux publiés en 1990 (Tableau 1).15 Ces critères requièrent comme critère majeur la présence d’une aphtose buccale (au moins 3x/année), associé à au moins 2 critères mineurs parmi lesquels on trouve les ulcérations génitales récurrentes, les lésions oculaires, les lésions cutanées et le test pathergique positif. Récemment, ces critères de classification ont été révisés (Tableau 2). Ces critères, appliqués sur un vaste nombre de patients (2556) et de nombreux contrôles négatifs, permettent d’améliorer à la fois la sensibilité (évaluée à 94.8%) et la spécificité (évaluée à 91.8%) du diagnostic de la maladie de Behçet.16 En pratique courante, et en considérant un patient donné, il faut rester critique vis-à-vis de ces critères. Ils ne tiennent en particulier pas compte de la présence de plusieurs manifestations cliniques fréquentes et importantes de la maladie de Behçet, et en particulier des manifestations articulaires, neurologiques et digestives. Il ne nous arrive donc pas rarement de considérer qu’un patient a une maladie de Behçet, même s’il ne présente pas les critères requis dans les classifications mentionnées ci-dessus, en tenant compte d’autres manifestations cliniques évocatrices de cette affection. La valeur diagnostique du test pathergique est très variable en fonction de l’origine ethnique. En effet, il est positif chez 60% des patients issus du Moyen-Orient17, mais chez seulement 5% des patients caucasiens.18 Son aide diagnostique chez les patients d’origine occidentale est donc quasi nulle.

Tableau 1:

 

Critères de classification de la maladie de Behçet, proposés par l’International Study Group for Behçet’s Disease15
  • Aphtose buccale récidivante
    • 3 types: majeur, mineur, herpétiforme
    • > 3 poussées/an
    • observé par un médecin ou le patient

 

+ au moins 2 des critères suivants:

  • Ulcérations génitales récidivantes ou lésions cicatricielles
    • observées par un médecin ou le patient

 

  • Lésions oculaires
    • uvéite antérieure, uvéite postérieure, hyalite à la lampe à fente
    • vasculite rétinienne observé par un ophtalmologue

 

  • Lésions cutanées
    • érythème noueux, pseudofolliculite, lésions papulo-pustuleuses
    • nodules acnéiformes observés par un médecin en dehors de l’adolescence ou d’un traitement corticoïde

·

  • Test pathergique cutané positif
    • lu par un médecin après 24-48h
 

 

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Tableau 2:

 

Nouveaux critères de classification de la maladie de Behçet16
Aphtose orale 1 point (critère obligatoire)
Apthose génitale 2 points
Lésions cutanées 1 point
Atteinte oculaire 2 points
Test pathergique positif 1 point
Diagnostic établi si > 3 critères positifs

 

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DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

Le diagnostic différentiel varie beaucoup en fonction de la présentation clinique. L’aphtose buccale, présente chez pratiquement tous les patients atteints d’une maladie de Behçet, ouvre le diagnostic différentiel avec l’aphtose buccale bénigne récidivante, les lésions buccales induites par le virus herpès, les maladies inflammatoires de l’intestin (en particulier la maladie de Crohn), la maladie coeliaque, les ulcérations buccales telles que l’on peut les rencontrer dans le lupus érythémateux systémique, les maladies bulleuses avec atteinte de la cavité buccale (pemphigoïde, pemphigus vulgaire, pemphigoïde cicatricielle) et le lichen plan. Les ulcérations orales de la maladie de Behçet ne se distinguent ni cliniquement, ni histologiquement de l’aphtose buccale récidivante banale, à la différence près que les aphtes liés à la maladie de Behçet peuvent être plus étendus et survenir de façon plus fréquente. Le diagnostic d’une apthose buccale est donc un diagnostic clinique et une biopsie de la muqueuse buccale en cas d’aphtose d’aspect cliniquement banale n’a donc pas de sens; elle sera par contre utile si l’on suspecte une maladie bulleuse et devra alors comprendre impérativement une analyse par immunofluorescence. La stomatite herpétique se présente en général sous un aspect clinique différent de celui de l’aphtose buccale avec des lésions érosives, parfois vésiculaires. En cas de doute, un frottis viral avec analyse par PCR permet d’en faire le diagnostic.

 

Beaucoup d’autres affections peuvent être associées à des manifestations cliniques telles qu’on peut les rencontrer dans la maladie de Behçet. Parmi ces affections on peut citer:

 

  • la sarcoïdose, qui peut se manifester par un érythème noueux, une uvéite et des arthralgies; cette affection ne comporte toutefois pas la présence d’ulcères génitaux; la RX thoracique peut, en cas d’atteinte pulmonaire, orienter le diagnostic vers cette affection;
  • le syndrome de Reiter peut être associé à des ulcérations orales et génitales, mais l’arthrite est en général érosive; par ailleurs l’urétrite et la sacro-iliite ne font pas partie des caractéristiques de la maladie de Behçet;
  • la maladie de Crohn et la RCUH: des caractéristiques cliniques très similaires peuvent être communes entre la maladie de Behçet et ces 2 affections inflammatoires si ces dernières sont associées à des manifestations extra-intestinales et que la maladie de Behçet manifeste une atteinte gastro-intestinale prédominante;
  • la présence d’une fièvre périodique peut faire évoquer d’autres pathologies comme la fièvre méditerranéenne familiale, le TRAPS (tumor necrosis factor receptor-associated periodic syndrome) et, chez l’enfant, le syndrome d’hyper-IgD ou le PFAPA (periodic fever with apthous stomatitis, pharyngitis and cervical adenitis);
  • la présence d’une atteinte neurologique prédominante peut faire évoquer une sclérose en plaques.

 

TRAITEMENT

Il n’y a que peu d’études contrôlées, randomisées, concernant le traitement de la maladie de Behçet. Le traitement dépend beaucoup des manifestations cliniques et doit être individualisé. Chez les patients avec une atteinte multisystémique, une communication étroite entre les différents intervenants est nécessaire en vue d’optimaliser le traitement du patient.

 

Manifestations cutanéo-muqueuses:
Lors d’une atteinte cutanéo-muqueuse, le traitement devrait être adapté à la répercussion de cette atteinte sur la qualité de vie du patient.

 

Lors d’aphtes oraux rares et peu gênants, un traitement symptomatique par un stéroïde topique (e.g. Kenacort® A Orabase) peut être suffisant.

 

Si les aphtes sont fréquents, la colchicine, à un dosage de 1 mg/j (à augmenter éventuellement à 1.5 mg/j voir 2 mg/j en fonction de l’efficacité clinique et de la tolérance), est largement utilisée. La colchicine agit par inhibition du chimiotactisme des neutrophiles (Figure 1). Dans notre pratique quotidienne, la colchicine est souvent efficace et permet une nette diminution de la fréquence de l’aphtose buccale et génitale chez un bon nombre de patients. Toutefois, son efficacité sur la prévention des ulcères buccaux n’a pas pu être démontrée dans une étude en double aveugle, randomisée et contrôlée par placébo.19 Cette étude a par contre montré l’efficacité de la colchicine dans la prévention de l’érythème noueux et des ulcères génitaux chez la femme.

 

En cas d’apthose buccale ou génitale résistante au traitement corticoïde topique et à la colchicine, on peut avoir recours à la prednisone per os à faible dose (e.g. 15mg/j) avec un schéma rapidement dégressif sur 2-3 semaines.

 

En cas de lésions cutanéo-muqueuses résistantes aux traitements cités ci-dessus, un traitement par thalidomide, azathioprine, interféron-ial_alpha dans Recherche Santé Medecine Pharmacie et, dans des cas particulièrement résistants, par des anti-TNF-ial_alpha peut être administré.

 

La thalidomide présente, outre un effet anti-angiogénique utilisé dans le myélome multiple, un effet immunomodulateur par diminution de la synthèse de TNF-ial_alpha par les monocytes (Figure 1). Une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placébo a démontré l’efficacité de la thalidomide dans la prévention des ulcérations buccales et génitales.20 La problématique de cette molécule est bien sûr liée à sa tératogénicité (nécessité d’une contraception efficace), mais aussi au risque d’induire une neuropathie et des évènements thrombo-emboliques.

 

L’efficacité de l’azathioprine21 et de l’interféron-ial_alpha22 sur la diminution de la fréquence et de la sévérité des ulcérations orales et génitales a été démontrée dans des études prospectives, en double-aveugle et contrôlées par placébo.

 

En ce qui concerne les molécules inhibant l’action du anti-TNF-ial_alpha, l’etanercept s’est avéré efficace dans une étude randomisée dans le traitement et la prévention des ulcères buccaux, des lésions nodulaires et papulo-pustuleuses, mais pas des ulcères génitaux.23 Un traitement par etanercept ou infliximab pour le traitement des lésions muco-cutanées ne devrait être envisagé qu’après échec des autres traitements.24

 

Atteinte oculaire:
L’atteinte oculaire de la maladie de Behçet évolue souvent par poussées successives et peut aboutir à des atteintes irréversibles et à la perte de la vision. Malgré un traitement bien conduit, environ 25% des patients présentant une atteinte oculaire liée à la maladie de Behçet deviennent aveugles.25 Le traitement vise à la fois à supprimer l’inflammation et à prévenir les récidives.

 

L’uvéite antérieure isolée peut être traitée en général par des corticoïdes topiques associé à un mydriatique (e.g. scopolamine) destiné à prévenir la formation de synéchies postérieures. Si l’uvéite antérieure n’est pas contrôlée par des corticoïdes topiques, un traitement de prednisone orale peut devenir nécessaire.

 

L’atteinte du segment postérieur (uvéite postérieure, vasculite rétinienne) doit être traitée impérativement par des stéroïdes par voie générale associés la plupart du temps d’emblée à de l’azathioprine. Une étude randomisée, contrôlée par placébo a en effet montré que l’azathioprine à un dosage de 2.5 mg/kg/j permettait de diminuer la fréquence des poussées d’uvéite antérieure, de stabiliser l’acuité visuelle et de diminuer l’incidence des atteintes oculaires nouvelles.21 Le follow-up de ces patients sur 7 ans a montré l’effet bénéfique de l’azathioprine à long terme.26

 

En cas d’atteinte oculaire sévère, un autre immunosuppresseur doit être ajouté. Pendant de nombreuses années le traitement de choix a été représenté par la ciclosporine actuellement plutôt remplacée par un anti-TNF-ial_alpha (infliximab). Des études randomisées et contrôlées ont montré la capacité de la cyclosporine d’améliorer l’acuité visuelle27 et de diminuer la fréquence et la sévérité des poussées oculaires.28 Les principaux problèmes rencontrés avec la cyclosporine sont ses effets indésirables et en particulier l’HTA et la néphrotoxicité. Par ailleurs un effet négatif possible de la cyclosporine sur l’atteinte neurologique de la maladie de Behçet est débattu (cf. le sous-chapitre «Traitement de l’atteinte neurologique»).

