streptocoques streptococcus

6 décembre 2013

Les Streptocoques du Groupe A :

Alpha et Beta Hémolytique

 

LES STREPTOCOQUES DU GROUPE A :
ALPHA ET BÊTA HÉMOLYTIQUESPAR SALIM DJELOUAT

1 – historique 

    En 1879, Pasteur isola un germe en chaînette dans un pus d’un abcès chaud.
    En 1880, Pasteur ré isola le même germe dans des hémocultures de sept jeunes accouchées infectées.
    Le nom de streptocoque fut donné par Rosenbach en 1884.

 

2 – pouvoir pathogène naturel      

    Ils sont responsables de :

    A – infections cliniques spécifiques :

1 - Erysipèle (dermo-épidermite aiguë récidivante)
2 – Scarlatine
3 – Rhumatisme Articulaire Aigu (R.A.A), complication post streptococcique et ses conséquences cardiaques et glomérulonéphrite aiguë (GNA)

    B – autres infections cliniques :
b1 - infections cutanées, sous cutanées et muqueuses :
  • impétigos
  • lymphangites
  • cellulite avec nécrose tissulaire et envahissement régional et systémique (cellulite gangréneuse,fasciite nécrosante)
  • infection chez le brûlé
  • érythème noueux ou dermo-hypodermite nodulaire aiguë
b2 - infections de plaies :
  • traumatiques
  • chirurgicales
b3 - infections de la sphère ORL :
  • angines érythémateuses ou érythémato-pultacées
  • sinusites
  • otites
  • mastoïdites
b4 - infections urinaires et rénales avec complications de :
  • glomérulonéphrites
b5 - infections ostéo-articulaires :
  • ostéomyélites
  • arthrites
b6 - septicémies et endocardites (sous forme) :
  • d’infection puerpérale
  • d’endocardites d’Osler
b7 - chocs :
  • intoxination par toxine érythrogène A (fièvre avec hypotension artérielle, érythrodermie desquamative diffuse ou limitée et, de façon variable, diarrhée, céphalée, frissons et conjonctivite).

3 – les mécanismes du pouvoir pathogène      

Se font par plusieurs voies :

A - colonisation/invasion :
Par la capsule et la protéine M de la paroi, qui confèrent une résistance à la phagocytose.
B - les toxines :    b1 - les toxines érythrogènes, responsables de l’éruption observées dans la scarlatine et produite par les souches lysogènes (action cytolytique et leucotoxique) et agissant comme des super antigènes (propriètés mitogènes et immunodépressives).
    b2 - la streptolysine O
    b3 - autres : hyaluronidase, streptokinase…

4 – les principales circonstances du pouvoir pathogène

A - modes de transmission :
  • gouttelettes de Fluegge
  • la salive
  • les lésions
  • Les sécrétions purulentes
B - facteurs favorisants ou aggravants:
  • diabète
  • immunodépression
  • corticothérapie
  • déficits de l’immunité cellulaire
  • hygiène précaire

 

5 – étude bactériologique

A - caractères morphologiques :

Ils se présentent sous la forme de Cocci en chaînettes formées de 5, 10, 15 jusqu’à 20 éléments arrondis.
Les chaînettes peuvent être rarement composées d’éléments diplococciques ovalaires.
Ils sont mobilité négative et ne présentent pas de spores.
Ils sont généralement sans capsule.

B – caractères culturaux :

Les streptocoques sont des germes aéro-anaérobie facultatif, mais se cultivent mieux en anaérobiose.
Une atmosphère enrichie en CO2, favorise les primo cultures
La température de la culture est de 37°C
Le pH est de 7,2 à 7,4
L’étude de la température et du pH est utile pour le diagnostic des streptocoques entre-eux
La culture est facile, à condition que les milieux soient enrichis par du sang, de l’ascite, du sérum ou du glucose.

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b1 - En milieux liquides :

  • Bouillon enrichi: après 24 heures, on note que la partie supèrieure du tube est souvent claire accompagnée d’un dépot granuleux en mie de pain
b2 - En milieux solides :
  • gélose enrichie à l’ascite: après 24 heures on obtient des colonies petites, luxuriantes en aspect de « gouttes de rosée »
  • gélose enrichie au sang : elle sert surtout à la recherche du pouvoir hémolytique et à l’étude de certains caractères biochimiques d’identification. après 24 à 48 heures d’incubation on obtient :
    • des colonies avec auréole claire d’hémolyse à bords réguliers : streptocoques Béta hémolytique
    • des colonies de couleur vert foncé avec auréole centrale et auréole vert clair périphérique : streptocoques alpha hémolytique

C – caractères biochimiques et enzymatiques :

  • catalase (-)
  • oxydase (-)
  • optochine (-)
  • bacitracine (+)

D – vitalité :

Les streptocoques sont très sensibles à l’acidification des milieux de culture.
Leurs conservation au laboratoire se fait dans des tubes scellées et en glacière.

6 – étude écologique

Les streptocoques pyogènes, sont des bactéries strictement humaines et elles sont rencontrées surtout au niveau du rhinopharynx dans les 10 à 25% des cas chez les enfants et dans les 2 à 8% chez l’adulte.

Elles peuvent survivre à l’extérieur de l’hôte :

  • en milieu organique humide :  environ un mois
  • en milieu organique sec :       quelques années
  • en milieu sec non organique : plusieurs années

7 – étude épidémiologique

    Les infections aux streptocoques sont de répartition mondiale et se déclarent le plus souvent en petites épidémies sous la forme soit d’angines ou de scarlatine chez l’enfant.
    Elles ne sont pas des maladies à déclaration obligatoire.

8 - stratégies thérapeutiques

A - anti-infectieux :
  • La pénicilline G est l’antibiotique de choix pour le traitement à S. pyogènes.
  • Les macrolides, en cas d’allergie à la pénicilline G
- antiseptiques et désinfectants :
  • hypochlorite de sodium à 1%
  • solution d’iode et d’alcool…

 

9 – démarche de diagnostique

A - prélèvements :

  • Pharyngés (écouvillonnage des amygdales, de la muqueuse pharyngée)
  • cutanés
  • pus
  • hémocultures
  • pour les autres prélèvements, ils seront adaptés selon la clinique

B - Examen direct :

L’interprétation doit tenir compte des données cliniques

b1 - examen microscopique :
  • Coloration au Bleu de Méthylène : étude de la réaction cellulaire et de la disposition des cocci
  • Coloration de Gram : cocci à Gram positif en chainettes
b2 - examen après culture:
  • gélose enrichie au sang :
Petites colonies transparentes présentant une hémolyse bêta (hémolyse totale avec éclaircissement de la gélose autour des colonies).
Important :
- Une atmosphère enrichie en CO2, favorise les primo cultures
- La température de la culture est de 37°C
- Le pH est de 7,2 à 7,4
- d’autres milieux de culture peuvent être utilisés (gélose enrichie avec de l’acsite, des bouillons enrichis, voir les milieux de culture)
b3 - diagnostic biochimique et enzymatique
  • catalase (-)
  • oxydase (-)
  • résistance à l’optochine (disque) dans 95% des cas
  • sensibilité à la bacitracine (disque)

 

b4 - diagnostique immunologique :Repose sur la mise en évidence de l’antigène du groupe A (antigène polysaccharidique de paroi) par réaction d’agglutination avec des particules de latex sensibilisées après extraction.
Il existe plus de 80 types de protéines Mb5 - diagnostique par des méthodes moléculaires :
  • P.C.R, directe sur prélèvement
b6 - Pour la prévention des infections nosocomiales :
  • Risque particulier en obstétrique.
  • Recherche de portage au niveau pharyngé lors d’une infection.

C - Examen indirect :

c1 - Le dosage des ASLO (Anti-StreptoLysine O), à noter que presque dans 20% des cas d’infections à Streptocoque A, les taux des ASLO sont normaux.c2 - d’autres dosages d’un autre type d’anticorps anti-streptococciques sont utilisés tels que :
  • anti – streptodornases B (98 % d’efficacité diagnostique).
  • anti-streptokinases (ASK)
  • anti streptohyaluronidase (ASH)

 

 

10 – Antibiogramme et bases thérapeutiques

A – De l’infection déclarée 

Antibiogramme et base de données

B – Prophylaxie 

Le renforcement des mesures d’hygiène doit être respecté en cas d’infection cutanée, de même que l’isolement du malade en cas de risque épidémique dans une collectivité (scarlatine).
Lavage antiseptique des mains en milieu médical.
Il n’existe actuellement aucune vaccination

11 – les risques professionnels

A – origine 

Les risques professionnels sont très rares

B – classe de risque 

Classe 02

 

12 – les annexes

 

A – annexe 01 :
    les principaux streptocoques rencontrés en pathologie médicale

 

 

B – annexe 02 :
tableau d’identification des streptocoques du groupe D : par Horand

 

 

 

 

 

 

 

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Streptocoque

Les streptocoques (le genre Streptococcus) regroupent un vaste ensemble de microorganismes ubiquitaires et qui comprend de nombreuses espèces. En raison de leur nombre, on distingue les espèces pathogènes des espèces commensales et saprophytes.

Le genre Streptococcus est souvent associé au genre Leuconostoc car leurs caractéristiques sont très proches et difficilement différenciables encore aujourd’hui.

 

 

Écologie

Les espèces commensales

Les streptocoques font partie de diverses flores commensales de l’homme et des animaux :

Ils ne sont désormais plus considérés comme des streptocoques, mais comme un groupe à part entière.

Les espèces pathogènes

Le pouvoir pathogène des Streptococcus se limite à certaines espèces et dépend énormément de cette dernière.

Remarque :

Beaucoup d’individus sont « porteurs sains » et hébergent des streptocoques pathogènes sans présenter les signes de la maladie. Ainsi près de 50 % des individus sont porteurs sains de Streptococcus pneumoniae dans leur rhinopharynx et 30 à 50 % des femmes sont porteuses de streptocoques du groupe B dans leur vagin.

Caractères bactériologiques

Caractères microscopiques

Ce sont des coques gram positifs de 0,5 à 1 µm de diamètre, présentant un groupement typique en diplocoques (deux coques) ou en chaînettes de longueur variable, immobiles, dépourvus de spores et rarement capsulés.

Les caractères microscopiques peuvent légèrement varier suivant les espèces et tout particulièrement Streptococcus pneumoniae qui se différencie par le regroupement en diplocoques capsulés.

Caractères macroscopiques et de culture

Condition de culture

anaérobie-Aéro facultatifs ( ou aérobie tolérant), ils se développent aussi bien en absence d’oxygène qu’avec. Ils sont en revanche sensibles aux conditions de culture, notamment de température et pH. Les Streptococcus sont mésophiles (ils ont une température optimale de 37 °C) et neutrophiles (pH 7 et milieu acide très mal toléré en particulier).

Le genre Streptococcus étant très étendu il existe des exceptions. C’est le cas de Streptococcus thermophilus qui prolifère à des températures proches de 45 °C.

Ce sont des germes exigeants : ils demandent des milieux enrichis en nutriments. Toutefois Streptococcus se cultive sur des milieux ordinaires mais s’y développe peu excepté pour les streptocoques fécaux.

Milieux de culture

Caractéristiques de la culture

  • Aspect en bouillon : trouble souvent peu homogène (présence de coagulats).
  • Aspect sur gélose ordinaire : petites colonies translucides aux diamètres variables.
  • Sur gélose au sang la présence de colonies de certains streptocoques se traduit par un halo : c’est le caractère hémolytique (deux types : alpha : halo verdâtre parce qu’ils transforment l’hémoglobine en biliverdine et bêta : halo clair résultant de la lyse totale des globules rouges).