 

De multiples études ouvertes et rétrospectives ainsi que de multiples case reports suggèrent que l’infliximab, un anticorps monoclonal anti-TNF-ial_alpha, permet d’améliorer l’acuité visuelle, de prévenir les récidives oculaires, et de diminuer les autres immunosuppresseurs.29,30,31 Une revue récente sur l’utilisation des anti-TNFial_alpha dans la maladie de Behçet suggère aussi la possibilité d’utiliser l’infliximab comme première ligne de traitement dans l’atteinte postérieure unilatérale sévère ou dans l’atteinte postérieure bilatérale.24 En ce qui concerne les autres anti-TNF-ial_alpha(etanercept, adalimumab), il n’existe pratiquement pas de données concernant leur utilisation dans l’atteinte oculaire de la maladie de Behçet, raison pour laquelle nous ne les utilisons pas à l’heure actuelle dans cette indication. Il est à relever qu’une demande à l’assurance-maladie doit impérativement être effectuée avant de débuter un traitement avec de l’infliximab dans la maladie de Behçet car ce médicament n’est pas reconnu par l’OFAS dans cette indication.

 

Une seule étude randomisée et contrôlée22 et plusieurs études ouvertes rapportent des effets bénéfiques de l’interféron-ial_alpha dans l’atteinte oculaire de maladie de Behçet. Les coûts ainsi que les effets indésirables potentiels (cytopénies, fatigue, dépression) de ce type de traitement en font à notre avis seulement un traitement de second choix.

 

Atteinte articulaire:
L’atteinte articulaire est rarement le premier déterminant du traitement. En effet, les symptômes articulaires sont souvent associés à d’autres manifestations qui dictent l’intensité du traitement. On utilise en première ligne la colchicine qui a montré son efficacité sur l’atteinte articulaire dans une étude randomisée, contrôlée et en double aveugle.19 Des symptômes articulaires résiduels peuvent être traités par des AINS. En cas de symptômes articulaires mal contrôlés par la colchicine, il y a lieu d’introduire des stéroïdes à petites doses (e.g. prednisone 10 mg/j). Si des stéroïdes par voie orale doivent être administrés au long cours pour contrôler l’atteinte articulaire, il y a lieu de recourir à d’autres immunosuppresseurs (azathioprine21, méthotrexate) à but d’épargne cortisonique. Il est rare de devoir utiliser un traitement de type anti-TNF-ial_alpha (infliximab) pour une atteinte articulaire seule.

 

Atteinte du SNC:
Il n’y a pas d’études contrôlées qui permettent de guider le traitement de l’atteinte du SNC dans la maladie de Behçet. L’atteinte parenchymateuse se traite en général par des bolus intraveineux de méthylprednisolone pendant 3-5 jours, suivis par de la prednisone orale 1mg/kg/j avec une diminution progressive des doses. On adjoint à ce traitement d’autres immunosuppresseurs, tels que le méthotrexate32, l’azathioprine et dans des cas plus sévères le cyclophosphamide. Pour les cas résistants, on décrit l’utilité – dans des case reports - de l’infliximab33,34 et de l’etanercept.35

 

Plusieurs études suggèrent que la cyclosporine, sur la base de sa neurotoxicité, pourrait jouer un rôle défavorable chez les patients atteints d’un neuro-Behçet.36,37,38 Toutefois, il a été suggéré qu’un biais de sélection pourrait jouer un rôle, étant donné que les patients avec des symptômes oculaires plus sévères ont reçu de la cyclosporine. Toujours est-il que les auteurs des recommandations récentes de l’EULAR (European League Against Rheumatism) concernant le traitement de la maladie de Behçet39 proposent de ne pas administrer de cyclosporine chez des patients avec atteinte neurologique, mais pensent que la cyclosporine peut toujours être utilisée chez les patients avec une atteinte ophtalmologique.

 

Atteinte gastro-intestinale:

Aucune étude contrôlée n’existe concernant le traitement de l’atteinte gastro-intestinale dans la maladie de Behçet. Typiquement on fait appel à la sulfasalazine, aux stéroïdes, à l’azathioprine, et, dans les cas réfractaires, aux antagonistes du TNF-ial_alpha40. Le traitement initial doit toujours être médical et la chirurgie est réservée aux patients présentant une perforation ou une hémorragie digestive réfractaire. Le suivi d’un patient avec un entéro-Behçet doit toujours se faire en collaboration avec un gastro-entérologue qui peut évaluer, par l’endoscopie, l’étendue des lésions gastro-intestinales et la réponse au traitement.

 

Atteinte vasculaire:
On pense que l’atteinte veineuse dans la maladie de Behçet est liée à une inflammation endothéliale aboutissant à une thrombophlébite superficielle ou une thrombose veineuse profonde. Les TVP sont traitées par anticoagulation, dont la durée optimale n’est pas connue. En cas de récidive, une anticoagulation au long cours doit être envisagée. En présence d’une TVP, il y a aussi lieu d’envisager un traitement immunosuppresseur, afin de réduire l’inflammation systémique aboutissant à l’activation endothéliale, ceci dans le but de prévenir de futures thromboses.39 Toutefois, il n’y a pas d’étude contrôlée qui ait directement évalué le rôle favorable des immunosuppresseurs sur la prévention de nouvelles TVP. A noter tout de même que, dans l’étude menée sur le traitement avec azathioprine26, le nombre de patients ayant développé une TVP était moindre dans le groupe ayant reçu cet immunosuppresseur. Par ailleurs une étude ouverte avec la cyclosporine a montré des effets bénéfiques du traitement immunosuppresseur sur l’incidence des thromboses.41

 

Les anévrismes artériels périphériques comportent un risque élevé de rupture et doivent être traités chirurgicalement, en association avec une immunosuppression. Il est à noter que le pronostic de la chirurgie vasculaire dans la maladie de Behçet est mauvais, car elle est grevée d’un risque élevé de thrombose du greffon ou du stent vasculaire, et de récidive anévrismale aux points d’anastomose. Ce risque peut être diminué par un traitement immunosuppresseur parallèle qui doit être instauré le plus rapidement possible (idéalement avant un geste chirurgical).

 

Les anévrismes des artères pulmonaires sont associés à une mortalité élevée, en général liée à une rupture anévrismale avec hémoptysie massive. Le traitement est en premier lieu médical (traitement immunosuppresseur comportant initialement de hautes doses de stéroïdes et des bolus i.v. de cyclophosphamide). La chirurgie des anévrismes artériels pulmonaires est associée à une mortalité élevée et donc en principe contre-indiquée, tout comme l’anticoagulation, qui augmente le risque hémorragique42. L’embolisation peut être discutée pour des cas choisis avec hémoptysie massive42. La reconnaissance précoce des anévrismes des artères pulmonaires associée à l’utilisation d’un traitement immunosuppresseur puissant (stéroïdes à hautes doses, cyclophosphamide) a permis d’améliorer de façon considérable le pronostic de cette affection.43,44

 

CONCLUSIONS:

La maladie de Behçet est une vasculite systémique touchant les vaisseaux de tout calibre et dont les manifestations cliniques sont protéiformes. Il y a donc lieu d’y penser dans différentes situations cliniques dont les plus classiques sont l’aphtose unipolaire ou bipolaire récidivante, l’uvéite antérieure et/ou postérieure, une atteinte polyarticulaire inflammatoire, diverses manifestations dermatologiques non-spécifiques (érythème noueux, pseudo-folliculite, lésions acnéiformes chez l’adulte, thrombophlébites superficielles) et une atteinte du SNC non-expliquée par une autre affection. Le but d’un diagnostic précoce est surtout de prévenir une atteinte d’organe irréversible liée en premier lieu à l’atteinte ophtalmologique et neurologique. Le cours de la maladie de Behçet est très variable d’un patient à l’autre et le traitement, qui fait appel en premier lieu à des traitements immunosuppresseurs, doit être individualisé.

 

Figure 1:

 

ial-behcet-figure-1

 

Modèle hypothétique de la pathogénèse de la maladie de Behçet. Sous l’influence d’antigènes viraux et bactéries, et dans le cadre d’une prédisposition génétique, il y a une stimulation Th1 qui aboutit à une activation des neutrophiles et des cellules endothéliales, aboutissant à des lésions tissulaires. Les différentes classes de médicaments utilisés dans la maladie de Behçet ainsi que leurs cibles thérapeutiques sont indiqués par les cadres bleus. TCR: T cell receptor; HSP: heat shock protein 60; MHC II: molécule du complexe majeur d’histocompatibilité de classe II; TNF-: tumor necrosis factor ; IFN-: interféron-; IL: interleukine; ICAM-1: intercellular adhesion molecule-1; NO: oxyde nitrique 

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Figure 2:

 

ial-behcet-figure-2

 

Aphtes de la muqueuse labiale chez un patient
atteint de maladie de Behçet
 

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Figure 3:

 

ial-behcet-figure-3

 

AVC pontique droit aigu chez un patient avec
un neuro-Behçet
 

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Figure 4:

 

ial-behcet-figure-4

 

Multiples lésions apthoïdes situées au niveau
de l’iléon chez une patiente présentant un entéro-Behçet
 

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Figure 5:

 

ial-behcet-figure-5

 

Multiples anévrismes (sous-clavier gauche,
carotide commune droite, carotide interne
droite) chez un patient présentant un
vasculo-Behçet
 

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RÉFÉRENCES:

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J.-P. Zuber, P.-A. Bart, A. Leimgruber et F. Spertini 

 

Cette revue est basée sur un article paru dans la « Revue Médicale Suisse »

 

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Auto-immunes : visions ,concepts …avancées…

Dimanche 17 mai 2015
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Avancées dans la recherche des maladies auto-immunes

je qualifierai de recherches et visions protéomiques.

 http://www.u-cergy.fr/en/advanced-studies-institute/thematic-cycles/thematic-semesters-2014/molecules-of-life.html

 http://www.u-cergy.fr/fr/laboratoires/lcb/peptlab-ucp.html

http://www.peptlab.eu/en/

 

 

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ACÉTYLCHOLINE

Lundi 22 décembre 2014

http://perso.ens-lyon.fr/antoine.berut/textes/autour_de_acetylcholine.pdf

ACÉTYLCHOLINE

Définition 1

L’acétylcholine est la première substance chimique reconnue comme jouant le rôle de neuromédiateur (ou neurotransmetteur).

Définition 2

L’acétylcholine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire que cette substance transmet l’information d’unneurone à un autre. Elle est stockée dans des vésicules à l’extrémité d’un premier neurone, et est sécrétée lors d’un influx électrique dans la synapse (espace entre deux neurones). Ensuite, elle va se lier aux récepteurs de l’extrémité du second neurone pour propager cet influx avant d’être recaptée par son extrémité d’origine. Elle permet ainsi la propagation d’un potentiel d’action (influx électrique) dans le système nerveux. L’acétylcholine a pour principaux effets une dilatation des artères, une contraction des bronches et du tube digestif et une sécrétion de mucus par les bronches.

Généralités

Elle est sécrétée par une variété de cellules nerveuses (neurones). Son rôle est de permettre le passage de l’influx nerveux dont la conduction se fait grâce à une zone de contact (synapse, fente synaptique), située entre deux cellules nerveuses (neurones).

Physiologie

L’étude de ce neuromédiateur, a été plus facile que celle des autres. Ceci s’explique par le fait que les synapses qui libèrent l’acétylcholine, sont beaucoup moins enfouies dans le système nerveux central, que d’autressynapses utilisant d’autre neuromédiateur.

L’acétylcholine est enfermée dans des vésicules (sorte de minuscules grains en forme de sphère) situées à l’intérieur de corpuscules nerveux, localisés à l’extrémité de chaque neurone.Lorsqu’un influx nerveux (stimulation) atteint la membraneprésynaptique, l’acétylcholine est libérée et diffuse dans la fente synaptique(d’une largeur d’environ 50 nanomètres) la remplissant. L’acétylcholine va alors se lier très brièvement aux récepteurs situés après la synapse (postsynaptique) et déclencher l’ouverture des canaux sodium (suivie de leur fermeture puis de l’ouverture des canaux potassium). Ces canaux sont de minuscules tubules permettant le passage des ions (atomes ayant perdu ou gagné un électron).

Ceci a pour résultat la propagation d’un « potentiel d’action », sorte de charge électrique à l’origine du passage de l’influx nerveux, autrement dit de l’ordre donné par le cerveau ou par le système nerveux autonome.

Après cette première étape, l’acétylcholine est ensuite libérée et dégradée par une enzyme appelée l’acétylcholinestérase (AChE) localisée dans la fente synaptique, mais aussi sur la membrane postsynaptique (située après la synapse).

La choline ainsi libérée est recaptée ensuite par les corpusculesprésynaptiques (avant la synapse) et réutilisée pour la fabrication (synthèse) de nouvelles molécules d’acétylcholine.

C’est dans le système nerveux autonome (automatique) que l’acétylcholine est sécrétée, et uniquement dans les ganglions des terminaisons d’une catégorie de neurones du système nerveux parasympathique. Il s’agit d’un des deux constituants du système nerveux de l’homme qui, avec le système nerveux sympathique (ou ortho-sympathique), constitue le système nerveux végétatif (ou autonome). Il agit sur certains organes en les ralentissant, mais également en stimulant le système digestif.

L’acétylcholine intervient dans le contrôle des muscles par l’intermédiaire des terminaisons neuro-musculaires et des viscères ou des glandes, et quelquefois des deux à la fois. C’est ainsi qu’elle intervient pour faire fonctionner certains organes comme le cœur, les glandes salivaires, lesglandes sudoripares, la vessie, des bronches, les yeux, les intestins, etc…

L’acétylcholine permet également la contraction des muscles striés squelettiques, muscles sous le contrôle de la volonté uniquement. Enfin, on retrouve ce neurotransmetteur dans les noyaux gris centraux qui sont des regroupements de substance grise situés à l’intérieur de l’encéphale (cerveau), et appelés également noyaux gris de la base. Les noyaux gris situés dans chacun des deux hémisphères cérébraux sont disposés symétriquement. Les noyaux gris centraux participent au contrôle de la motricité et aux mouvements volontaires. Leur atteinte se traduit par une diminution de la quantité des neurotransmetteurs. L’acétylcholine et ladopamine sont les plus connus, ils permettent la coordination des mouvements.

Leur absence entraîne la maladie de Parkinson, qui se traduit notamment par des tremblements et des perturbations mentales.

Une variété d’enzymes appelée les cholinestérases permet l’inactivationrapide de l’acétylcholine. De ce fait, l’acétylcholine ne peut être utilisée sous forme médicamenteuse.

Néanmoins, pour contourner ces difficultés, d’autres médicaments reproduisent ou empêchent les effets de ce neuromédiateur.

On parle respectivement d’agonistes ou d’antagonistes.

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CHOLINERGIQUE (RÉCEPTEURS)

Définition

Le système nerveux autonome du corps humain comprend le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique. Les deux systèmes ont un effet contraire (antagoniste) sur les mêmes organes. Ce phénomène explique les difficultés à comprendre le système nerveux autonome dans son ensemble.Les neurones moteurs du système autonome libèrent 2 neurotransmeteurs (appelés également neuromédiateurs) qui sont l’acétylcholine et la noradrénaline. En fonction du neurotransmetteur libéré, les fibres nerveuses sont considérées comme cholinergique ou adrénergique. L’acétylcholine est un neuromédiateur (permettant le passage de l’influx nerveux dans certaines conditions au niveau des synapses (articulation entre deux neurones). Il existe deux types de récepteur cholinergique c’est-à-dire dans lesquelles l’acétylcholine joue un rôle. Il s’agit de la nicotine qui active les récepteurs nicotiniques et de la muscarine (substances toxique) extrait d’un champignon. La muscarine entre dans l’activation des récepteurs muscariniques.

Généralités

C’est ainsi que l’on peut dire que tous les récepteurs cholinergiques sont soit de type nicotinique soit du type muscarinique.Les récepteurs nicotiniques se trouvent sur les terminaisons nerveuses situées au niveau des muscles (myocytes squelettiques) et surtout les neurones situés après les ganglions, que ceux-ci soit de nature sympathique ou parasympathique).

Les récepteurs nicotiniques se retrouvent également sur les cellules productrices d’hormones et les glandes surrénales. Ce type de récepteur permet toujours la stimulation et donc l’excitation des neurones. Ceci signifie que leur mise en branle active les sécrétions hormonales entre autres et les sécrétions synaptiques plus précisément postsynaptiques.

Les récepteurs muscariniques quant à eux sont situés sur les cellules effectrices qui sont stimulées par des fibres nerveuses (plus précisément neurofibres) cholinergiques post ganglionnaire. Pour donner un exemple de leurs fonctions on peut citer les glandes sudoripares et celui de certains vaisseaux contenus dans les muscles volontaires de l’organisme (muscle squelettique). Sur les récepteurs muscariniques l’acétylcholine inhibe ou excite selon l’organe étudié. En ce qui concerne le coeur l’acétylcholine, quand elle agit sur ses récepteurs muscariniques, ralentit son activité.

Physiologie

Les effets parasympathiques sont (liste non exhaustive) :

  • La constriction des pupilles (fermeture du diamètre).
  • La sécrétions des glandes.
  • L’accroissement des mouvements (motricité) des intestins et de l’estomac.
  • La mise en branle des mouvements intestinaux et de la vessie (permettant l’élimination des matières fécales et de l’urine).

Les effets du système nerveux sympathique son (liste non exhaustive) :

  • La préparation de l’organisme à faire face aux stimulations urgentes (avant la fuite ou la réponse).
  • La dilatation des pupilles (ouverture du calibre).
  • La dilatation des bronchioles (petites bronches terminales).
  • L’augmentation de la fréquence du coeur.
  • L’augmentation de la fréquence respiratoire.
  • L’élévation du taux de sucre dans le sang (glycémie).
  • L’augmentation de la transpiration.
  • L’élévation de la pression artérielle.
  • Le détournement du sang des organes « moins importants » vers les organes « plus importants » (cerveau, système nerveux central et muscles volontaires (muscles squelettiques).

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ANTICHOLINERGIQUE

Définition

Un médicament anticholinergique est une substance qui inhibe, c’est-à-dire empêche l’action de l’acétylcholine.

L’acétylcholine est unneurotransmetteur autrement dit une molécule, permettant le «passage» de l’influx nerveux dans l’espace synaptique autrement dit l’espace situé entre deux neurones.

 

Généralités

L’acétylcholine est essentiellement leneurotransmetteur dusystème parasympathique à l’intérieur du système nerveux végétatif ou système nerveux autonome (automatique).

Traitement

  • Le médicament le plus connu appartenant à cette classe thérapeutique est l’atropine, qui est essentiellement utilisée sous la forme de goutte oculaire (collyre). L’atropine possède des propriétés de dilatation pupillaire (elle agrandie le calibre des pupilles).
  • Un autre médicament appartenant à la classe des anticholinergiques est celui utilisé pour atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson. Ainsi les anticholinergiques s’opposent à l’action dusystème nerveux végétatif parasympathique en se fixant sur les récepteurs des cellules nerveuses, en lieu et place de l’acétylcholine elle-même. De façon générale les anticholinergiques sont prescrits quand il existe, en dehors des indications précédemment cités, un excès de sécrétion par l’estomac, des vomissements, et comme antispasmodique. Ils peuvent être administrés soit par voie orale (comprimés et gélules) soit par injection (voir la vidéo).
  • Les médicaments anticholinergiques présentent une certaine toxicité, surtout chez les patients âgés et les patients dont l’angle irido-cornéen (voir la vidéo sur l’oeil) est excessivement fermé. Dans ce cas les individus sont exposés au risque de développement d’un glaucome aigu.Les anticholinergiques sont également dangereux chez les patients ayant une hypertrophie de la prostate, c’est-à-dire une augmentation de volume de celle-ci, qui risque d’aboutir à un risque de rétention aiguë d’urine.Enfin les anticholinergiques risquent d’entraîner une aggravation de l’ insuffisance cardiaque ou de l’insuffisance coronarienne chez un patient.

    Ces médicaments ne doivent pas être prescrits chez la femme enceinte ou durant l’ allaitement.

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    ANTIMYASTHÉNIQUE

    Définition

    Un médicament antimyasthénique est une substance employée pour traiter la myasthénie qui est une maladie se caractérisant par un épuisement de la force musculaire. Il s’agit de molécules (substances) qui s’opposent à la destruction de l’acétylcholine. L’acétylcholine est un neuromédiateur qui assure la transmission des influx nerveux entre les fibres nerveuses et les cellules musculaires, ceci par l’intermédiaire de la plaque motrice qui est une structure située au niveau de la myofibrille (fibre musculaire).

    Les médicaments antimyasthénique comprennent :

    Il s’agit de médicaments facilitant la transmission des influx nerveux.

    Les antimyasthéniques sont administrés soit en voie orale c’est-à-dire sous forme de comprimés ou de gélules soit sous forme injectable. Ils sont susceptibles d’entraîner des effets indésirables comme par exemple des vomissements, un excès de sécrétion de la salive et un ralentissement du rythme du coeur.

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    VIEILLISSEMENT NORMAL DU SYSTÈME NERVEUX

    Définition

    Le vieillissement du système nerveux, sans tenir compte du vieillissement lié à certaines maladies comme la maladie d’Alzheimer ou autre dégénérescence neuronale, se traduit par des modifications neurophysiologiques et neurobiologiques du système nerveux central avec en particulier une diminution du nombre de neurones du cortex cérébral (substance grise), une raréfaction de la substance blanche (située au-dessous du cortex cérébral) et une diminution de certains neuromédiateurs (neurotransmetteur) et en particulier l’acétylcholine.
    La mémoire (voir la vidéo en 3D sur la mémoire) est également concernée par le processus dégénératif du système nerveux central. Les baisses desperformances mnésiques (concernant la mémoire) sont variables d’un individu à l’autre.