Caractéristiques biochimiques

L’activité métabolique des streptocoques varie, mais toutes les espèces se caractérisent par l’absence de catalase et l’utilisation de la voie fermentaire pour la dégradation de certains glucides sans production de gaz.

Caractère antigénique

Le sérotypage a une importance capitale dans le classement des Streptococcus, la plupart des antigènes recherchés sont des antigènes de paroi (notamment le polyoside C qui est l’antigène de groupe des streptocoques).

Mais des antigènes de capsule sont aussi recherchés principalement pour l’identification de Streptococcus pneumoniae.

Groupement des Streptococcus

Streptocoques mutants

Ce sous-ensemble (Or5) du groupe des streptocoques oraux est dit « mutans » car leurs cellules bactériennes ont la capacité de perdre leur forme de coque en prenant souvent la forme de courts bâtonnets ou coccobacilles.
Elles sont généralement jugées responsables de la plaque dentaire. Ce sont les espèces3 :

Autres espèces du genre Streptococcus

Les anciens noms suivants ne désignent plus des espèces du genre Streptococcus :

Streptocoques pathogènes chez l’homme

Écologie, rôles pathogènes et épidémiologie

streptocoques   streptococcus dans Analyses et Microbiologie 220px-Streptococcal_pharyngitis

magnify-clip dans Recherche Santé Medecine Pharmacie

Pharyngite à streptocoques

Les streptocoques font partie de la flore commensale normale de la bouche et du rhinopharynx. Des variétés non pathogènes sont aussi répandues dans les produits laitiers et jouent des rôles importants dans l’industrie fromagère.

La première subdivision de cette espèce, dont existent d’innombrables variétés, est établie selon leur comportement sur la gélose au sang, qui permet de distinguer les streptocoques alpha-hémolytiquesbêta-hémolytiques et gamma-hémolytiques. En fait, seuls les bêta-hémolytiques constituent le groupe des streptocoques hémolytiques parce que leurs colonies sont entourées d’un halo clairrésultant de la lyse totale des globules rouges sur un milieu au sang de mouton. Les streptocoques alpha-hémolytiques, transformant l’hémoglobine (Hb) en biliverdine, leurs colonies sont entourées d’un halo verdâtre, d’où leur nom courant de streptococcus viridans. Les streptocoques gamma-hémolytiques enfin ne produisent aucune modification et sont donc en réalité non hémolytiques.

Les streptocoques alpha et gamma-hémolytiques sont ceux que l’on trouve dans la bouche, l’arrière-nez et la gorge de tout le monde et sont donc des commensaux normaux. Si toutefois ils sont introduits dans le sang, ce qui est quasi inévitable lors des extractions dentaires et amygdalectomies, ils peuvent s’implanter au niveau des valvules cardiaques, surtout si celles-ci sont préalablement lésées (malformations congénitales du cœur ou séquelles de rhumatisme articulaire aigu (RAA)). C’est l’origine de l’endocardite subaiguë (maladie d’Osler). Certaines variétés de ces streptocoques buccaux interviennent dans la genèse des caries dentaires. Certaines variétés de streptocoques mutants (notamment Streptococcus mutans) transforment les sucres en dextrans, substances gélatineuses qui collent aux dents. Des bacilles lactiques, aussi commensaux normaux de la bouche, peuvent prospérer dans ce dextran et l’acidité qu’ils produisent attaque l’émail dentaire.

Les streptocoques bêta-hémolytiques ne sont pas présents en règle générale, mais de 5 à 10 % d’individus normaux, surtout chez les enfants, peuvent être porteurs de germes et le rester longtemps (plus ou moins deux ans), ce qui explique l’assez longue durée et la persistance des épidémies. Leur rôle pathogène consiste en des infections primaires et leurs complications éventuelles.

Infections primaires

Angines

Ce sont de loin les plus fréquentes conséquences des streptocoques hémolytiques. Environ 45 % des angines rouges et pultacées sont dues à ces streptocoques (l’étiologie des autres angines est virale dans 45 % des cas, celle des 10 % restants est due à des germes divers: diphtériestaphylocoqueshaemophilusassociation fuso-spirillaire de Vincentmonilias et mycoplasmas).

Infections cutanées

La fièvre puerpérale

Aussi appelée endométrite de la femme en couches. À noter que les streptocoques hémolytiques (surtout de type B) peuvent être isolés de la flore vaginale chez 1 à 3 % des femmes.

Complications infectieuses, toxiques ou allergiques

Infectieuses

Les otites et sinusites représentent 40 à 50 % des cas, les autres pouvant être dues à des pneumocoqueshaemophilusklebsiellas, etc.).

Les bronchopneumonies sont relativement rares, sauf après grippe ou rougeole.

Les septicémies existent surtout dans la fièvre puerpérale.

Toxiques

Allergiques

Ce sont des affections post-streptococciques, survenant 15 à 25 jours après l’infection primaire, le streptocoque causal pouvant même avoir disparu.

Rhumatisme articulaire aigu (RAA)

Le RAA survient au décours d’environ 1 % des infections par le streptocoque bêta-hémolytique de type A. Mais, fait important, lorsqu’un individu a eu une atteinte de RAA, il aura 50 % de chances d’en refaire s’il subit une nouvelle infection streptococcique. De plus, la proportion d’atteintes cardiaques et leur gravité augmentent au cours des rechutes. C’est la raison pour laquelle tout convalescent de RAA doit subir une chimioprophylaxie (sulfamidés ou de préférence pénicilline orale tous les jours ou, mieux, pénicilline retard intramusculaire une fois par mois pendant un minimum de cinq ans et au moins jusqu’à l’âge de 18 ans).

Les hypothèses pathogèniques sont les suivantes:

  • Hypersensibilité à des produits d’origine streptococcique, antigènes (Ag) de leur membrane cytoplasmique. On remarque en effet chez ces patients des taux plus élevé d’anticorps (Ac) contre les antigènes streptococciques (notamment antistreptolysines) que chez les convalescents d’angines sans RAA.
  • Auto-immunité: une certaine parenté antigénique existerait entre un antigène de streptocoques de type A et un antigène trouvé dans les membranes synoviales et le muscle cardiaque: ces organes seraient dès lors lésés par l’anticorps élaboré lors de l’infection streptococcique (« pseudo-auto-antigène »).
  • Production par les streptocoques d’une « cardiotoxine ».
Glomérulonéphrite aiguë (GNA)

La fréquence de cette complication est variable: nulle dans la majorité des épidémies, elle peut atteindre 10 % dans certaines d’entre elles. Ceci est dû au fait que seuls certains types de streptocoques sont « néphritogènes » : surtout les types A 12 et A 49 (qui se rencontrent surtout dans les streptococcies cutanées) et plus rarement les types A 4, A 25 et A 55. La GNA est aussi moins récidivante que le RAA.

L’auto-immunité est aussi invoquée comme mécanisme possible, basée cette fois sur une similitude entre un antigène du streptocoque A 12 et un antigène de la membrane basale des glomérules rénaux. Mais une autre hypothèse pathogènique est plus souvent invoquée: un complexe antigène streptococcique avec l’anticorps correspondant s’adsorbe facilement sur les cellules des membranes glomérulaires, entraînant avec lui du complément (ce qui explique la chute du complément sérique au cours de la GNA). Ces différents éléments (antigène streptococcique, immunoglobuline et complément) ont été retrouvés par immunofluorescence au niveau des glomérules atteints.

Érythème noueux

Complication apparemment allergique, relativement rare, pouvant résulter par ordre de fréquence, d’une streptococcie (plus ou moins 50 % des érythèmes noueux), d’unesarcoïdose, d’une tuberculose, d’une pasteurellose.

Épidémiologie

Moins résistants dans le milieu extérieur que les staphylocoques, les streptocoques sont surtout disséminés par les particules de salive des malades et porteurs sains (rarement par des aliments contaminés). Ils sont par ailleurs restés généralement bien sensibles aux antibiotiques, et ne jouent dès lors que peu de rôle dans les infections hospitalières (où ils furent autrefois florissants, surtout dans les services de gynécologie et obstétrique). Mais si les portes d’entrée cutanées et génitales ont beaucoup diminué, les angines par contre ont gardé toute leur importance, en milieu scolaire surtout.

Propriétés bactériologiques

Morphologie

Petits cocci de 0,5 à 1,0 micron, immobiles, rondes ou ovalaires, disposés en chaînettes (généralement plus longues et plus typiques dans les préparations faites à partir de milieux liquides). Ils n’ont généralement pas de capsule visible.

Culture

Les streptocoques sont aérobies - anaérobies, mais la majorité des souches pousse mieux en anaérobiose relative ou en atmosphère enrichie en CO2 (10 %). Quelques souches peuvent être anaérobies strictes (surtout celles que l’on trouve dans les abcès profonds, pulmonaires par exemple).

Quoique sans exigences nutritives particulières, ils croissent beaucoup mieux et plus vite sur des milieux enrichis de produits organiques (sang de cheval ou de mouton).

Catalase - (différenciation des staphylocoques)

L’aspect en bouillon est celui d’un dépôt finement granuleux tandis que, sur gélose, les streptocoques forment de petites colonies (de plus ou moins un mm) rondes et transparentes alpha, bêta ou gamma-hémolytiques sur gélose au sang.

Antigène

La paroi des streptocoques possède 2 principaux antigènes:

1) Un antigène polysaccharidique « C » est présent sur la paroi et c’est sur celui-ci que se base la classification de Lancefield qui divise, d’après cet antigène, les streptocoques bêta-hémolytiques en type A, B, C, etc… jusqu’à R. Presque toutes les infections épidémiques sont dues au type A. Le type B, fréquent chez les bovidés, se rencontre chez l’homme dans les infections génitales (et peut, par le vagin, infecter le nouveau-né: méningites néo-natales). Le type C est fréquent chez le cheval (gourme). Le type D représente en fait les entérocoques qui seront étudiés séparément. Les types ultérieurs existent chez des animaux divers et dans les produits laitiers.

La détermination du type de Lancefield peut se faire par précipitation d’un extrait de culture au contact de l’anticorps spécifique (préparé chez le lapin) ou par immunofluorescence. Comme seul le type A est sensible à la bacitracine, l’ajout à la culture sur gélose d’un disque contenant 1 ou 2 unités de cet antibiotique permet de classer sommairement les souches en A et « non-A » (méthode de Maxted).

2) Un antigène protéique « M » permet de subdiviser les souches A en une cinquantaine de types selon la classification de Griffith : A 1, A 2, ….. A 12 ….. etc.

La différenciation se fait également par précipitation d’extraits à l’aide de sérums spécifiques. Ce typage peut être intéressant au point de vue épidémiologique mais n’est guère entré dans la pratique courante. Il faut signaler que cet antigène M parait important au point de vue pathogène: seules les souches qui le possèdent sont virulentes, peut-être parce que cette protéine M inhibe la phagocytose.

Enzymes et toxines

Plus de 20 produits extracellulaires antigéniques ont été décrits.

Un mélange de streptokinase et de streptodornase peut être employé pour accélérer la résorption et la détersion de certains dépôts fibrino-purulents (pleurésiesulcères variqueux, etc.).

  • L’hyaluronidase est, en décollant les cellules des unes des autres, un facteur de diffusion. Elle est également préparée commercialement pour faciliter la résorption d’injections un peu volumineuses.
  • La toxine érythrogène de Dick, est responsable de la scarlatine. Pour qu’une infection streptococcique (généralement angine) se complique de scarlatine, 2 conditions sont nécessaires:
    • la souche doit sécréter cette toxine, ce qui n’est pas le cas pour environ 1/3 des souches. Il semble que cette propriété dépende de la présence d’un bactériophage.
    • le patient doit être sensible à cette toxine, ce qui peut se déterminer par la « réaction de Dick » : si l’on injecte dans le derme 0,1 cm³ d’un filtrat de culture d’un streptocoque scarlatinogène, il se produira chez le sujet sensible une rougeur de 5 à 10 mm de diamètre (micro-scarlatine) alors que chez le sujet résistant, l’anticorps conférant cette résistance neutralise la toxine. (Cette résistance ne vaut que pour la toxine érythrogène : l’individu « Dick négatif » reste réceptif à l’infection streptococcique et à ses autres complications. C’est la raison pour laquelle on utilise pas la vaccination (théoriquement possible) contre cette toxine. La proportion de sujets résistants (« Dick négatifs ») augmente avec l’âge et peut atteindre 50 à 70 % chez les adultes. Bon nombre de ces adultes immunisés n’ont aucun commémoratif de scarlatine: soit qu’ils aient subi une infection par un streptocoque sécrétant assez de toxine pour immuniser le sujet, mais trop peu pour provoquer l’érythème, soit qu’il existe des souches sécrétant un produit antigèniquement comparable à la toxine de Dick, mais non érythrogène. Quoi qu’il en soit, ces considérations permettent de comprendre qu’au cours d’une épidémie causée par une même souche, il y aura des cas d’angines simples, d’autres compliquées de scarlatine. On peut donc « attraper la scarlatine » au contact d’un sujet qui a une simple angine sans éruption. Il est dès lors logique de soumettre aux mêmes mesures de prophylaxie (éviction scolaire, etc.) les sujets atteints d’infection streptococcique, qu’ils aient ou non l’éruption scarlatineuse.

Il existe, par ailleurs, une réaction en quelque sorte inverse de la réaction de Dick: la réaction de Schulz – Charlton. Pour préciser la nature scarlatineuse d’une éruption (différenciation d’un « rash scarlatiniforme » d’origine médicamenteuse par exemple), on peut faire une injection intradermique d’anticorps neutralisant la toxine de Dick (sérum d’un individu Dick négatif) : il y aura un « effacement » de l’éruption autour du point d’inoculation s’il s’agit effectivement de scarlatine. (Les réactions de Schulz – Charlton et de Dick ne sont guère utilisées en pratique courante. Les réactifs nécessaires ne sont d’ailleurs plus trouvables dans le commerce.)

Méthodes de diagnostic

Examen microscopique

L’examen microscopique ne donne un diagnostic définitif que s’il s’agit d’un produit de ponction non contaminé par des germes commensaux. Il est toutefois toujours utile pour donner une première orientation: nombre de germes, présence ou non de flores associées (ce qui permet aussi de choisir les milieux de culture les plus appropriés). Il est nécessaire aussi dans les angines, pour ne pas passer à côté du diagnostic d’angine de Vincent.

Culture

La culture sur gélose au sang est nécessaire pour préciser le type alpha, bêta ou gamma-hémolytique du streptocoque en cause: de préférence une boite en aérobiose et une autre en anaérobiose ou sous CO2 généré par la flamme d’une bougie.

Pour le diagnostic d’endocardite, il est souvent nécessaire de pratiquer plusieurs hémocultures (les germes n’étant disséminés dans le sang que par intermittence) et de prolonger la culture pendant 2 à 3 semaines avec adjonction éventuelle de pénicillinase si le malade est en traitement.

Réactions sérologiques

Elles n’interviennent que comme aide au diagnostic des affections post-streptococciques (RAA, GNA). On utilise surtout le dosage des antistreptolysines O (« ASLO« ), un taux égal ou supérieur à 200 unités indiquant une infection streptococcique récente.

Prophylaxie, immunité et traitement

Prophylaxie

Des mesures spéciales ne sont généralement envisagées qu’au cours des épidémies dues au streptocoque bêta-hémolytique de type A, surtout en milieu scolaire. Les enfants atteints sont soumis à l’éviction scolaire jusqu’à disparition des symptômes et pour un minimum de 40 jours ou moins à condition que 2 recherches de streptocoques hémolytiques pratiquées à une semaine d’intervalle soient négatives. Les mêmes mesures sont appliquées aux contacts à domicile (frères et sœurs de l’enfant malade). Si malgré l’éviction des enfants malades, des cas continuent à se manifester, il peut être indiqué de dépister les porteurs de germes sains et de les écarter jusqu’à ce qu’un traitement les ait négativés.

On envisagera une chimioprophylaxie dans 2 genres de circonstances :

  • convalescents de RAA,
  • manipulations dentaires chez un patient cardiaque.

Immunité

La multiplicité des types antigéniques (particulièrement des protéines M) exclut la possibilité d’une vaccination préventive, qui ne pourrait d’ailleurs s’envisager qu’avec prudence, vu le rôle possible de l’hypersensibilité dans les affections post-streptococciques.

Une vaccinothérapie vis-à-vis de la flore des voies respiratoires (mélange de streptocoques, pneumocoques, staphylocoques, haemophilus) ou autovaccin réussit parfois à prévenir les exacerbations hivernales de bronchites chroniques. Le même type de vaccin mixte peut être utilisé pour la désensibilisation d’un asthmatique si l’on soupçonne sa flore microbienne d’être l’allergène responsable.

Traitement

Les streptocoques bêta-hémolytiques, tous bien sensibles à la pénicilline, ne posent guère de problèmes. Pour les patients hypersensibles à la pénicilline, on peut avoir recours aux macrolides ou aux sulfamidés (les streptocoques sont généralement résistants aux aminoglycosides employés seuls et quelques souches résistent aux tétracyclines).

Le traitement des endocardites est plus délicat, vu la grande dispersion des sensibilités des streptocoques alpha-hémolytiques et le mauvais apport de l’antibiotique in situ(quoiqu’elle baigne dans le sang, la végétation elle-même est très peu irriguée). C’est dans ces cas que l’on peut devoir administrer jusqu’à 20 à 40 millions d’unités par jour pendant 6 semaines. Il est utile de déterminer sur la souche isolée la CMI (concentration minimale inhibitrice) et la CMB de la pénicilline seule et en mélange avec de la streptomycine oukanamycine : ces 2 antibiotiques sont des aminoglycosides. Il y a une synergie habituelle de l’action bactéricide. Il peut être utile aussi, pendant le traitement, de vérifier si le sang du patient acquiert une action inhibitrice et bactéricide sur sa propre souche.

Références

  1.  Catherine Delmas, Fiche technique : Streptococcus mitis, Centre Toulousain pour le Contrôle de qualité en Biologie clinique (CTBC), édition 2008
  2.  (en) Patrick Chiu-Yat Woo and all, Granulicatella adiacens and Abiotrophia defectiva bacteraemia characterized by 16S rRNA gene sequencing, doi:10.1099/jmm.0.04950-0, Journal of Medical Microbiology (JMM), 2003, vol. 52, no 2 p. 137-140
  3.  J.P. Euzéby, Streptococcus orisratti, Dictionnaire de Bactériologie Vétérinaire

 

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mannitol

6 décembre 2013

Mannitol

mannitol dans Analyses et Microbiologie 35px-Nuvola_apps_edu_science.svg 29px-Coupe_d%27Hygie.svg dans Comment developper votre medicament
Cet article est une ébauche concernant un composé chimique et la pharmacie.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
Mannitol
Mannitol
Identification
Nom IUPAC hexane-1,2,3,4,5,6-hexol
Synonymes D-mannitol
No CAS 69-65-8 (D)
No EINECS 200-711-8 (D)
Code ATC A06AD16B05BC01B05CX04
PubChem 6251
No E E421
Apparence Poudre blanche
Propriétés chimiques
Formule brute C6H14O6  [Isomères]
Masse molaire1 182,1718 ± 0,0076 g/mol
C 39,56 %, H 7,75 %, O 52,7 %,
Propriétés physiques
 fusion 166 à 168 °C
 ébullition 290 à 295 °C
Solubilité Soluble dans l’eau (216 g·l-1 à25 °C)
Masse volumique 1,52
Précautions
SIMDUT2
Produit non contrôlé

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le mannitol ou 1,2,3,4,5,6-hexanehexol (C6H14O6) est un polyol (« sucre-alcool« ) ; c’est un produit similaire au xylitol ou ausorbitol. Cependant, le mannitol a tendance à perdre un ion hydrogène en solution aqueuse, ce qui acidifie la solution. Pour cette raison, il n’est pas rare d’ajouter une substance pour ajuster son pH, comme le bicarbonate de sodium.

 

 

 

Applications

En médecine

Les solutés de mannitol à 10 ou 20 % sont hypertoniques. Ils sont utilisés surtout pour réduire la pression intra-cranienne dès les années 1960, en particulier dans certains cas de traumatisme crânien graves3. Ils semblent aussi efficace que les sérums salés hypertoniques4.

Ces solutés sont également utilisés pour traiter les patients atteints d’insuffisance rénale oligurique. Ils sont administrés par voieintraveineuse.

Il est classé « C » au niveau de sa sécurité foetale par le guide de référence Briggs sur le risque foetal et néonatal.5

Autres

On l’utilise comme édulcorant naturel, agent de cohésion et excipient.

Le mannitol est un édulcorant naturel qui possède 0,7 fois le pouvoir sucrant du sucre ordinaire ; on le rencontre dans diverses plantes (surtout des algues marines). Il a une saveur douce sans arrière-goût et on l’utilise dans divers aliments. Hormis son usage comme édulcorant, on l’utilise également souvent parce qu’il procure une meilleure structure à certains produits alimentaires et prévient leur dessèchement.

Le mannitol est un additif alimentaire qui possède le numéro E421.

Le mannitol a une chaleur de solution négative (comme le sorbitol, le xylitol et l’érythritol)6. Pour cette raison, le mannitol est l’édulcorant de friandises « rafraîchissant l’haleine ».

À doses excessives (en moyenne plus de 15-20 grammes par jour), le mannitol peut avoir un effet laxatif.

Il est utilisé dans la recherche du caractère biochimique mannitol (bactérie capable de dégrader le mannitol ou non) en microbiologie.

Il est parfois utilisé comme diluant de l’héroïne ou d’autres drogues illicites.

C’est un excipient dit « à effet notoire » .

Notes et références

  1.  Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007, sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2.  « Mannitol (d-) » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  3.  Wise BL, Chater N, The value of hypertonic mannitol solution in decreasing brain mass and lowering cerebro-spinal-fluid pressure, J Neurosurg, 1962;19:1038-1043
  4.  Francony G, Fauvage B, Falcon D et al. Equimolar doses of mannitol and hypertonic saline in the treatment of increased intracranial pressure, Crit Care Med, 2008;36:795-800
  5.  Briggs GG, Freeman RK, Yaffe SJ. Drugs in Pregnancy and Lactation: A Reference Guide to Fetal and Neonatal Risk, 8th edition. 2008. Published by: Lippincott Williams & Wilkins.
  6.  (en) R Steagall & L O’Brien Nabors, « Polyols: Beyond Sweet Taste », sur www.foodproductdesign.com, 10/01/2007 (consulté le 18 juin 2008)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 

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ici MANNITOL Mediament  hyperosmolaire

 

MANNITOL AGUETTANT : sa posologie

Voie injectable. Perfusion intraveineuse lente et régulière.