    D’autre par le temps le temps de réaction est augmenté.

    Le sommeil (voir la vidéo en 3D sur le sommeil)est également modifié. Le vieillissement entraîne une réduction et une déstructuration du sommeil. Cette déstructuration et peut-être en relation directe avec la diminution de la sécrétion de mélatonine par l’épiphyse, aboutissant à une désorganisation des rythmes circadiens chez la personne âgée.

    L’hypothalamus correspondant une zone du cerveau régulant les fonctions végétatives c’est-à-dire automatiques du corps entre autres, son fonctionnement est perturbé également. Ceci entraîne la réduction de la sensibilité des récepteurs de la soif (les osmorécepteurs) et des modifications du fonctionnement et de l’utilisation d’une substance appelée arginine vasopressine, aboutissant à la diminution de la sensation de soif chez les individus âgés.

    Toutes ces perturbations sont susceptibles d’aboutir à un mauvais fonctionnement (dysfonctionnement) cérébral augmentant la vulnérabilité du cerveau des individus après 65 ans (âge considéré comme le début du vieillissement). Consécutivement le syndrome confusionnel risque d’apparaître.

    En ce qui concerne le système nerveux périphérique cette fois-ci on constate des perturbations de fonctionnement aboutissant à une diminution de la sensibilité proprioceptive et consécutivement à une instabilité posturale. Autrement dit le dysfonctionnement de plus en plus intense du système nerveux périphérique entraîne certaines difficultés pour la personne âgée, par exemple se déplacer et garder un équilibre entre autres.

    Le système nerveux autonome c’est-à-dire neurovégétatif est également concerné par la dégénérescence liée au vieillissement du tissu nerveux. Il s’agit d’une accentuation de l’activité du système nerveux sympathique avec une augmentation de la concentration de certains neuromédiateurs comme les cathécholamines et une réduction de la réponse aux stimulations à cause d’une diminution de la sensibilité des récepteurs aux catécholamines. Ceci aboutit par exemple à une accélération du rythme cardiaque qui fait suite aux efforts plus ou moins importants chez les personnes âgées.

    Voir également :
    Syndrome de glissement.

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ANTICANCEREUX

Mardi 19 août 2014

 

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maplante » cancer » La cause principale du cancer

La cause principale du cancer

La cause principale du cancer

cellules cancéreuses

Copyright © PAHO/WHO

Le Dr Otto Heinrich Warburg, a obtenu un doctorat en chimie, et un second doctorat en médecine, il était un physiologiste et biochimiste né en 1883 à Fribourg, Baden en Allemagne. Le Dr Warburg a remporté le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1931 et est mort à Berlin en 1970. Il croyait aux bienfaits d’une alimentation bio. Le Dr Warburg a reçu le prix Nobel pour sa découverte, que le cancer est causé par une respiration cellulaire affaiblie en raison du manque d’oxygène au niveau cellulaire et que le cancer se développe dans un milieu anaérobie (sans oxygène) ou des conditions acides. En d’autres termes, la principale cause du cancer est l’acidité du corps humain. En 1924 Warburg en tira une hypothèse sur la formation de cellules cancéreuses: celles-ci tireraient principalement leur énergie de la fermentation anaérobie du glucose et par conséquent la présence d’oxygène ne serait pas nécessaire à leur développement. Dans son ouvrage « The Metabolism of Tumours » (Le métabolisme des tumeurs), il a démontré que toutes les formes de cancer sont caractérisés par deux conditions de base : l’acidose et l’hypoxie (manque d’oxygène). Le manque d’oxygène et l’acidose sont les deux faces d’une même pièce: là où vous en avez un, l’autre est présent. Il a démontré que l’anaérobiose était la principale cause du cancer, et ses propres recherches sur des agents cancérigènes lui firent peur des aliments transformés.
Le cancer n’a qu’une seule cause principale, c’est le remplacement de la respiration d’oxygène normal des cellules de l’organisme par un anaérobie (pauvre en oxygène).

Quelles sont les caractéristiques métaboliques des cellules cancéreuses

Le métabolisme des cellules cancéreuses est différent des cellules normales. Les cellules normales ont besoin d’oxygène, par contre les cellules cancéreuses n’ont pas besoin d’oxygène pour se nourrir, lorsque le glucose est disponible. Le métabolisme des cellules cancéreuses se fait par un processus de fermentation. Le métabolisme du cancer est environ 8 fois plus grand que le métabolisme des cellules normales. L’acide lactique produit par fermentation abaisse le pH de la cellule  et détruit la capacité de l’ADN et de l’ARN de contrôler la division cellulaire. Les cellules cancéreuses commencent alors à se multiplier. L’acide lactique provoque simultanément une douleur locale sévère car il détruit les enzymes cellulaires. Le cancer apparaît sous la forme d’un revêtement externe de la cellule en croissance rapide, avec un noyau de cellules mortes.
Le sucre nourrit le cancer et le corps meurt de faim, en essayant de nourrir le cancer. De ce qui précède vous pouvez deviner que le cancer aime le sucre, maintenant, sachant que le cancer a besoin de sucre, est-il normal de le nourrir de sucre? Est-il logique d’avoir une alimentation riche en glucides?

Le Dr. Otto Warburg a dis « Par exemple la première cause de la peste est le bacille de la peste, mais les causes secondaires de la peste sont la saleté, les rats et les puces qui transmettent le bacille de la peste du rat à l’homme. Par la principale cause d’une maladie, je veux dire celui qui se trouve dans tous les cas de la maladie. Le cancer comme toutes les autres maladies, a d’innombrables causes secondaires. Presque tout ce que peut causer le cancer. Mais, même pour le cancer, il y a seulement une cause première. La cause principale du cancer est le remplacement de la respiration de l’oxygène (oxydation du sucre) dans les cellules normales de l’organisme par la fermentation du sucre ».

Le Dr. Otto Warburg a terminé un de ses discours les plus célèbres avec la déclaration suivante: «… personne ne peut aujourd’hui dire que l’on ne sait pas ce qu’est le cancer et sa cause principale, au contraire, il n’y a pas de maladie dont la cause principale est mieux connu. De sorte qu’aujourd’hui, l’ignorance n’est plus une excuse pour que l’on ne peut pas faire plus de prévention ».

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Références

http://www.sparkpeople.com/mypage_public_journal_individual.asp?blog_id=3958228

http://www.mnwelldir.org/docs/nutrition/sugar.htm

http://auclairdistribution.com/articles/scientifique/la-vraie-cause-du-cancer-dr-otto-warburg/

http://www.nndb.com/people/682/000127301/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Heinrich_Warburg

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maplante » cancer » L’industrie pharmaceutique et le cancer

L’industrie pharmaceutique et le cancer

L’industrie pharmaceutique n’aime pas les remèdes naturels contre le cancer

ndustrie pharmaceutique

Copyright © Ano Lobb

Dr Max Gerson, qui a fait une découverte surprenante en 1938, son traitement naturel qui ne pouvait pas être breveté par l’industrie pharmaceutique était sans danger pour les patients atteints de cancer et s’annonce très prometteur. Un projet de loi est à l’étage du Sénat des États-Unis appelé the Pepper-Neely Anticancer Bill; dirigé par le célèbre sénateur Claude Pepper  et le sénateur Matthew Neely.  Le projet de loi a été conçu pour s’approprier une centaine de millions de dollars pour le financement de toute personne qui pourrait contribuer dans le domaine de la recherche et le traitement du cancer. Dr Max Gerson, MD a été invité à témoigner devant le Sénat des Etats-Unis. Il a ramené avec lui cinq de ses anciens patients atteints de cancer « en phase terminal » pour témoigner à un Sénat choqué et abasourdi car ils ont raconté leurs histoires sur la façon dont le Dr Gerson a pu guérir complètement leur cancer, après que leur médecins les ont envoyés chez eux pour mourir lentement. Tellement choqué étaient ceux qui étaient présent dans les chambres du Sénat que le sénateur Claude Pepper, lui-même, affirme  « , le Dr Max Gerson a consacré sa vie à la maîtrise de ce fléau qui est le cancer et tout le monde devrait honorer son grand ouvrage « . Le projet de loi Pepper- Neely a été battu par quatre sénateurs qui étaient tous médecins ?????
Un animateur de radio Raymond Gram swing qui était dans la salle, était aussi étonné comme tous les autres et a fait une émission dans ABC News cette nuit et a évoqué tout les  détails de ces événements ainsi que le traitement efficace de Gerson. Deux semaines plus tard, Swing a été renvoyé de son travail  après trente ans à ABC?????
Raymond Gram a été renvoyé de son poste parce qu’il était devenu un risque pour un produit pharmaceutique corrompu et l’industrie médicale payait ABC des millions de dollars pour promouvoir leurs produits pharmaceutiques toxiques.
Aujourd’hui, l’histoire reste la même. Les grands médias (télévision, journaux, magazines, etc. …) reçoivent plus de 35 milliards de dollars par an pour la publicité des produits pharmaceutiques et de la technologie médicale de pointe.
Par conséquent, nuit après nuit, année après année, le public est bombardée avec de la propagande et de faux espoirs de guérison inconscients. La réussite de la thérapie de Gerson, a été là depuis près d’un siècle. Pendant ce temps, des dizaines de millions de personnes continuent de mourir des dizaines de millions d’autres continuent de souffrir inutilement, alors que le témoignage du Dr  Gerson devant le Sénat américain en 1946 a bien présenté une solution.
L’industrie pharmaceutique mène une guerre sans merci contre tout les remèdes naturels pour le cancer, parce qu’elle ne peut pas les brevetés donc elle ne gonflera pas ses poches avec des milliards comme elle le fait avec son empire de produits (médicaments, appareils…etc.). Beaucoup de professionnels dénoncent la corruption de l’industrie du cancer et les mesures extrêmes qu’elles entreprennent pour discréditer, emprisonner, et professionnellement détruire tout médecin qui traite les patients atteints de cancer naturellement. De nombreux traitements naturels ont été utilisés avec succès contre le cancer, mais les traitements sont passées sous silence, enterré, et gardés hors de la vue du public par des campagnes de dénigrement financés par le cartel médical.

La thérapie du Dr Max Gerson

http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/gersontherapy.html

Source

http://www.themarkettraders.com/content/pepper-neely-anti-cancer-bill-1946

http://www.newswithviews.com/Devvy/kidd554.htm

http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2013/08/03/natural-cancer-treatment.aspx

Consultés le 02/05/2014

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DIABETE : les non-dits. LA CAUSE du DIABETE PAR LE GLUCOSE….L’ INSULINE …

Dimanche 23 juin 2013

 Non-dits
La physiopathologie du diabète

Mis à jour le 21 janvier 2013

 

« Quand les faits ne s’accordent pas avec la théorie, il faut accepter les faits et abandonner la théorie. »
Dans le cas du diabète, l’accumulation de faits est écrasante.