Selon l’état du malade, en fonction du poids et des thérapeutiques complémentaires :

chez l’adulte : perfusion de 500 ml/jour à raison de 60 à 70 gouttes/minute.

chez l’enfant : perfusion de 10 ml/kg/jour à raison de 10 à 15 gouttes/minute.

 

MANNITOL AGUETTANT : son aspect et forme

Solution limpide.

 

MANNITOL AGUETTANT : sa présentation

 

MANNITOL AGUETTANT : comment ça marche

SOLUTION PRODUISANT UNE DIURESE OSMOTIQUE.

Code ATC : B05BC01.

Glucide pratiquement non métabolisable, le mannitol est éliminé par les glomérules rénaux et n’est pas absorbé au niveau des tubules. De ce fait, il entraîne une élimination obligatoire d’une certaine quantité d’eau.

L’espace de diffusion du mannitol correspond au volume des espaces extracellulaires.

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CALCIUM D – glucarate anti-toxique anti-cancereux

24 novembre 2013

 

CALCIUM D - glucarate    anti-toxique   anti-cancereux dans Les innovations de la Santé:médicales et pharmaceutique Estradiol2Calcium D Glucarate peut se lier et éliminer l’excès d’œstrogènes.

Quand il s’agit de suppléments, vous pourriez envisager quelques objectifs:

  • Contrer les toxines que nous créons dans notre corps ou absorbons de vivre
  • Accroître l’efficacité métabolique pour aider mieux travailler votre corps
  • Optimiser les niveaux de vitamines et de minéraux de base de référence au cas où ils ne sont pas dans les aliments
  • Tenir compte des lacunes spécifiques ou améliorer les objectifs spécifiques (cognitifs, immunitaire, etc)

Quand je voyage, je peux prendre une quarantaine de pilules par jour, y compris les supplémentaires qui neutralisent le stress et les toxines qui Voyage de l’air peut apporter. Il fut un temps où je pouvais pic à 187 capsules de divers suppléments par jour pendant les périodes où j’étais tout moi-même pare-balles. Quand je suis à la maison, je prends environ 20 gélules par jour, en fonction de ce que je mange et ce que je fais. Ce n’est pas nécessaire pour les personnes qui veulent être dans la moyenne, mais si vous voulez un avantage injuste dans la vie, des suppléments peut aider.

Il suffit de faire la Diète Bulletproof par lui-même, vous obtiendrez 80% du chemin, et il vous aller plus loin que un régime Paleo trop simple.

Lors de la sélection des suppléments, je cherche les plus efficaces, pures et ciblées que je peux trouver. Un de mes meilleurs suppléments de calcium est-d-glucarate.

J’ai d’abord commencé à prendre du calcium-d-glucarate (CDG à partir d’ici) comme un moyen d’assurer mon régime riche en protéines n’a pas produit un excès d’ammoniac. En tant qu’ancien 300 livres qui était pré-diabétique, et né avec seulement 1 rein, j’aime bien celui que j’ai. Mais il a d’autres avantages pour la santé. Il peut lutter contre le cancer, diminuer le LDL cholestérol, aider à la digestion des protéines, et éliminer les toxines et l’excès d’œstrogènes. L’excès d’œstrogènes est un problème pour tout le monde, mais un problème encore plus grand pour les personnes obèses (ou anciennement obèses).

Pour comprendre pourquoi CDG fonctionne, vous devez comprendre un peu la biochimie.

Comment le corps se débarrasse des toxines

L’une des façons dont le corps se débarrasse des toxines se fait par un processus appelé conjugaison. Au cours de la conjugaison, des toxines sont emballés dans des composés solubles dans l’eau appelés glucuronides. Glucuronides sont destinés à transmettre à partir du foie, de la bile, puis dans l’intestin où ils sont excrétés. Cependant, les niveaux élevés d’une enzyme appelée beta-glucuronide peuvent inhiber ce processus. Cette enzyme sépare les toxines de leur liaison conjugué et leur permet d’être réabsorbés. Cela permet de garder les toxines circulant dans le corps où ils font grossir, fatigué et faible.

Calcium-d-glucarate empêche beta-glucuronide de perturber ce processus. Il conserve les toxines fixées à l’intérieur d’un glucuronide qui est ensuite retiré du corps. Les toxines sont plus dommageables dans leur forme libre, c’est pourquoi vous voulez qu’ils soient tenus (conjugué) et libérés de l’organisme. Calcium-d-glucarate inhibe la bêta-glucuronidase qui permet aux toxines d’être enlevés.

Bonjour calcium-D-Glucarate

Calcium-d-Glucarate (CDG) est une substance naturelle produite par tous les mammifères , y compris les humains. De petites quantités sont également présents dans les fruits et légumes.Les premiers humains étaient en mesure d’obtenir suffisamment de calcium-d-glucarate de leur propre production, car ils mangeaient des quantités relativement faibles de toxines et vivaient dans un environnement propre. Comme l’exposition aux toxines a augmenté, les humains ont besoin de plus de calcium-d-glucarate à excréter les toxines supplémentaires.

Il n’existe pas de technique * * déficit de calcium-D-glucarate, car il n’est pas essentiel.Cependant, les humains produisent de petites quantités, il est donc facile de développer des niveaux faibles. Les faibles niveaux de CDG sont en corrélation avec des niveaux plus élevés de bêta-glucuronidase. Plongée bêta-glucuronidase est un facteur de risque pour le cancer, en particulier les cancers hormono-dépendants comme le sein, la prostate et le cancer du côlon.

Voici quatre raisons calcium-d-glucarate est un complément utile au sérieux.

Une. Prévention du cancer

Toxines provoquent des mutations dans l’ADN qui conduit au cancer. Avec les rétinoïdes, CDG réduit le cancer du sein chez le rat par 70 pour cent.

Calcium-d-glucarate élimine les substances cancérigènes et d’autres agents de tumeurs promotion . In vivo, CDG,

«… Augmente la désintoxication des carcinogènes et tumorales promoteurs / progresseurs en inhibant la bêta-glucuronidase et la prévention de l’hydrolyse de leurs glucuronides »

Calcium-d-glucarate augmenté la libération de toxines et rincé composés qui favorisent le cancer. Chez les rats atteints d’un cancer du côlon, le calcium-D-glucarate a provoqué une chute de soixante pour cent de l’incidence tumorale. CDG a également réduit le nombre de fois les cellules cancéreuses se multiplient.

Une des raisons les fumeurs développent un cancer du poumon est soupçonné d’être faibles niveaux d’acide D-glucarique. Les fumeurs ont 29 pour cent moins d’acide d-glucarique que les personnes saines. Une autre étude chez le rat a montré que le calcium-d-glucarate diminution de la formation de cancer de la peau de 30 pour cent.

Calcium-d-glucarate n’est pas garanti pour prévenir le cancer, mais tout aide.

2. Foie Detox

Quand le calcium-d-glucarate est pris par voie orale, il est métabolisé en acide glucarique. Il s’agit de la forme active de calcium-D-glucarate et celui produit naturellement par le corps. Acide glucarique n’est pas disponible en supplément par lui-même qui est pourquoi vous devez acheter calcium-d-glucarate. Un autre avantage de la CDG sur l’acide glucarique est une période de désintoxication plus. CDG detoxes le foie pendant cinq heures au lieu d’une seule.

Acide glucarique se lie à des toxines dans l’estomac qui sont ensuite éliminé dans l’urine. Acide glucarique est également distribuée autour du corps où il remplit la même fonction – de balayage et de libérer les toxines. Éliminer les toxines du foie augmente la fonction hépatique et de promouvoir un métabolisme sain. Il permettra également à votre foie à éliminer les autres toxines qui seraient autrement causer des problèmes.

 

Bonus: faire face aux problèmes riches en protéines

Les êtres humains sont destinés à consommer de grandes quantités de protéines et de graisses.Nos foies et les reins traitent efficacement les protéines et sont capables d’éliminer les sous-produits nocifs comme l’ammoniac. Cependant, les humains ne peuvent gérer autant de toxines.Le corps humain est impliqué repousser xenoestrogens, les polluants atmosphériques, les infections chroniques, et les mycotoxines. Cela laisse très peu de place pour faire face aux métabolites de protéines. Notre monde moderne est si pollué, que les êtres humains ne disposent pas toujours des moyens nécessaires pour parer à des sous-produits naturels d’un métabolisme sain. Si vous consommez un régime riche en protéines (25-35 pour cent), vous devriez envisager de compléter avec du calcium-d-glucarate.

3. Retrait excès d’œstrogènes

Des niveaux élevés de bêta-glucuronide augmentent le nombre de récepteurs d’œstrogènes.Cela signifie que l’oestrogène qui aurait été excrétée est maintenant capable de se lier à plusieurs récepteurs. Cela peut provoquer une croissance accrue des tissus, le cancer, et même seins de l’homme.

La dominance d’oestrogène est l’une des principales causes de l’infertilité, de cancer et d’autres problèmes de santé chez les femmes. L’un des traitements les plus courants pour les niveaux élevés d’oestrogène dans un médicament appelé tamoxifène. Le tamoxifène a de nombreux effets secondaires , y compris accident vasculaire cérébral, de caillots de sang, cancer de l’utérus, et les cataractes.

Nouvelle recherche montre que CDG pourrait être tout aussi efficace que le tamoxifène dans le traitement de la dominance d’oestrogène. CDG permet l’excès d’œstrogènes à passer sur le corps. Une étude réalisée en 2003 a déclaré calcium-d-glucarate pourrait être aussi efficace dans la prévention du cancer comme le tamoxifène.

Dans une étude, le calcium-D-glucarate a été capable de réduire le nombre de récepteurs d’oestrogène de 48 pour cent. Il a aussi été montré à abaisser les taux d’œstrogènes sériques de 23 pour cent.

Haute oestrogène est aussi un problème pour les hommes. Que votre homme ou une femme, calcium-d-glucarate aideront à maintenir l’équilibre hormonal.

4. Diminuer le LDL cholestérol

Malgré les nombreux effets sur la santé d’un régime paléo, l’un des effets négatifs mystérieux semble être élevé de cholestérol LDL. Paul Jaminet a écrit un excellent poste sur ce sujet où de nombreuses personnes ont dit qu’ils ont connu des niveaux élevés de LDL.

Non seulement le taux de cholestérol total a augmenté, mais c’est le cholestérol LDL. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose tant il est de type-A LDL (grand, gonflé, non athérogène). Cependant, depuis qu’il a été moyen Bulletproof faire tout son possible pour assurer une santé optimale, c’est quelque chose qui doit être traitée. Haut-LDL n’est pas nécessairement le problème. C’est un signe de dommages aux tissus ou des toxines qui est le problème.

Lorsque les cellules sont stressés ou endommagés, ils ont besoin de cholestérol pour la réparation. Comme le Dr Jaminet également souligné , les niveaux élevés de LDL sont nécessaires pour réparer les tissus endommagés.

Le corps envoie des molécules de LDL pour fournir différentes parties du corps de cholestérol et de graisses. Le flux sanguin Limited est une forme de stress. Calcium-d-glucarate est métabolisé en sels glucarique. Sels glucarique réduit la production de bêta-glucuronidase par les bactéries intestinales. Réduire la bêta-glucuronidase augmente entéro-hépatique (foie) circulation qui réduit la synthèse du cholestérol. Cela provoque des niveaux de cholestérol.

Chez le rat, la CDG abaisse le cholestérol total de 12-15 pour cent, et le cholestérol LDL de 30-35 pour cent. Chez l’homme, la CDG abaisse le cholestérol de 12 pour cent, et le cholestérol LDL de 28 pour cent. Il peut également réduire les triglycérides jusqu’à 43 pour cent.

CDG ne joue pas arbitrairement avec des numéros de cholestérol comme les statines. Il diminue le stress sur le foie qui réduit votre besoin de cholestérol, notamment le cholestérol LDL.

Posologie et effets secondaires

Une dose de désintoxication normale est de 500 et 1000 mg. Les personnes atteintes de cancer ou oestrogène élevé peuvent bénéficier de la prise autant que 3000-4500mg par jour. Il n’a pas vraiment d’importance quand vous le prenez.

CDG peut interagir avec l’alcool et certains médicaments qui agissent sur ​​le foie comme les statines. WebMD a la liste complète des interactions possibles énumérés ici .

En prenant ce un supplément, vous pouvez réduire votre risque de cancer, éliminer les toxines, d’assurer la fonction hépatique sain, et de réduire votre taux de LDL et de cholestérol total.Calcium-d-glucarate est un des plus sûrs, plus efficaces biohacks disponibles.

 

fichier pdf 336 PDF-CALCIUM -D-GLUCARATE

 

 

Bouche pâteuse, cernes, mauvaise haleine… il faut agir

22 novembre 2013

Bouche pâteuse, cernes, mauvaise haleine… La triste réalité est que ces maux ne viennent jamais seuls.

Les personnes qui en sont affligées souffrent aussi, en général, de fermentation intestinale, avec gaz et gonflements du ventre après les repas, d’un teint jaunâtre, de nausées, de maux de tête, de bouffées de chaleur et d’insomnie, avec réveil entre 1 heure et 3 heures du matin.

Et ce n’est pas bon : selon l’approche naturopathique, qui vise à rétablir la santé en rééquilibrant le mode de vie, ces signes indiquent un manque de bile, ce qui peut avoir de graves implications à long terme.

Les naturopathes proposent des solutions naturelles pour stimuler la production de bile. Les voici. Mais permettez-moi d’abord d’expliquer précisément ce qu’est la bile.

Bile : un liquide intelligent et « éco-responsable »

La bile est un des produits les plus intelligents élaborés par votre corps.

Elle est fabriquée par le foie à partir des déchets récupérés dans votre sang. Le sang est en effet chargé de bactéries, toxines alimentaires, alcool, microbes, cellules mortes, ammoniaque, restes de médicaments, de pesticides, et d’hormones usées. Le foie récupère tout cela, jusqu’à 100 % des impuretés lorsqu’il fonctionne bien, et les décompose grâce à des enzymes.

Il évacue ensuite les déchets en les envoyant dans le tube digestif dans un liquide appelé la bile. Mais cette bile, loin d’être inutile, joue un rôle crucial dans la digestion : c’est elle qui casse les graisses en tout petit morceaux et qui permet qu’elles soient absorbées par l’intestin.

Si vous vous trouviez à la sortie de votre estomac, à l’endroit où votre nourriture chargée de graisse entre dans l’intestin, vous verriez arriver un jet de bile qui transforme cette graisse en mousse (émulsion), à la manière du liquide vaisselle.

La nourriture indigeste, pâteuse et grasse devient légère : elle peut voyager facilement le long de l’intestin et tous les bons nutriments seront assimilés dans le sang.

Enfin, le foie utilisant aussi le cholestérol pour fabriquer des acides biliaires, une bonne production de bile entraînera une baisse du taux de cholestérol sanguin.

C’est ce qui se passe quand le foie fonctionne bien, et que la production de bile est donc abondante.

Quand le foie fonctionne mal

Malheureusement, si le foie fonctionne mal et qu’il ne produit pas assez de bile, cela provoque les ennuis suivants :

  1. les toxines de votre sang ne sont pas correctement évacuées. Elles stagnent dans l’organisme et dans le foie, provoquant potentiellement une liste interminable de maladies, dont les cancers (mais aussi des allergies, de l’asthme, des maladies auto-immunes, de la dépression, des maladies cardiaques, de l’obésité, de la fatigue chronique, etc.) ;
  2. votre taux de cholestérol monte (1) ;
  3. votre digestion est perturbée, provoquant maux de ventre, nausées, migraines après les repas, bouche pâteuse, mauvaise haleine, teint et œil jaunâtre, poches sous les yeux et insomnies ;
  4. la bile stagne dans une poche située entre le foie et l’intestin, appelée « vésicule biliaire ». Elle s’épaissit et les déchets commencent à s’agglomérer pour former de petits calculs (cailloux) qui augmentent peu à peu de volume. Avec le temps, la vésicule devient paresseuse et l’écoulement de la bile vers l’intestin ralentit encore. Des calculs quittent la vésicule et se coincent dans les canaux, créant des crises très douloureuses. La seule « solution » sera alors l’ablation de la vésicule biliaire.

Il y a donc un quadruple intérêt à vous préoccuper tout de suite du fonctionnement de votre foie, si vous souffrez des symptômes ci-dessus : vous préviendrez une foule de maladies ; votre digestion se rétablira et vous serez débarrassé de tous les problèmes provoqués par la mauvaise digestion des graisses ; et enfin, vous éviterez les crises de calculs biliaires et une pénible opération chirurgicale.

Stimuler le fonctionnement du foie et la production de bile

La première plante à consommer est l’artichaut.

L’artichaut a la propriété démontrée de faire augmenter la production de bile, à tel point qu’il est contre-indiqué en cas d’obstruction des voies biliaires parce que la stimulation de la production de bile pourrait provoquer de graves problèmes (2).

Connu depuis l’Antiquité pour son effet sur la digestion, l’artichaut entre dans la composition de nombreuses préparations traditionnelles destinées à stimuler la production de bile dans la médecine européenne. Vers le milieu du XXe siècle, des Italiens ont isolé de l’artichaut un composé qu’ils nommèrent cynarine, qui fut utilisé pour stimuler le foie et la vésicule biliaire, de même que pour faire baisser les taux de cholestérol jusque dans les années 1980, où la cynarine fut remplacée par des médicaments de synthèse.

Sous quelle forme prendre l’artichaut ?

Traditionnellement, les produits d’herboristerie à base d’artichaut se présentaient sous la forme de feuilles fraîches ou séchées, de jus de la plante entière ou de divers extraits liquides ou solides.

De nos jours, on trouve dans le commerce des extraits normalisés à 5 % de cynarine et des extraits secs de feuilles en comprimés ou en capsules.

Selon un essai mené auprès de 454 sujets (3)et une étude à double insu avec placebo portant sur 244 patients (4), l’extrait d’artichaut (640 mg par jour, en 2 doses) soulage les malaises digestifs reliés à un mauvais fonctionnement de la vésicule biliaire et du foie.

Plusieurs autres études de grande ampleur ont montré que l’artichaut réduit les problèmes digestifs sans provoquer d’effets indésirables (5).

Mangez des légumes amers

Les substances amères, comme celles qu’on retrouve dans l’artichaut, la chicorée, les endives, les épinards, le pissenlit, l’arragula et le chardon-Marie sont utilisées en herboristerie pour traiter les troubles de la bile.

On attribue généralement cet effet aux flavonoïdes que renferment ces plantes.

Le problème est que les variétés sélectionnées dans le commerce sont de plus en plus dénaturées, les gens n’appréciant, ou ne supportant plus l’amertume comme autrefois.

Vous aurez plus de chance cependant de trouver des espèces traditionnelles, non sélectionnées – et donc plus amères – de ces légumes si vous les achetez en boutique bio.

L’extrait de racine de gingembre stimule la production de bile

La racine de gingembre est traditionnellement utilisée pour favoriser la digestion. On la retrouve dans des douzaines de prescriptions traditionnelles chinoises pour compenser les effets d’ingrédients potentiellement toxiques.

La racine de gingembre contient des monoterpènes, des sesquiterpènes et des gingérols qui sont très antioxydants, et aident donc le foie à faire son travail de décomposition des toxines.

Des expériences ont montré que le gingembre augmente le niveau d’enzyme cholestérol-7-hydroxylase, qui stimule la conversion du cholestérol en acides biliaires : il diminue donc le niveau de cholestérol dans le sang, et augmente la production de bile.

Je rappelle que le gingembre peut virtuellement être ajouté à tous les plats et boissons imaginables. Il ne coûte pas cher, se conserve plusieurs semaines au frigo, et vous pouvez, à l’aide d’un presse-ail, en mettre un peu partout. Son goût est très agréable, frais, et ses vertus ne s’arrêtent pas à la production de bile (plus à ce sujet dans une future édition de Santé Nature Innovation).

Faites-vous un peu plus de bile

Voilà, ces conseils devraient vous aider à vous faire plus de bile, si vous en avez besoin. Votre santé et votre bien-être y gagneront sur tous les tableaux.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Eucalyptus

14 novembre 2013

 

 

 

 

http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HerbierMedicinal/Plante.aspx?doc=eucalyptus_hm

 

 

 

Eucalyptus

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Eucalyptus

Son nom

Avec un nom comme ça, on se serait attendu à une définition pour le moins mythologique, voire ésotérique et « arcanique ». Eh bien non ! « Eucalyptus » vient du grec eu « bien » et kaluptos« couvert »; par allusion au fait botanique, apparemment assez rare tout de même, que le calice reste fermé jusques après la floraison. Quand à son nom vernaculaire d’« arbre à la fièvre », il témoigne de ses puissantes propriétés médicinales. On l’appelle aussi parfois « gommier bleu ».

L’eucalyptus, donc…

-Eh ! Attendez un peu là ! L’eucalyptus n’est pas indigène au Québec, à ce que je sache ?
-Tout juste. L’espèce est originaire d’Australie et de Tasmanie.
-Alors comment il se fait qu’on en parle dans une chronique portant sur les plantes indigènes du Québec ? C’est de la fausse représentation, j’exige qu’on me rembourse !
-Écoutez, espèce de macro-organisme génétiquement modifié, si j’ai choisi l’eucalyptus, c’est pour vous offrir un petit répit en plein coeur de l’hiver, histoire, notamment, de vous éviter de vous les geler à -15 ºC et pire. Faudrait savoir apprécier, tout de même ! Et puis, l’eucalyptus fait partie de nos vies de Québécois depuis toujours. Pensez-y, déjà en 1890, les soeurs de la Providence en faisaient une longue et élogieuse description dans leur traité de Matière médicale. On ne peut pas le nier, il y a un peu de nous dans les petits pots de Vick’s Vaporub®.

Son rôle dans l’équilibre écologique

Dans les régions productrices de fruits, on plante l’eucalyptus le long des vergers, ce qui a deux avantages : primo, comme son nectar attire les abeilles, la pollinisation des arbres fruitiers en est nettement améliorée; « deuzio », grâce à sa croissance rapide et à sa taille imposante, il forme rapidement une haie protectrice, préservant le verger des vents froids – ou chauds – qui risquent de causer d’importants dommages aux récoltes.

On l’a aussi planté pour assainir les marais, en Italie notamment, ce qui a permis de réduire les populations de moustiques et, par conséquent, les épidémies de malaria. Encore ici, son action est double : grand buveur devant le Créateur, il pompe une quantité impressionnante d’eau, ce qui contribue à assécher les marais et à réduire le nombre de sites de reproduction des insectes; en outre, exécrant les vapeurs antiseptiques qu’exhalent ses feuilles et son bois, les maringouins préfèrent se tenir à bonne distance.