 

Résumé :

Outre les faits bien connus du chapitre 2 qui contredisent le modèle actuel du diabète, d’autres observations passées sous silence redessinent une autre image du diabète.

Les chercheurs ont découvert beaucoup de choses à propos des mécanismes du diabète, mais on ne les dit pas : microscopie, diabètes expérimentaux, immunité, une série d’observations s’opposent à la théorie actuelle et désignent un autre mécanisme responsable probable du diabète, l’hyperactivité des métabolismes hyperglycémiants et une surcharge en glucose.

Ces faits ne sont pas mentionnés dans les descriptions habituelles du diabète, soit pour protéger un modèle officiel simplifié avec ses enjeux commerciaux énormes, soit pour cacher aux patients les ignorances de la médecine, la complexité du diabète et ses relations avec le mode de vie :

La réalité du diabète ne s’accorde pas avec la description simplifiée des livres de médecine.

Aujourd’hui la situation épidémiologique actuelle est suffisamment dramatique pour ne plus ignorer les insuffisances et les contradictions du modèle classique du diabète de type 1. On peut alors envisager un nouveau modèle théorique beaucoup plus clair, et ensuite chercher les causes d’une surcharge en glucose susceptible de léser les cellules β.

Anatomie pathologique et diabète type 1

Zollinger H., Abrégé d’Anatomie Pathologique, tomes I et II, Masson 1970 (Diabète : tome I pages 39 à 44 et tome II pages 392 à 394).

Ce domaine essentiel est habituellement négligé ou méprisé par les médecins. Les lésions tissulaires observées en microscopie optique dans le pancréas (ilots de Langerhans) et dans le foie sont connues depuis des décennies, et elles nous renseignent sur les processus qui détruisent les cellules β et conduisent à une carence en insuline : Ces lésions sont incompatibles avec une simple destruction des cellules β par un processus auto-immun. On observe :

Dans les ilots de Langerhans :

diabète type 1 : îlots de Langerhans

  • Hypertrophie des cellules β restantes : hypersécrétion d’insuline,
  • Très grand nombre de cellules α : hypersécrétion de glucagon
  • Inversion paradoxale du rapport β/α :
  • Infiltration lymphocytaire des ilots de Langerhans

La microscopie du pancréas montre « une énorme augmentation » du nombre des cellules α, même dans le diabète traité. D’après la théorie classique, l’hyperglycémie liée à la carence en insuline devrait mettre les cellules α productrices de glucagon au repos : c’est l’inverse qui se produit.

Dans le foie :

diabète type 1 : foie

D’après la théorie classique, la carence en insuline devrait diminuer le glycogène hépatique : c’est l’inverse qui se produit.

Ces altérations montrent qu’il existe une activation anormale du système hyperglycémiant (glucagon, glycogène) au cours du diabète de type 1 :

  • L’inversion du rapport α/β et le grand nombre de cellules α témoignent d’une sécrétion accrue de glucagon,
  • L’accumulation de glycogène dans le foie confirme cette hyperactivité du système hyperglycémiant,
  • L’hypertrophie des cellules β restantes indique que ces cellules β sont fortement stimulées et hyperactives avant de disparaitre (comme dans le processus stimulation -> hypertrophie -> nécrose cellulaire des diabètes expérimentaux par surcharge en glucose : paragraphe suivant).

Des altérations tissulaires incompatibles avec la théorie immunitaire classique :

L’hyperglycémie par carence en insuline devrait mettre les cellules α productrices de glucagon au repos, c’est l’inverse qui se produit.

La surcharge hépatique en glycogène confirme l’hyperactivité paradoxale du système hyperglycémiant.

L’hypertrophie des cellules β productrices d’insuline ne correspond pas à une destruction autoimmune mais à une hyperactivité, comme dans les diabètes expérimentaux par surcharge en glucose.

Les diabètes expérimentaux

Zollinger H. Abrégé d’Anatomie Pathologique. Tomes I et II. Masson 1970 (Diabète : tome I pages 39 à 44 et tome II pages 392 à 394).

D’après le discours officiel, les causes de la disparition des cellules β productrices d’insuline sont inconnues. Or avec les diabètes expérimentaux, on connait bien un processus qui aboutit à la même destruction des cellules β productrices d’insuline : la surcharge en glucose.

Dans les diabètes expérimentaux, l’excès de glucose provoque l’hypertrophie puis la dégénérescence par épuisement des cellules β productrices d’insuline : le glucose est « toxique » pour les cellules β.

Le diabète expérimental de Lukens (glucose) :

Schéma 3 : Ce diabète est provoqué par des apports massifs en glucose (1 et 2). Les cellules β des îlots de Langerhans grossissent et se vacuolisent, puis elles meurent d’épuisement (3) avec un diabète par carence en insuline (4) :

DIABETE  : les non-dits. LA  CAUSE du DIABETE PAR  LE GLUCOSE....L' INSULINE ... dans cours 3_Diabete_lukens_660x430

Le diabète expérimental de Young (cortisone) :

Schéma 4 : Ce diabète est souvent provoqué par les traitements corticoïdes. L’ACTH, les corticoïdes (1) mobilisent les réserves et libèrent du glucose dans le sang (2). Les cellules β fortement sollicitées se vacuolisent et meurent d’épuisement (3) avec un diabète par carence en insuline (4) :

4_Diabete_young_660x430 dans Dossiers

Conséquences :

Les diabètes expérimentaux montrent que les surcharges en glucose sont dangereuses pour les cellules β et provoquent des diabètes avec carence en insuline semblables au diabète maladie :

  • Surcharge glucose —> hypertrophie cellules β —> nécrose cellules β
    —> Carence en insuline
  • Le glucose est « toxique » pour les cellules β.
  • Les lésions des cellules β sont identiques à celles du diabète de type 1.

Les diabètes expérimentaux prouvent que le diabète de type 1 peut être dû à une surcharge en glucose et à une l’hyperactivité du système hyperglycémiant :

Tous les facteurs alimentaires, les stress et les désordres hormonaux qui entretiennent une libération excessive et prolongée de glucose peuvent léser les cellules β et sont potentiellement diabétogènes.

Diabète et immunité

Pouvert C. et coll. Immunologie fondamentale et immunopathologie. Édition Marketing, 1991.

Au chapitre 2 nous avons vu que la réaction auto-immune observée au cours du diabète n’est pas directement responsable du diabète et de l’épidémie actuelle. En revanche, cette réaction auto-immune peut être la conséquence de la destruction des cellules β par une surcharge en glucose comme dans les diabètes expérimentaux.

Il est établi que les nécroses cellulaires, d’origine toxiques ou autres, libèrent des antigènes dits « exclus » : il s’agit de composants cellulaires et de produits dégradés des métabolismes cellulaires qui sontreconnus comme des substances étrangères et déclenchent une inflammation et une maladie auto-immune. Ce mécanisme est connu pour le cristalin, la thyroglobuline, les spermatozoïdes, la myéline…

Nécrose cellulaire —> libération substances antigéniques —> maladie auto-immune

Ce mécanisme s’applique très bien au diabète, et une surcharge en glucose peut provoquer la destruction des cellules β avec libération de substances antigénique et apparition d’auto-anticorps :

Surcharge en glucose —> Nécrose cellules β —> libération substances antigéniques —> maladie auto-immune du diabète.

La réaction auto-immune du diabète sucré est facile à expliquer, elle témoigne de la nécrose des cellules β.

Foie et glucose

Froguel P., La découverte des gènes du diabète. Vidéo-conférence sur Canal-U. Réalisation 13/04/2002. Durée 30mn :

« Chez le diabétique, malheureusement, le foie relargue du glucose même quand la glycémie est élevée. » P. Froguel.

Cette remarque montre bien que la conception classique de régulation homéostatique de la glycémie est erronnée. La libération de glucose par le foie obéit à d’autres paramètres que la seule glycémie et le modèle classique du diabète sucré n’est pas valide :

  • Le foie et ses réserves en glycogène jouent un rôle essentiel dans la genèse et l’équilibre du diabète,
  • La glycémie d’un diabétique peut monter même s’il ne mange pas,
  • Un diabète peut être déséquilibré malgré un traitement et un régime très bien suivi.

Cette libération paradoxale de glucose, même quand la glycémie est élevée, explique les incompréhensions fréquentes entre les malades et leurs médecins, parfois « dialogues de sourds » : de nombreux diabétiques sont accusés à tord de ne pas suivre leur régime. De nombreux diabétiques ne peuvent pas suivre leur régime parce qu’ils ont faim !

Diabète et chronobiologie

Reinberg A., Chronobiologie médicale, chronothérapeutique, Flammarion-Sciences, juin 2003.
Wilhelm J-M. et coll., Intérêt d’une approche chronobiologique du diabète de type 2, Annales de Médecine Interne, Vol 153 – N° 2 – Mars 2002. Masson éditeur.

À elle seule, la chronobiologie suffit à renverser le modèle standard du diabète de type 1 et de nombreuses observations contredisent le principe de régulation homéostatique de la glycémie, en effet :

  • La sécrétion physiologique d’insuline est pulsatile (8 à 15mn et 90 à 120mn),
  • Les sécrétions rythmiques de glucagon, d’ACTH, de STH, de cortisol, d’adrénaline et de thyroxine agissent sur les métabolismes du glucose,
  • L’activité du système nerveux végétatif suit aussi de tels rythmes,
  • Le métabolisme du glucose et la glycémie suivent des rythmes biologiques de 24h et 6h,
  • En fin de nuit il existe un pic glycémique indépendant de toute prise alimentaire, lié aux système hormonal et végétatif.

Les traitement actuels ne respectent aucune règle de chronobiologie et les insulines lentes (1 injection/j, très couteuses) ne correspondent à aucun profil physiologique de la sécrétion d’insuline.

Les perturbations des rythmes biologiques, les insomnies et le travail de nuit ont des répercussions sur le métabolisme du glucose, les hormones de stress et le déclenchement d’un diabète.

Qu’il s’agisse du diabète type 1 ou 2, la chronobiologie renverse le principe d’homéostasie et ouvre à elle seule une autre réflexion sur le diabète. Mais cette réflexion est quasiment absente des ouvrages et des cours consacrés consacrés au diabète :

« Le diabète de type 2 est une affection dont la complexité se déploie non seulement dans la diversité des paramètres métaboliques perturbés, mais aussi dans les variations dans le temps de ces perturbations. Ces dernières apparaissent en effet bien corrélées aux complications de la maladie… une approche chronobiologique complémentaire paraîtrait intéressante pour mieux comprendre le génie évolutif de l’affection et ainsi en améliorer la prise en charge. » Wilhelm J-M. et coll. Intérêt d’une approche chronobiologique du diabète de type 2. (2002).

 

Dangers du traitement par l’insuline

Zollinger H., Abrégé d’Anatomie Pathologique, tomes I et II, Masson, 1970. (Diabète : tome I pages 39 à 44 et tome II pages 392 à 394).