On disait jadis que les vignes plantées dans le voisinage de l’eucalyptus n’étaient pas attaquées par le phylloxera, puceron parasite qui provoque des galles sur les feuilles et des nodosités sur les racines, ce qui entraîne en quelques années la mort du cep.

Et ça se mange ?

« Ab-so-lu-ment ! » de crier en choeur la noble assemblée des koalas, ces marsupiaux en forme d’ours qui, chaque année, engloutissent des tonnes de feuilles d’eucalyptus, lesquelles constituent leur nourriture la plus importante.

Oui, sauf que nous ne sommes pas des marsupiaux, ce qui fait que, non, la feuille d’eucalyptus ce n’est pas notre tasse de thé. C’est-à-dire que oui, on peut en faire un thé, mais non, ce n’est pas une boisson au sens où on l’entend habituellement. Ah ! Et puis zut ! Mangez-en donc si ça vous plaît !

Par contre, l’eucalyptus fournit un nectar abondant que les abeilles transforment en un délicieux miel, à la saveur résolument camphrée.

Encore faut-il en trouver!

Si ce n’est pas possible, on peut toujours essayer de se concocter un miel maison, un peu à la manière du miel rosat (voir notre recette dans Documents associés).

Et ça soigne quoi ?

Excellent insecticide, on peut s’en frotter la peau pour éloigner les moustiques et autres indésirables, et en frictionner la fourrure des animaux domestiques pour éloigner les puces.

Pour désinfecter une pièce à l’air vicié, on fait bouillir des feuilles à petits bouillons dans un récipient ouvert. D’ailleurs, la simple présence d’un plant en pot dans la pièce contribuerait à en purifier l’air.

Astringent hémostatique, fébrifuge désinfectant, antispasmodique, c’est un des meilleurs stomachiques contre la dyspepsie atonique ainsi que contre l’inflammation chronique de la muqueuse gastrique ou de la muqueuse intestinale.

On soulageait autrefois avec ce remède les vomissements et indigestions dus à la présence de la sarcine, une bactérie pathogène. On l’employait aussi en prévention contre la formation de parasites intestinaux.

En outre, l’eucalyptus soulage les bouffées de chaleur, les gaz et les palpitations chez les femmes en ménopause.

On l’a administré avec succès en cas de faiblesse consécutive à des maladies graves.

De façon générale, c’est un puissant antiseptique des voies respiratoires et, à ce titre, il soigne les bronchites, la grippe, la tuberculose pulmonaire, la gangrène pulmonaire et l’asthme. De plus, il fluidifie les expectorations. On l’a utilisé en cigarettes contre l’asthme.

La teinture, l’infusion et l’eau distillée sont employées comme désinfectant pour laver les plaies, y compris les brûlures et les ulcères de peau.

Excellent antiseptique des voies urinaires, il soigne les infections diverses de cet appareil, notamment la colibacillose, ainsi que l’inflammation de la vessie. Toutefois, il ne faut pas en abuser, car il peut devenir irritant pour les reins.

On lui a attribué des propriétés antidiabétiques sans n’avoir jamais pu démontrer cet effet. Par contre, en application externe, il agit véritablement sur les rhumatismes et peut soulager certaines migraines.

Pour préparer l’infusion, il suffit de mettre 3 ou 4 feuilles dans une tasse d’eau, de faire bouillir une minute et de laisser infuser 10 minutes. On peut boire jusqu’à 3 tasses par jour. La teinture se prépare en faisant macérer une partie de feuilles dans cinq parties d’alcool. On en prend de 1 ml à 10 ml par jour.

On le cultive comment ?

La culture de l’eucalyptus ne présente pas de difficultés majeures. Bien que dans son habitat naturel, il puisse atteindre une taille vertigineuse (on a observé des spécimens de plus de 150 mètres de haut), on peut facilement le cultiver en contenant comme plante d’intérieur l’hiver et plante de patio l’été, si on veille à le tailler régulièrement (branches et racines) pour limiter son exubérance naturelle. Les plus téméraires pourront essayer de le transplanter en pleine terre et de le recouvrir d’un épais paillis. Avec un peu de chance, les branches gèleront, mais les racines seront encore vivantes au printemps et le plant lancera de nouvelles tiges. On a vu des plants survivre à des températures de -17 °C. Il semblerait que l’espèce E. coccifera (variété favieri) soit résistante aux gels mais, à ma connaissance, elle n’est pas offerte en jardinerie ou dans les pépinières d’ici. Bien qu’il pousse très bien dans les marais humides, l’eucalyptus en pot doit être gardé les pieds bien au sec, car il craint la pourriture des racines. Évitez donc de trop l’arroser.

L’espèce E. cinerea que, sous nos climats, on cultive comme annuelle pour ses feuilles rondes et argentées qui entrent dans la composition des arrangements floraux, possède également des propriétés antiseptiques. Toutefois, il semblerait que les feuilles les plus efficaces proviennent d’arbres plus âgés. Les plants d’un an ne sont donc pas conseillés.

* Richter’s vend des graines et des plants de E. globulusE. bridgesianaE. citriodoraE. melliodoraet E. radiada.

 

Recherche et rédaction : Paulette Vanier – PasseportSanté.net

Raphaël Leplat
Responsable des partenariats

PasseportSante.net

raphael@passeportsante.net

Port : +33 (0)6 10 32 44 44
Fax : +33 (0)3 20 68 40 81

 

 

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LA Dimension 2D -3D et l Epace e2- E2 : le monde -externe /et interne -tel que l on peut immaginer /et réciproque

30 septembre 2013

 

AMUSANT   FLATLANDE  ARTICLE VIDEO  MAGNIFIQUE  ET PLUS QUE GENIAL  POUR COMPRENDRE   LA PEDAGOGIE  DES DIMENSION  PAR RAPPORT A L ESPACE

2D <3D < 4D  ….      e1+E1  =e2        e2+E2= e3  …….         e+ E  = 1,6180339887    ?      ,  ??????????????????  possible!!!

 

 

 

LA Dimension 2D -3D  et l Epace e2- E2   : le monde -externe /et interne -tel que l on peut immaginer /et réciproque                              Flatland

 

VIDEO

 

CONCLUSIONS;

 

C EST LE  VOLUME  DE L ESPACE QUI GERE LE COMPORTEMENT  DE LA DIMENSION  DANS  UN  ETAGE    !!!!!!! (ET NON LE CONTRAIRE)    

 

 

 

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ondes cérébrales ,Mécanismes de la conscience,Influences extérieures

28 septembre 2013

http://www.magiemetapsychique.org/t2160-les-ondes-du-cerveau

 

Ondes cérébrales

Ondes cérébrales et Eléctroencéphalogramme (EEG)

Les ondes cérébrales sont des fluctuations du potentiel électrique entre différentes parties du cerveau, une activité cérébrale pouvant être mesurée avec un EEG.

Des électrodes sont placées sur des emplacements spécifiques sur le cuir chevelu (double zones occipitales, temporales, centrales et frontales) pour détecter et enregistrer les impulsions électriques de l’activité cérébrale.
La fréquence est le nombre de vagues (ou de crêtes) d’une ondulation en une seconde. Elle peut être comparée aux fréquences radio.
L’amplitude représente la puissance des impulsions électriques produites par le cerveau.
Le volume ou l’intensité de l’activité d’onde cérébrale est mesuré en microvolts.
L’EEG décrypte les basses fréquences, bandes de fréquence : 
DELTA (4Hz et -), THETA (4-8Hz), ALPHA (8-12Hz), BETA (13-30Hz) et GAMMA (+ de 30Hz) 

Les ondes DELTA correspondent à un état inconscient. 
Le passage des ondes THETA à ALPHA correspondrait à l’état onirique. C’est dans cet état que semblent se produire les phénomènes Psi.
Les ondes BETA et GAMMA correspondent à l’état de veille.
Il est intéressant de constater que les phénomènes Psi se produisent à la lisière du rêve et de l’état de veille
Les ondes cérébrales DELTA sont les plus basses (0,1>3Hz). Une activité de moins de 4Hz se manifeste lors du sommeil profond à mouvements oculaires rapides et pendants des processus anormaux, et ceux hypnagogiques et empathiques. 
Les ondes DELTA sont impliquées dans notre capacité d’intégration et de laisser aller. Elles reflètent l’esprit sans connaissance. C’est le rythme dominant des enfants en bas âge , de moins de un an. Il tend à être le plus haut en amplitude pour les ondes les plus lentes. Nous augmentons nos ondes DELTA afin de diminuer notre conscience du monde physique. 

Caractéristiques : états subjectifs bilatéraux, sommeil, sommeil profond, hypnose, rêve lucide, transe, tâches associées inconscientes, léthargie, immobilité, états de profonde détente. 

Les ondes THETA ont une fréquence de 3,5 à 7,5 hertz et sont en liaison avec la créativité, intuition, la rêverie, et fantaisie et est un dépôt pour la mémoire, les émotions et les sensations. Les ondes THETA sont fortes pendant la méditation, la prière, et la conscience spirituelle. Il reflète l’état entre la complétude et le sommeil. Le rythme THETA est relié au subconscient. Il est anormal chez les adultes éveillés mais est parfaitement normal chez les enfants jusqu’à 13 ans. 
C’est le rythme du sommeil. Le rythme THETA est censé refléter l’activité du système limbique et de la région de l’hippocampe. On observe ce rythme dans l’inquiétude, l’activation et l’inhibition comportementale. Quand le rythme THETA fonctionne normalement il favorise les comportements de l’étude et de la mémoire.
Localisation : habituellement régional, peut impliquer beaucoup de lobes, peut être latéralisé ou répandu.

États subjectifs : intuition, création, imagination, langage figuré, pensées en changement, assouplissement, l’ »unité », « sapience », mais aussi distraction. 
Corrélations physiologiques : curation, intégration des effets de l’esprit/corps. Si ce rythme est augmenté, peut induire des états de transe. Si supprimé, peut améliorer la concentration et l’attention. 

Les ondes ALPHA (8-12 hertz) favorisent les ressources mentales, aident dans la capacité de coordination mentale. Dans cet état on peut se déplacer rapidement et efficacement accomplir quelque tâche que ce soit dans l’instant. Au moment où les ondes ALPHA prédominent on est calmes et à l’aise. Les ondes ALPHA jettent un pont entre conscient et subconscient. C’est le rythme principal de la détente chez les adultes. On rapporte que des rythmes d’alpha sont dérivés de la matière blanche du cerveau. La matière blanche est la matière du cerveau qui relie toutes les pièces à l’une à l’autre. Les ondes ALPHA sont plus en activité dans la région occipitale, dans le cortex et dans sa bande périphérique.
Cette fréquence est liée à l’extraversion, la créativité, et le travail mental. Quand ce rythme est avec dans les gammes normales, on est calmes et nous avons une vision claire du monde. On augmente la fréquence ALPHA en fermant les yeux ou en respirant profondément et on la diminue par la pensée ou le calcul.
La formation d’ Alpha Thêta peut créer une intensification sensorielle, la pensée abstraite et le sang-froid.

Localisation : régionale, implique habituellement le lobe entier
Etats subjectifs : détente, non agitation, tranquillité, état méditatif.
8Hz : conscience intérieure de l’individu, intégration de l’esprit et du corps.
10-12Hz : centrage, focalisation, curation, raccordement esprit/corps.

Paradoxalement, les ondes alpha favorisent l’état Psi.
Cette fréquence semble favorable a l’exploration atypique du potentiel cognitif humain. 
C’est être comme dans un état de connexion avec le monde, un état de Zen. 
Plus curieux encore, la correspondance de la fréquence de Shumann avec la fréquence Alpha du cerveau.