« Chez les schizophrènes, les chocs insuliniques (cures de Sakel) provoquaient un diabète (iatrogène) avec carence en insuline endogène. » Zollinger H.

Règle fondamentale en endocrinologie, toute injection d’hormone freine la sécrétion endogène correspondante et peut entraîner son arrêt définitif. Ce risque est bien connu pour les corticoïdes, et il existe pour tout traitement hormonal :

Une administration prématurée et prolongée d’insuline peut transformer un diabète passager en diabète irréversible, un risque rarement pris en compte par les médecins.

 

 

http://www.sitemed.fr/diabete/3_nondits_meca.htm

http://www.sitemed.fr/diabete/a_biblio.htm

http://www.pharmacorama.com/Rubriques/Output/Glycemiea5_1.php

 

 

GLP-1 ou glucagon-like peptide-1

Le GLP-1 ou glucagon-like peptide-1 est un polypeptide à effet anorexigène constitué de 30 acides aminés, sécrété par le tractus digestif, principalement l’iléon et le colon, sécrétion stimulée par la prise alimentaire.
Le principal effet du GLP-1 est de stimuler la sécrétion d’insuline et de réduire la sécrétion de glucagon. Il inhibe par ailleurs la sécrétion et la motilité gastriques et, par action hypothalamique, il réduit l’appétit et la prise alimentaire.

L’administration de GLP-1 chez l’homme entraîne une diminution de la prise de nourriture par ralentissement de la vidange gastrique, donnant une sensation de satiété, et par stimulation de récepteurs hypothalamique une réduction de l’appétit.
Le GLP-1 est inactivé par la dipeptidyl peptidase IV.

Exénatide

L’exénatide, peptide de 39 acides aminés, analogue du GLP-1, ayant les effets du GLP-1 mais une plus longue durée d’action.

L’exénatide est indiqué dans le traitement du diabète de type 2 en complément de la metformine ou d’un sulfamide hypoglycémiant. L’exénatide est administrée par voie sous cutanée deux fois par jour avant les repas. Contrairement à l’insuline, l’exénatide tend à produire une perte de poids.

 
Exénatide BYETTA* Inj, stylo prérempli

Du fait du ralentissement de la vidange gastrique, l’exénatide peut ralentir l’absorption digestive des médicaments pris par voie orale et également celle du glucose. L’effet indésirable le plus fréquent est l’apparition de nausées.

Liraglutide

Le liraglutide est un analogue du GLP-1.

 
Liraglutide Victoza*, préparation injectable

Pour plus d’information, voir Liraglutide.

Inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 ou gliptines

Les gliptines, sitagliptine, vildagliptine et saxagliptine, sont des médicaments qui inhibent la dipeptidyl peptidase-4 ou DPP-4, enzyme qui inactive le glucagon-like peptide, GLP-1, et le glucose-dependant insulinotropic peptide, GIP. L’inhibition de la DPP-4 entraîne une augmentation importante de la concentration de GLP-1 et de GIP qui provoquent une augmentation de la sécrétion d’insuline et une diminution de la sécrétion de glucagon, ce qui fait que les gliptines ont des propriétés antidiabétiques.

Chez les diabétiques de type 2, les gliptines, utilisées en complément de la metformine ou d’un sulfamide hypoglycémiant, abaissent la glycémie et la concentration de l’hémoblobine A1 mais on ne dispose pas de résultats à long terme sur les paramètres cliniques.

 
Sitagliptine JANUVIA*, XELEVIA* Cp pélliculé à 100 mg
Vildagliptine GALVUS*  Cp pélliculé à 50 mg
Saxagliptine ONGLYZA*, comprimé à 5 mg

Remarques

  • L’oxyntomoduline est un polypeptide anorexigène de 37 acides aminés, dérivé du proglucagon, qui diminue l’appétit en agissant sur les mêmes récepteurs que le GLP-1.
  • Le GIP ou gastric inhibitory polypeptide, appelé aussi glucose-dependant insulinotropic polypeptide, constitué de 42 acides aminés, est sécrété par le duodénum et le jéjunum, surtout après prise alimentaire. Le GIP stimule la sécrétion d’insuline et inhibe la sécrétion acide de l’estomac.

Amyline

L’amyline est un peptide de 37 acides aminés, sécrété dans la circulation par les cellules ß du pancréas en même temps que l’insuline. Les sulfamides hypoglycémiants stimulent à la fois la sécrétion d’insuline et celle d’amyline.

L’amyline inhibe la sécrétion de glucagon, retarde la vidange gastrique, réduit la sensation de faim et a sur le métabolisme glucidique des effets complexes, parfois opposés à ceux de l’insuline. Par ailleurs, l’amyline a un effet vasodilatateur de type calcitonine.

Le pramlintide est un analogue de l’amyline, ayant des propriétés de type amyline, développé comme adjuvant de l’insuline. Il est commercialisé aux USA sous le nom

Ghréline

La ghréline, découverte par des chercheurs japonais en 1999, est un polypeptide orexigène composé de 28 acides aminés, sécrété en majeure partie par l’estomac et, à un moindre degré, par divers organes : l’intestin, le pancréas, le rein, l’hypothalamus, l’hypophyse.

La sécrétion de ghréline augmente durant le jeûne et chute après la prise d’aliments.

Après gastrectomie, la concentration de ghréline dans le plasma chute d’environ 75 %, ce qui montre l’importance de sa sécrétion par l’estomac.

La ghréline est à différencier de la GHRH, Growth Hormone Releasing Hormone, polypeptide de 44 acides aminés, sécrétée par l’hypothalamus. Toutes deux stimulent la synthèse et la libération de l’hormone de croissance, GH, par l’hypophyse. Mais la ghréline a un effet orexigéne, c’est-à-dire qu’elle stimule l’appétit et augmente la prise alimentaire. Elle agirait au niveau de l’hypothalamus en stimulant la biosynthèse et la sécrétion du neuropeptide Y et de l’AgRP, Agouti-Related Protein.

Cholécystokinine, CCK

Le terme de cholécystokinine a été donné à la substance non encore identifiée, libérée par le duodénum, qui provoquait des contractions de la vésicule biliaire. La cholécystokinine a été isolée beaucoup plus tard et sa structure chimique déterminée : il s’agit de polypeptides de 33, 8 ou 4 acides aminés résultant d’hydrolyses de la pré-procholécystokinine qui comporte 115 acides aminés. Les cholécystokinines correspondantes s’appellent respectivement CCK33, CCK8 et CCK4. Les cholécystokinines sont présentes dans le tube digestif qui la libère lors des prises alimentaires lipidiques et dans le cerveau, où l’on trouve surtout la CCK8.

La cholécystokinine a un effet anorexigène : elle provoque une impression de satiété conduisant à un arrêt de la prise alimentaire par action périphérique transmise par les afférences vagales jusqu’au cerveau. Elle entraîne des contractions des fibres digestives, en particulier de la vésicule biliaire, augmente les sécrétions digestives pancréatiques, elle pourrait stimuler la croissance cellulaire, notamment celle de certaines tumeurs pancréatiques.

La cholécystokinine, présente au niveau du système nerveux central, a d’autres effets mal cernés :

  • modulation de la perception douloureuse ; elle inhibe les effets antinociceptifs des opioïdes et ses antagonistes les renforcent. De ce fait, elle pourrait intervenir dans le développement de la tolérance à la morphine.
  • effet anxiogène : l’injection intraveineuse de CCK4 déclenche chez l’homme un syndrome d’anxiété aiguë, rappelant une attaque de panique.
  • modulation de la mémorisation, la CCK8 aurait un effet anti-amnésiant et la CCK4 un effet amnésiant.

L’utilisation d’antagonistes de la cholécystokinine comme anxiolytiques est envisagée.

Entérostatine

L’entérostatine est un pentapeptide anorexigène, formé dans la lumière de l’intestin grêle à partir de la procolipase pancréatique sous l’influence des enzymes digestives. L’entérostatine est également présente dans la muqueuse gastrique et certaines parties du cerveau.

L’entérostatine réduit la prise alimentaire, en particulier de graisses. L’entérostatine inhibe de plus sécrétion d’insuline. Elle a des effets périphériques et centraux (hypothalamiques) indirects par les afférences vagales et directs. La sous-unité bêta de la F1-ATPase mitochondriale serait un récepteur de l’entérostatine.

 

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Agranulocytose

Jeudi 14 mars 2013

 

http://hematocell.univ-angers.fr/index.php/enseignement-de-lhematologie-cellulaire/60-enseignement-de-lhematologie-cellulaire-les-principales-maladies-hematologiques/pathologie-granulocytaire-syndromes-myeloproliferatifs/41-agranulocytose

Agranulocytose

 

DÉFINITION

Définition biologique, correspondant théoriquement à l’absence totale de polynucléaires neutrophiles (PNN) circulants, et en pratique à un Nb absolu de PNN < 0.5 G/L.

Le risque infectieux lié à l’absence de PNN est majeur et nécessite une action urgente (qq heures).

 

Les agranulocytoses aiguës isolées sont le plus souvent d’origine médicamenteuse. Elles représentent un accident hématologique iatrogénique fréquent (2,4% des accidents iatrogéniques), avec 5% de décès.

Attention :  toutes les agranulocytoses ne sont pas médicamenteuses. Il faut savoir également évoquer les situations correspondant aux formes extrèmes des neutropénies, chroniques ou d’installation progressive, comme par exemple celles des chimiothérapies anti cancéreuses (voir le document « neutropénies »).

 

Le diagnostic d’une agranulocytose médicamenteuse repose sur l’hémogramme et l’enquête étiologique.

 

 

DIAGNOSTIC CLINIQUE

 

Dans plus de 90% des cas on suspecte une agranulocytose médicamenteuse devant un tableau infectieux sévère de survenue brutale :

 

- fièvre élevée avec frissons, +/- accompagnée de lésions buccopharyngées ulcéro-nécrotiques ou d’autres signes infectieux sévères (ORL, cutanés, pulmonaires, digestifs) avec signes de mauvaise tolérance hémodynamique, et/ou résistant à une antibiothérapie de première intention bien conduite.

 

- Il n’y a habituellement pas d’organomégalie (ganglions, rate et foie sont de volume normal)

 

- Elle est plus fréquente chez la femme après 50 ans.

 

La symptomatologie clinique est assez superposable dans les autres circonstances d’agranulocytose : septicémies bactériennes graves, infections virales sévères, certaines parasitoses. L’agranulocytose y est plutôt une conséquence de l’infection. Dans les leucémies aiguës, parfois les syndromes myélodysplasiques, et lors de chimiothérapies anticancéreuses, l’agranulocytose est parfois présente, d’origine centrale, mais associée à d’autres anomalies de l’hémogramme.

 

Gravité de la situation : elle exige l’hospitalisation immédiate en milieu spécialisé, l’isolement protecteur du patient et la mise en place d’une antibiothérapie d’urgence à large spectre en IV, à doses adaptées, après prélèvements systématiques pour hémocultures (pas toujours positives), de gorge, coproculture, ECBU. L’utilisation de facteurs de croissance spécifiques est possible.

 

Interrogatoire.

 

Chaque fois que possible, rechercher la prise d’un médicament ainsi que la chronologie d’administration par rapport à l’épisode d’agranulocytose.

 

La détermination de l’imputabilité extrinsèque de chaque médicament est aidée par le recours aux centres régionaux de pharmacovigilance (coordonnées dans les premières pages du Vidal) : ces centres aident également le clinicien dans la recherche (du médicament, d’une structure chimique proche) et dans le conseil ultérieur.

 

Survient habituellement 8-15j après début d’un nouveau traitement, ou immédiatement si médicament déjà administré au préalable (même après plusieurs années).

 

 

MÉCANISMES DE L’AGRANULOCYTOSE MÉDICAMENTEUSE

 

Mécanisme immunoallergique : devenu rare avec le retrait du pyramidon (prouvé pour les antithyroïdiens de synthèse, amidopyrine, pénicillines, antipaludéens, chlorpropamide, lévamizole).

 

Toxicité indépendante de la dose administrée, mais survenant soit 8-15 j après le début du traitement (sensibilisation nécessaire), soit quasi immédiatement (qq heures) s’il y a eu un contact préalable avec le médicament (même lointain, de plusieurs années). Trois phénomènes peuvent conduire à la production d’Ac :

 

- l’haptène médicament se combine à une protéine de membrane et le complexe formé induit la formation d’Ac ;

 

- l’haptène médicament se combine à une protéine plasmatique : induction d’Ac et les complexes haptène / protéine plasmatique / Ac s’adsorbent à la surface des PNN, ce qui entraine l’activation du complément et la lyse cellulaire ;

 

- plus rare : le médicament altère la membrane ce qui induit la formation d’auto-Ac (procaïnamide, hydralazine).

 

Les PNN du sang sont sensibilisés et éliminés rapidement ; les Ac agissent également sur les précurseus médullaires (voir plus loin).

 

Mécanisme toxique : La toxicité dose dépend de la dose administrée, et des doses plus faibles sont parfois bien tolérées (phénothiazines, phénylbutazone, carbamazépine, sels d’or, cimétidine, quinine, chimiothérapies cytotoxiques). La neutropénie puis l’agranulocytose sont attendus. Forte notion de susceptibilité individuelle (idiosyncrasie) liée au polymorphisme des systèmes de détoxification; les autres lignées myéloïdes peuvent être atteintes. Un stade préalable de neutropénie est fréquent. La moelle osseuse est progressivement hypoplasique.

 

 

 BIOLOGIE.

 

Sera décrite ici la biologie de l’agranulocytose aiguë médicamenteuse.

Hémogramme.

 

Nb absolu de leucocytes : N bas ou diminué.

L’automate signale le nombre faible (< 0.5 G/L), voire une absence totale de PNN.

 

Une vérification sur frottis sanguin est indispensable :

 

* Pour éliminer les artéfacts techniques (très rares) : agglutination des PNN entre eux, ou analyse automatisée chez un patient ayant un déficit en myéloperoxydase et analysé avec un automate de cytochimie de la peroxydase ;

* Pour confirmer l’agranulocytose, étudier la morphologie des granulocytes résiduels le cas échéant, et vérifier l’absence de cellules anormales.

 

Dans l’agranulocytose médicamenteuse :

 

* les rares PNN ont une morphologie normale (parfois excès de granulations),

* une lymphopénie, une petite hyperéosinophilie et une monocytose modérée sont fréquentes,

* une anémie modérée est présente dans la moitié des cas, normochrome normocytaire,

* une thrombopénie est observée dans 10% des cas.

 

La présence de signes de dysgranulopoïèse (noyau hypersegmenté ou hyposegmenté, absence de granulations cytoplasmiques) et/ou de cellules anormales (myélémie, érythroblastes, blastes, grands lymphocytes granuleux, tricholeucocytes) oriente vers un autre diagnostic.

 

L’hémogramme est indispensable pour suivre la phase de récupération granuleuse (voir plus loin).

 

Myélogramme.

 

En théorie inutile, il est souvent conseillé et réalisé, notamment pour éliminer une hémopathie ; il apporte cependant peu d’éléments diagnostiques positifs ou étiologiques. Il est utile pour le pronostic.

 

La moelle a un richesse légèrement diminuée, avec un nombre normal de mégacaryocytes, et la disparition + ou – complète de la lignée granulocytiare induit une augmentation relative du % des autres cellules : érythroblastes (pas d’anomalie morphologique), lymphocytes, plasmocytes, et histiocytes macrophages (parfois hémophagocytants, pouvant faire évoquer un début de syndrome d’activation macrophagique).

 

Deux aspects en fonction de l’aspect de la lignée granulocytaire :

 

* Soit absence totale de granulocytes immatures et matures : il faudra alors au moins 10-15 jours pour que la granulopoïèse reprenne normalement ;

 

* Soit excès de granulocytes immatures (myéloblastes et promyélocytes), résultat de la destruction des formes plus matures ou signe du début de reprise de la granulopoïèse [appelé parfois « aspect de blocage de maturation de la lignée granulocytaire »]. La reconstitution granuleuse est alors souvent plus rapide (5-8 jours).

 

La biopsie ostéomédullaire est inutile (en plus du risque chez les patients septiques).

Examens biologiques pour le diagnostic.

 

* Hémocultures : à réaliser mais pas toujours informatives ; n’aident pas pour le diagnostic étiologique.

 

* Les tests biologiques permettant de préciser l’étiologie ne sont que très rarement réalisés : interprétation délicate, résultats inconstants.

 

- recherche d’Ac sériques antigranulocytes par immunofluorescence,

- techniques immunoenzymatiques : MAIGA = monoclonal antibody immobilisation of granulocytic antigen (+/- id  test MAIPA dans le PTI),

- leucoagglutination ou leucotoxicité,

- culture de progéniteurs granulocytaires in vitro : CFU-GM du patient en contact du sérum du patient (à la phase aiguë) et du ou des divers médicaments incriminés, mais également seulement en présence du médicament (sans sérum) ; refaire le test après que le patient soit sorti d’agranulocytose. Une inhibition de croissance en présence du médicament et de sérum et en faveur d’un mécanisme immunoallergique, tandis qu’avec médicament mais indépendamment de la présence de sérum on évoquera plutôt un mécanisme toxique.

 

 

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DES AGRANULOCYTOSES MÉDICAMENTEUSES.

 

En pratique les autres étiologies sont associées à un ou plusieurs autres signes cliniques, ou à des anomalies plus complètes de l’hémogramme, ou les 2.

 

- Les infections bactériennes très graves et les infections virales, parfois parasitaires (leishmaniose viscérale) : un bilan d’hémostase (recherche de CIVD) ou des sérologies virales seront réalisées ;

 

- Les leucémies aiguës, notamment la leucémie à promyélocytes ;

 

- Leucémie à grands lymphocytes granuleux et tricholeucocytose devront être éliminées.

 

- arthrite rhumatoïde, splénomégalie et agranulocytose correspondent au syndrome de Felty : il est évoqué chez des patients avec PR connue.

 

- L’agranulocytose constitutionnelle (maladie de Kostmann) est rarissime et découverte en période néo-natale.

 

Remarques. L’aspect du myélogramme peut être trompeur : l’ « arrêt de maturation granulocytaire » peut être associé à un grand excès de promyélocytes souvent très riches en granulations( parfois > 50 % du total cellulaire) et faire évoquer une leucémie aiguë à promyélocytes ; l’absence de pancytopénie, de corps d’Auer en fagots, de CIVD, permettent le diagnostic différentiel. Dans des neutropénies bactériennes graves un aspect médullaire proche peut s’observer (lié à une déplétion brutale du pool de réserve médullaire autant qu’à une régénération excessive).

 

Une moelle de richesse diminuée avec excès relatif de plasmocytes et de lymphoplasmocytes peut faire discuter à tort un myélome ou une maladie de Waldenström

 

 

PRONOSTIC, TRAITEMENT, ÉVOLUTION.

 

Pronostic : lié à l’état infectieux, la durée de l’agranulocytose, la précocité de mise en place du ttt anti-infectieux instauré, l’arrêt rapide du médicament en cause.

 

Contacter le centre de Pharmacovigilance chaque fois que nécessaire.

 

Bien expliquer au patient les risques en cas de reprise du même médicament ou de la même famille chimique si un mécanisme immunoallergique est certain ou même seulement évoqué ; et de même quelle surveillance étroite exiger quand la cause est toxique mais le médicament indispensable au patient.

 

Traitement de l’infection.

Isolement en chambre protégée en milieu hospitalier spécialisé (flux laminaire) surveillance clinique, bactériologique pulmonaire, radiologique, thermique, soins d’hygiène, désinfection systématique du tube digstif par antibiothérapie et antifungique per os. Antibiothérapie IV massive, systématique, à large spectre, en urgence, sans attendre les résultats des prélèvements bactériologiques multiples. Adapter ensuite cette antibiothérapie selon les données éventuelles de l’antibiogramme, son échec devant faire envisager une mycose et l’emploi systématique d’antifungique IV.

 

Traitement de l’agranulocytose.

 

Arrêt de tout médicament suspect, ou remplacement de celui ou ceux qui seraient vitaux.

Les transfusions de granulocytes ne plus indiquées

 

L’emploi de G-CSF recombinant peut accélérer l’hématopoièse et stimule la fonction antimicrobienne des PNN : il n’a cependant pas d’indication formelle et reconnue.

 

Evolution.

 

Après retrait du médicament incriminé et une phase de latence variable de quelques jours à plus de trois semaines (cf aspect au myélogramme), on note l’apparition d’un excès de monocytes (rarement > 2G/L) sans hyperleucocytose, puis 1-2 j plus tard une myélémie puis une polynucléose neutrophile dans les jours suivants (jusque 50 G/L). Une thrombocytose modérée d’entrainement est possible (quelques jours).Avec un ttt G-CSF, l’évolution de l’hémogramme est comparable mais la « monocytose » n’est pas retrouvée.

 

Souvent ce sera la remontée de la numération des granulocytes après arrêt du médicament qui confortera le diagnostic.

 

 

CONCLUSION

 

Toute neutropénie profonde n’est pas forcément une agranulocytose : le contexte clinique et les résultats du myélogramme demandé en urgence sont déterminants. Dès lors, chaque heure compte.

 

 

Référence.

Agranulocytose médicamenteuse. Abrégés Elsevier Masson. Hématologie pour l’ECN. 2011.

 

 

 

novembre 2011

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Agranulocytose

Un indésirable rare, mais souvent fatale de la moelle osseuse , où trop peu de granulocytes sont formés, de sorte que le nombre total est en baisse constante. Les symptômes apparaissent en général subitement: haute fièvre , des plaies dans la bouche, du pharynx et de l’intestin. Affaiblissement forte et d’épuisement pour terminer la carie du pouvoir. Le traitement est long et difficile. Parce que les granulocytes jouent un rôle important dans la défense du corps, le patient contre toute forme de protection contre la contamination. Diversantibiotiques sont donc administrées. La cause de l’agranulocytose est encore inconnue, mais il ya souvent une relation avec certains médicaments et des cadeaux, des substances spéciales qui sont extraits de goudron de houille et sulfonamide .