Le rythme BETA (au dessus de 12Hz) est le rythme qui dominant quand nous avons les yeux ouverts, écoutons et pensons au cours de la résolution de problèmes analytiques, jugements, prise de décision, et traitement des informations relatives au monde qui nous entoure. 
Localisation : lobes temporaux et en états subjectifs sur les lobes occipitaux et frontaux.
Comportements associés : tâches et comportements associés détendus pourtant focalisés, intégrés.
Corrélations physiologiques : un rythme croissant améliore les capacités d’attention.
États subjectifs : la pensée, état averti.
Corrélations physiologiques d’activité mentale : effets alertes, actifs, mais non agités, peut augmenter des capacités mentales, la vigilance, haut QI en ondes BETA (au-dessus de 18 hertz)

Rythme BETA médian ;

Localisation : localisé, peut être très focalisé.
États subjectifs de sentiment : la vigilance, agitation. 
Etats comportementaux : activité mentale, maths, planification, etc… 
Corrélations physiologiques : activation générale des fonctions d’esprit et de corps. 

Les ondes GAMMA (au dessus de 36 Hz, jusqu’à approximativement 80Hz) est le seul groupe de fréquence présent dans chaque partie du cerveau. Quand le cerveau doit traiter simultanément l’information de différents secteurs, l’activation d’une fréquence de 40Hz favorise l’information entre les secteurs exigés pour un traitement simultané. Une bonne mémoire est associée à l’activité de 40Hz, tandis qu’une insuffisance d’ondes de 40Hz crée des incapacités d’étude. 
Etats subjectifs : pensée, haute activité mentale incluant la perception et la conscience. 
Etats comportementaux : intégration de pensées. 
Corrélations physiologiques : corrélations « liantes », traitement de tâches complexes 

Mécanismes de la conscience 

La conscience en tant que telle semble se produire dans le cerveau lors de l’interaction d’une double matrice électromagnétique et chimique. Cela signifie que notre conscience dépendrait à la fois des interactions chimiques dans le transfert d’information neuronal que de l’activité électromagnétique cérébrale (intérieure) et extérieure (géomagnétisme, champs magnétiques artificiels,…). Le cerveau comme le corps a besoin d’harmonie, de rythmes pour fonctionner pleinement. Tout déséquilibre entraîne stress, maladie et mort. Le stress, les excès d’alcool, de drogues, le manque de sommeil, (dérèglements dans les cycles circadiens) influencent à leur tour la chimie du cerveau, et ferment un cercle vicieux qui détraque complètement les mécanismes de la conscience

Influences extérieures 

Selon le Dr Henry Persinger, le complexe électromagnétique du cerveau peut être influencé par l’activité géomagnétique. L’activité géomagnétique est a son tour influencée par l’activité solaire et celle-ci pourrait à son tour être influencée par l’activité d’autres corps planétaires, stellaires ou galactiques. En somme les mécanismes de notre cerveau évoluent au sein d’un système ouvert. Plus proche de nous, le champ magnétique terrestre est uniforme dans certains lieux et singulier dans d’autres. Cela peut expliquer en partie certains comportements « exotiques » de notre conscience en certains lieux dits « chargés ».

Le développement de nos T.I.C (Technologies de l’Information et de la Communication), déploie un environnement électromagnétique nouveau dans le contexte naturel qui a bercé la vie sur la Terre depuis des millions d’années. L’impact de ces nouvelles radiations sur les organismes biologiques est évidant, même si officiellement, les corporations impliquées démentent toute influence néfaste sur la santé. Absolument tout appareil électrique produit des champs électromagnétiques susceptibles d’influencer le complexe biologique. Mais le plus souvent les influences extérieures sont à prendre en compte dans un ensemble de facteurs efficients. Si l’on considère par exemple qu’un appel d’une demi heure avec un mobile GSM rend perméable la barrière hémato-encéphalique du cerveau, ce qui l’expose a une contamination certaine d’agents toxiques, et qu’on diffuse en même temps des particules d’aluminium à tout vent pour accroître l’albédo planétaire***, on peut envisager les résultats sur les populations dans cinq ou dix ans.

Observations : le réseau d’alimentation électrique de 50 Hz ou 60Hz est susceptible d’influencer les fluctuations des ondes cérébrales dans la fréquence GAMMA, et d’influencer le comportement ou le potentiel cognitif humain.

***http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/dico/d/univers-albedo-1023/

Fréquences******************Longueur d’onde

HLF*******0,1-3 Hz**********1000000 km – 100000 Km

ELF*******3-30 Hz***********100000 km – 10000 km

SLF*******30-300 Hz*********10000 km – 1000 km

http://www.ghostlab.org/article.php3?id_article=138

Ce dernier passage prouve la possibilité de la télépathie
En effet le cerveau cerait capable d’envoyer des ondes sur une distance max de 1 000 000 km

 

 

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Sons alpha Bêta ,Alpha,Thêta ,Delta et thérapies – la synchrothérapie.

26 septembre 2013

 

Synchronisation des ondes cérébrales – Indications

Sons alpha Bêta ,Alpha,Thêta ,Delta et thérapies - la synchrothérapie. dans Les innovations de la Santé:médicales et pharmaceutique

Accueil > Santé au naturel > Thérapies

Qu’est ce que la synchrothérapie ?

 

Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d’années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd’hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies pour en modifier les mécanismes physiques. Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l’hémisphère droit avec celles de l’hémisphère gauche.

Les effets recherchés sont variés et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer lesommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timiditéapprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu’on appelle des états « non ordinaires » de conscience – notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu’il s’agit plutôt d’états peu courants – on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel.

Les ondes cérébrales

Dans les différentes zones du cerveau, l’influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s’activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s’activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.

L’intensité de l’activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) – un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l’EEG est plat, c’est qu’il n’y a pas d’activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en 4 ou 5 fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :

  • Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêves.
  • Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.
  • Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l’éveil calme.
  • Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».
  • Il arrive aussi qu’on parle d’ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d’une grande activité cérébrale, comme pendant les processuscréatifs ou de résolutions de problèmes. (Ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes.)

Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l’émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu’ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d’activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n’accepte pas de se détendre : les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil

D’autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la résolution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n’accède pas facilement.

Quand le cerveau prend le rythme

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent influencer le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c’est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l’unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d’atteindre ces résultats en un rien de temps.

En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché. Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythmede ses ondes, qui pourraient graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l’influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l’EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.

Toutes sortes de compagnies produisent des disques de musique jouant sur ce principe de résonance, généralement avec des fréquences de 3 à 8 Hz, pour favoriser l’apprentissage et surtout la détente. On y combine parfois des injonctions parlées capables d’induction hypnotique — pour arrêter de fumer, par exemple. Une compagnie a même donné le nom « d’audiocaments » (marque déposée) à des produits de ce genre1.

S’agit-il de messages subliminaux? En principe, non. D’ailleurs, les entreprises inscrivent généralement une note sur leurs produits pour déclarer que ceux-ci ne contiennent aucun message subliminal pouvant représenter un viol psychologique. Certaines personnes s’inquiètent quand même2.

Une technologie au service des deux hémisphères

Modifier le rythme des ondes cérébrales, c’est une chose, mais faire adopter le même rythme par les 2 hémisphères du cerveau, c’est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des 2 hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.

Un moyen d’y arriver a été découvert en 1973 par le Dr Gerald Oster, à l’École de médecine du Mont Sinaï, à New York : cela s’appelle les « battements binauraux » (qui concernent les deux oreilles). Lorsque, avec des écouteurs, on fait entendre une fréquence différente à chaque oreille, le cerveau adopte le rythme de la différence entre les 2 fréquences : si l’oreille gauche reçoit une fréquence de 210 Hz et la droite, de 200 Hz, les neurones des 2 hémisphères du cerveau adopteront une activité de 10 Hz, la fréquence différentielle. On appelle ce mécanisme la « réponse d’adoption de la fréquence ».

Apparemment, on ne peut pas jouer ainsi avec n’importe quelles fréquences, mais les chercheurs de l’Institut Monroe3, l’entreprise la plus active dans le domaine de la technologie de la synchronisation cérébrale, disent avoir découvert une cinquantaine de combinaisons dont les effets sur le cerveau seraient particulièrement bénéfiques. Robert Monroe, aujourd’hui décédé, a fait breveter ce procédé en 1975 et a conçu une série d’outils connus sous le nom de Hemi-Sync. Les plus simples sont des enregistrements sonores dans lesquels les signaux hertziens sont camouflés sous divers sons plus ou moins musicaux. On retrouve également des appareils plus complexes combinant ondes sonores et impulsions visuelles.

Pour faciliter le sommeil, par exemple, la fréquence différentielle des battements binauraux évolue lentement de 8 Hz à 2 Hz, favorisant donc le passage, en 40 minutes, d’un état de relaxation léger (8 Hz) à un état de transe profonde (2 Hz).

L’Institut Monroe affirme sur son site que ses produits sont susceptibles de faire « se concentrer les ressources du cerveau, de l’esprit et du corps pour atteindre divers buts », entre autres :4

  • activer un processus de croissance émotionnelle (développer l’estime de soi, éliminer l’autosabotage, etc.);
  • améliorer la détente et le sommeil;
  • augmenter la productivité et la performance mentale;
  • susciter des expériences transcendantes (faciliter la méditation, donner accès à l’intuition, etc.);
  • apporter un soutien pendant la grossesse et l’accouchement.

Mis à part ceux de l’Institut Monroe, de nombreux autres produits sont offerts sur le marché, surtout pour favoriser la relaxation et la créativité. La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les gens d’affaires et les sportifs, que pour ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d’ailleurs d’« entraînement mental » et de « neurodynamique ».

http://www.youtube.com/watch?v=1WLP8yB5pdk
http://www.youtube.com/watch?v=V5ozYzk5zWg
http://www.youtube.com/watch?v=ie9mNiOwAj4
sons gamma
http://www.youtube.com/watch?v=uiQ7H8w5_Wo&list=PL1BBC94A0F3D7294D&index=3
http://lecerveau.mcgill.ca/avance.php
http://tpe-le-cerveau.e-monsite.com/pages/iii-techniques-d-exploration-fonctionnelle-du-cerveau.html
Lire la suite de l’article »

pesticides,organophosphorés,sarin…

14 septembre 2013

 

http://www.inserm.fr/espace-journalistes/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-l-inserm

 

 

Pesticides : Effets sur la santé : une expertise collective de l’Inserm

12 juin 2013

 

Depuis les années 1980, les enquêtes épidémiologiques ont évoqué l’implication des pesticides dans plusieurs pathologies chez des personnes exposées professionnellement à ces substances, en particulier des pathologies cancéreuses, des maladies neurologiques et des troubles de la reproduction. Ces enquêtes ont également attiré l’attention sur les effets éventuels d’une exposition même à faible intensité lors de périodes sensibles du développement (in utero et pendant l’enfance).

pesticides,organophosphorés,sarin... dans Dossiers dp_pesticides.jpg

Dans ce contexte, la DGS a sollicité l’Inserm pour effectuer un bilan de la littérature scientifique permettant de fournir des arguments sur les risques sanitaires associés à l’exposition professionnelle aux pesticides, en particulier en secteur agricole et sur les effets d’une exposition précoce chez le foetus et les jeunes enfants.

Pour répondre à cette demande, l’Inserm s’est appuyé sur un groupe pluridisciplinaire d’experts constitué d’épidémiologistes spécialistes en santé-environnement ou en santé au travail et de biologistes spécialistes de la toxicologie cellulaire et moléculaire.