Dans cette condition rare, le nombre de granulocytes dans le sang considérablement réduit. Presque tous les neutrophiles sont détruits, ce qui rend le corps extrêmement sensible aux infections. Chez les personnes atteintes de cette affection devrait donc être une attention toute particulière qu’il ya des infections se développent.

Agranulocytose

Le traitement par antibiotiques est nécessaire.

Généralement l’état aigu est toutefois rare, en réponse à l’exposition à certains produits chimiques, de solvants ou d’hydrocarbures ou de certains médicaments, notamment la pénicilline , la phénothiazine et les agents anti-inflammatoires. Le traitement habituel consiste en une protection contre l’exposition supplémentaire contre les infections graves, jusqu’à ce que la moelle osseuse se rétablit.

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1 - Diagnostic positif

1. 1 - Diagnostic clinique

1. 1. 1 - Circonstances de découverte

L’agranulocytose aiguë médicamenteuse constitue une pathologie de l’adulte. Il existe une prédominance féminine. Un tableau infectieux, d’installation très brutale et inopinée, est révélateur.
Dans l’aplasie médullaire médicamenteuse accidentelle, le tableau infectieux s’accompagnera d’un syndrome anémique et de signes hémorragiques cutanéo-muqueux traduisant l’atteinte associée des lignées rouge et plaquettaire.
Une aplasie médullaire post-chimiothérapie n’a pas le caractère imprévisible des deux précédentes étiologies mais peut être dépistée par des contrôles systématiques de l’hémogramme, cette mesure étant indiquée en cas de délivrance d’une chimiothérapie intensive.

 

1. 1. 2 - Le tableau infectieux

Il associe :

  • Une fièvre supérieure à 38°5. Souvent associée à un syndrome septicémique avec frissons, tachycardie, baisse tensionnelle voire état de choc inaugural. L’absence de foyer infectieux local à la phase initiale est habituelle, le profond déficit en polynucléaires ne permettant pas la formation de pus.
  • Des lésions ulcéro-nécrotiques au niveau des muqueuses. Celles-ci sont en relation directe avec le déficit en polynucléaires. Creusantes, hyperalgiques, susceptibles de se surinfecter, elles prédominent au niveau de la cavité buccale mais elles peuvent intéresser toutes les muqueuses.

 

1. 2 - Diagnostic biologique

1. 2. 1 - Hémogramme

Il existe une agranulocytose. L’examen du frottis sanguin confirme l’absence de polynucléaires neutrophiles et ne retrouve ni myélémie ni blaste. Les lignées rouge et plaquettaire sont classiquement indemnes dans l’agranulocytose aiguë médicamenteuse.

Dans le cadre d’une aplasie médullaire, il existe une anémie et une thrombopénie, définissant ainsi une pancytopénie.

 

1. 2. 2 - Étude de la moelle osseuse

1. 2. 2. 1 - En cas d’agranulocytose aiguë médicamenteuse

Le myélogramme est obligatoire pour éliminer une leucémie aiguë (surtout les leucémies aiguës à promyélocytes). Il n’y a pas d’anomalies notables au niveau des érythroblastes et des mégacaryocytes. La lignée granulocytaire neutrophile est soit réduite à quelques éléments soit caractérisée par un début de reconstitution sous l’aspect dit de « blocage de maturation » au stade du promyélocyte ou du myélocyte (voir figures 2 et 3 ci-dessous). L’étude histologique de la moelle osseuse après biopsie médullaire n’est pas justifiée.

 

Figure 2 et 3 : Myélogramme d’agranulocytose aiguë médicamenteuse : blocage de maturation de la lignée granuleuse.
Agranulocytose dans cours
Myélogramme d’agranulocytose aiguë médicamenteuse : blocage de maturation de la lignée granuleuse.

1. 2. 2. 2 - En cas d’aplasie médullaire post-chimiothérapique

En cas d’aplasie médullaire post-chimiothérapique, le myélogramme n’est pas nécessaire.

 

1. 2. 2. 3 - En cas d’aplasie médullaire médicamenteuse accidentelle

En cas d’aplasie médullaire médicamenteuse accidentelle, le myélogramme et la biopsie médullaire sont nécessaires.

http://umvf.univ-nantes.fr/hematologie/enseignement/hematologie_143/site/html/1.html

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Sclérodermie systémique; Traitement de la sclérodermie systémique

Mardi 8 janvier 2013

 

 http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1762420705000219

Résumé

La sclérodermie systémique est une maladie auto-immune rare associée à un dysfonctionnement des cellules immunitaires, des fibroblastes et des cellules endothéliales. Il existe deux principales formes selon l’extension cutanée, les formes limitées et les formes diffuses. Quel que soit son type, la sclérodermie systémique est associée à un risque important d’atteinte viscérale, particulièrement digestive, pulmonaire, cardiaque ou rénale, qui réduit significativement la survie. La sclérodactylie et les ulcères digitaux altèrent notablement la qualité de vie des patients. Une surveillance viscérale régulière, une utilisation adaptée des inhibiteurs calciques, des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, des inhibiteurs de la pompe à protons et le développement ces 15 dernières années de nouveaux médicaments comme les prostacyclines et leurs analogues, des inhibiteurs des récepteurs de l’endothéline, expliquent l’amélioration du pronostic de la maladie.

SCLERODERMIE SYSTEMIQUE

SCLERODERMIE SYSTEMIQUE - RIGIDITE DERMIQUE -PERTE DE L ELASTICITE

 

sclerodermie systemique

sclerodermie systemique-RAYNAUD EN PHASE CYANOTIQUE

 

Mégacapillaires bien visibles à l'œil nu à la sertissure de l'ongle chez une patiente ayant une sclérodermie systémique limitée.

Mégacapillaires bien visibles à l'œil nu à la sertissure de l'ongle chez une patiente ayant une sclérodermie systémique limitée.

 

Ulcère pulpaire au cours d'une sclérodermie systémique limitée.

Ulcère pulpaire au cours d'une sclérodermie systémique limitée.

 

Cicatrices cupuliformes de la pulpe du troisième doigt.

Cicatrices cupuliformes de la pulpe du troisième doigt.

 

Sclérose cutanée du dos et des cuisses chez un patient atteint de sclérodermie systémique diffuse.

Sclérose cutanée du dos et des cuisses chez un patient atteint de sclérodermie systémique diffuse.

 

 Sclérodermie à début aigu œdémateux.

Sclérodermie à début aigu œdémateux.

 

Sclérodactylie avec télangiectasies à la base du pouce gauche.

Sclérodactylie avec télangiectasies à la base du pouce gauche.

 

 Infiltrats en verre dépoli prédominant en périphérie et dans les bases pulmonaires chez une patiente ayant une sclérodermie systémique limitée (Pr M. Rémy-Jardin).

Infiltrats en verre dépoli prédominant en périphérie et dans les bases pulmonaires chez une patiente ayant une sclérodermie systémique limitée (Pr M. Rémy-Jardin).

 

 Acro-ostéolyses des phalangettes chez une patiente ayant une sclérodermie systémique diffuse.

Acro-ostéolyses des phalangettes chez une patiente ayant une sclérodermie systémique diffuse.

 

Calcifications sous-cutanées au cours d'un CREST syndrome.

Calcifications sous-cutanées au cours d'un CREST syndrome.

 

 

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Syndrome CREST

Lundi 10 décembre 2012

Le syndrome CREST est une forme de sclérose systémique cutanée limitée (voir ce terme) dont le nom est l’acronyme anglais des signes cliniques cardinaux : calcinose, phénomène de Raynaud, trouble de la motilité oesophagienne, sclérodactylie, et télangiectasie. La prévalence est estimée à 1/12 500 adultes environ. La maladie touche avec prédilection les femmes (quatre femmes pour un homme). La maladie débute en général entre 40 et 50 ans. Les patients ont au moins trois des cinq signes cliniques cardinaux. Le phénomène de Raynaud est le plus courant et souvent le premier signe de la maladie. Les autres signes apparaissent habituellement quelques années plus tard. L‘atteinte cutanée est limitée aux doigts et au visage. La calcinose est retrouvée principalement aux extrémités et autour des articulations. La sclérodactylie débute typiquement aux extrémités distales des doigts et le risque principal est la survenue d’ulcères digitaux. Les télangiectasies sont surtout observées sur les mains, le visage et les lèvres. Un trouble de la motilité oesophagienne est habituel et peut provoquer un reflux gastro-oesophagien voire une dysphagie. Environ 30-40% des patients ont une fibrose pulmonaire au scanner thoracique et 10% environ ont une hypertension artérielle pulmonaire. La cause exacte du syndrome CREST n’est pas connue. La maladie est due à une réaction auto-immune qui provoque une surproduction de collagène. Dans certains cas, la maladie est associée à une exposition à des agents chimiques (silice, solvants, hydrocarbures…). Le diagnostic repose sur les signes cliniques typiques et sur la mise en évidence d’une microangiopathie à mégacapillaires par capillaroscopie. Le bilan biologique sanguin montre la présence des auto-anticorps anti-centromères typiques. L’extension de la maladie est évaluée par scanner-X, électrocardiogramme, échocardiographie, radiographie des mains etpar fibroscopie oesophagienne et gastrique si besoin. Les diagnostics différentiels sont le syndrome de Sharp, le lupus érythémateux systémique, le syndrome des antiphospholipides et la polyartérite noueuse (voir ces termes). La prise en charge est surtout symptomatique. Le phénomène de Raynaud peut être traité par des inhibiteurs des canaux calciques. Des inhibiteurs de la pompe à protons sont donnés pour le reflux gastrique. Une résection chirurgicale d’une calcinose sévère peut s’imposer. Un suivi clinique régulier des patients est nécessaire avec, précocement, une exploration fonctionnelle pulmonaire et une échocardiographie. De faibles doses de corticostéroïdes associées à des agents immunosuppresseurs sont nécessaires en cas d’atteinte cutanée récente et sévère ou en cas de fibrose pulmonaire progressive.Colchicine – Des vasodilatateurs pulmonaires sont donnés en cas d’hypertension artérielle pulmonaire. Le pronostic du syndrome CREST est relativement bon sur une durée au long cours de la maladie (>10 ans). Cependant, une hypertension artérielle pulmonaire peut compliquer la maladie (dans environ 10% des cas) et peut rendre le pronostic plus sévère. Une fibrose pulmonaire sévère peut également survenir chez certains patients.

Editeur(s) expert(s)

  • Pr Eric HACHULLA
Syndrome CREST dans cours         dans Les innovations de la Santé:médicales et pharmaceutique
 dans Recherche Santé Medecine Pharmacie
          
        
                                                                                                             
  
CREST syndrome

 

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