D’après les données de la littérature scientifique internationale publiées au cours des 30 dernières années et analysées par ces experts, il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte: la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples). Par ailleurs, les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant.

Pesticides : définitions, usages et voies d’exposition

Du latin, Pestis (fléau) et Caedere (tuer), le terme pesticide regroupe de nombreuses substances très variées agissant sur des organismes vivants (insectes, vertébrés, vers, plantes, champignons, bactéries) pour les détruire, les contrôler ou les repousser.

Il existe une très grande hétérogénéité de pesticides (environ 1 000 substances actives ont déjà été mises sur le marché, entre hier et aujourd’hui, actuellement 309 substances phytopharmaceutiques sont autorisées en France). Ils divergent selon leurs cibles, leurs modes d’actions, leur classe chimique ou encore leur persistance dans l’environnement.

  • Cibles : on distingue les herbicides, les fongicides, les insecticides…
  • Il existe près de 100 familles chimiques de pesticides : organophosphorés, organochlorés, carbamates, pyréthrinoïdes, triazines…
  • Il existe près de 10 000 formulations commerciales composées de la matière active et d’adjuvants et qui se présentent sous différentes formes (liquides, solides : granulés, poudres,..).
  • La rémanence des pesticides dans l’environnement peut varier de quelques heures ou jours à plusieurs années. Ils sont transformés ou dégradés en nombreux métabolites. Certains, comme les organochlorés persistent pendant des années dans l’environnement et se retrouvent dans la chaine alimentaire.

Dans l’expertise, le terme pesticide représente l’ensemble des substances actives, indépendamment des définitions réglementaires.

Des pesticides pour quels usages ?

En France, peu de données quantitatives par type d’usages sont accessibles. La majeure partie des tonnages (90%) est utilisée pour les besoins de l’agriculture, mais d’autres secteurs professionnels sont concernés : entretiens des voiries, jardins et parcs ; secteur industriel (fabrication, traitement du bois,…) ; usage en santé humaine et vétérinaire, lutte anti-vectorielle (moustique), dératisations …Il faut ajouter à cette liste les usages domestiques (plantes, animaux, désinsectisation, jardinage, bois).

En France, les fongicides représentent près de la moitié des tonnages. 80% des tonnages de pesticides sont utilisés pour un traitement des céréales à paille, maïs, colza, vigne. Les plus vendus ont comme principe actif le soufre ou le glyphosate.

Les sources d’exposition

Les pesticides sont présents partout dans l’environnement. On peut les trouver dans l’air (air extérieur et intérieur, poussières), l’eau (souterraines, de surface, littoral, …), le sol, et les denrées alimentaires (y compris certaines eaux de consommation).

En milieu professionnel, la voie cutanée représente la principale voie d’exposition (environ 80%). L’exposition par voie respiratoire existe lors de circonstances particulières d’application (fumigation, utilisation en milieu fermé). L’exposition peut se produire à différents moments : manutention, préparation, application, nettoyage, ré-entrées (tâches effectuées dans des zones traitées), mais les plus exposants sont la préparation des bouillies ou mélanges et les tâches de ré-entrées. En population générale, la voie orale est souvent considérée comme la principale voie d’exposition à travers l’alimentation.

Pesticides et cancers

L’expertise collective a ciblé 8 localisations de cancer : 4 cancers hématopoïétiques, ainsi que les cancers de la prostate, du testicule, les tumeurs cérébrales et les mélanomes. La plupart de ces localisations avaient été identifiées dans des méta-analyses antérieures comme potentiellement associées à une exposition aux pesticides, généralement sans distinction sur les matières actives incriminées.

Cancer de la prostate

D’après les données de la littérature, une augmentation du risque existe chez les agriculteurs, les ouvriers d’usines de production de pesticides et les populations rurales (entre 12 et 28% selon les populations). Quelques matières actives ont été spécifiquement documentées, en population générale : chlordécone ; en population professionnelle : carbofuran, coumaphos, fonofos, perméthrine. Toutes sont actuellement interdites d’usage. Pour certaines d’entre elles, un excès de risque est observé uniquement chez les agriculteurs ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate.

Cancers hématopoïétiques

D’après les données de la littérature, une augmentation de risque de lymphomes non hodgkinien et de myélomes multiples existe chez les professionnels exposés aux pesticides du secteur agricole et non agricole. Les pesticides organophosphorés et certains organochlorés (lindane, DDT) sont suspectés. Bien que les résultats soient moins convergents, un excès de risque de leucémies ne peut être écarté.

Concernant les autres localisations cancéreuses étudiées, l’analyse de l’ensemble des études reste difficile. Plusieurs raisons peuvent être évoquées : une incidence faible (cancer du testicule, tumeurs du cerveau et maladie de Hodgkin) ou l’existence d’un facteur de confusion important (comme par exemple, l’exposition aux ultras violets de la population agricole, facteur de risque reconnu pour le mélanome).

Pesticides et maladies neurodégénératives

L’expertise collective s’est intéressée a 3 maladies neurodégénératives, la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et la sclérose latérale amyotrophique, ainsi qu’aux troubles cognitifs, qui pourraient prédire ou accompagner certaines pathologies neuro-dégénératives.

Maladie de Parkinson

Une augmentation du risque de développer une maladie de Parkinson a été observée chez les personnes exposées professionnellement aux pesticides. Un lien a pu être mis en évidence notamment lors d’une exposition aux insecticides et herbicides. L’association avec les fongicides n’a, à ce jour, pas été mise en évidence mais le nombre d’études est nettement moins important.

Pour les autres maladies neurodégénératives, les résultats sont plus contrastés. Par exemple, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, les résultats des études de cohortes sont convergents pour révéler un excès de risque quand les études cas-témoins sont peu robustes. Quant à la sclérose latérale amyotrophique, trop peu d’études sont disponibles pour conclure.

Par ailleurs, plusieurs revues et une méta-analyse récente concluent à un effet délétère des expositions professionnelles aux pesticides notamment aux organophosphorés sur le fonctionnement cognitif. Cet effet serait plus clair en cas d’antécédents d’intoxication aiguë.

Effets sur la grossesse et le développement de l’enfant

Il existe maintenant de nombreuses études épidémiologiques suggérant un lien entre l’exposition prénatale aux pesticides et le développement de l’enfant, à court et moyen terme.

Conséquences des expositions professionnelles en période prénatale

La littérature suggère une augmentation significative du risque de morts foetales (fausses-couches) ainsi qu’une augmentation du risque de malformations congénitales lors d’une exposition professionnelle maternelle aux pesticides. D’autres études pointent une atteinte de la motricité fine et de l’acuité visuelle ou encore de la mémoire récente lors du développement de l’enfant. Enfin, une augmentation significative du risque de leucémie et de tumeurs cérébrales a été mise en évidence dans les méta- analyses récentes.

Conséquences des expositions résidentielles en période prénatale (voisinage ou usage domestique)

Plusieurs études cas-témoins et de cohortes montrent une augmentation du risque de malformations congénitales chez les enfants des femmes vivant au voisinage d’une zone agricole ou liée aux usages domestiques de pesticides (malformations cardiaques, du tube neural, hypospadias).

Une diminution du poids de naissance, des atteintes neurodéveloppementales et une augmentation significative du risque de leucémie sont également rapportées.

Pesticides et fertilité

Le lien entre certains pesticides (notamment le dibromochloropropane), qui ne sont plus utilisés, et des atteintes de la fertilité masculine a été clairement établi mais de nombreuses incertitudes subsistent en ce qui concerne les pesticides actuellement employés.

Le lien entre pesticides et infertilité chez la femme est mal connu et mériterait d’être mieux étudié.

Mécanismes biologiques

La littérature ne permet pas actuellement d’identifier avec précision les mécanismes cellulaires et moléculaires mis en jeu dans les pathologies potentiellement associées à une exposition à certains pesticides. Toutefois, certains modes d’action des substances soutiennent les données épidémiologiques. Le stress oxydant semble par exemple jouer un rôle majeur, comme dans la maladie de Parkinson. Des dommages à l’ADN ou des perturbations de certaines voies de signalisation pouvant conduire à une dérégulation de la prolifération ou de la mort cellulaire, ou des altérations du système immunitaire sont autant de mécanismes susceptibles de sous tendre les effets des pesticides sur la santé.

La question des mélanges de pesticides

Les populations sont exposées de façon permanente et à faible dose aux pesticides et à de nombreuses autres substances contaminant l’environnement. Ces mélanges de pesticides et autres substances pourraient donner lieu à des impacts sanitaires difficilement prévisibles actuellement, ce qui fait de la question des mélanges et des faibles doses un des enjeux importants de la recherche et de l’évaluation des dangers.

Les experts rappellent que « ne pas être en mesure de conclure ne veut pas dire obligatoirement qu’il n’y a pas de risque ».

Si certaines substances sont mises en cause, c’est qu’elles ont été plus souvent étudiées que d’autres (en particulier dans le contexte des Etats-Unis) ; de nombreuses substances actives n’ont pas fait l’objet d’études épidémiologiques.

Recommandations

Les recommandations soulignent la nécessité d’une meilleure connaissance des données d’exposition anciennes et actuelles de la population professionnelle exposée aux pesticides directement ou indirectement.

Les recommandations attirent également l’attention sur des périodes critiques d’exposition (périodes de développement) aussi bien en milieu professionnel qu’en population générale.

Des recherches pluri- et trans-disciplinaire doivent être soutenues pour permettre une caractérisation plus rapide des dangers potentiels des substances actives de pesticides.

Groupe d’experts et auteurs

  • Isabelle BALDI, Equipe Santé Environnement, Centre de recherche Inserm U 897 et Ghislaine BOUVIER, Laboratoire Santé Travail Environnement, Isped, Université Victor Segalen, Bordeaux
  • Sylvaine CORDIER, Inserm U 1085, Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail, Irset, Université de Rennes 1, Rennes
  • Xavier COUMOUL, Inserm UMR-S 747, pharmacologie, toxicologie et signalisation cellulaire Université Paris Descartes, Paris
  • Alexis ELBAZ, Inserm U 1018, Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations, Villejuif
  • Laurence GAMET-PAYRASTRE, Toxalim (Research Centre in Food Toxicology), UMR 1331 Inra/INP/UPS, Toulouse
  • Pierre LEBAILLY, Groupe régional étude CANcer, Grecan, EA1772, Centre François Baclesse, Caen
  • Luc MULTIGNER, Inserm U 1085, Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail, Irset, Université de Rennes 1, Rennes, Pointe à pitre
  • Roger RAHMANI, Toxicologie cellulaire, moléculaire et génomique, Toxalim, UMR 1331, Institut Inra de Sophia Antipolis, Nice
  • Johan SPINOSI, InVS, Umrestte, Université Claude Bernard Lyon 1, Lyon
  • Geneviève VAN MAELE-FABRY, SSS/IREC/LTAP (Louvain Center for Toxicology and Applied Pharmacology), Université catholique de Louvain, Bruxelles

Lire la synthèse de l’expertise collective « Pesticides : Effets sur la santé »
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Tél. : 01 44 23 60 97

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Armes chimiques : ce que les médias ne disent pas

 

François Hollande et Barack Obama veulent déclencher la guerre pour « punir » le président de la Syrie, Bachar el-Assad, qui a tué de nombreuses personnes avec du gaz sarin, un horrible poison.

 

Mais les médias n’expliquent pas assez, à mon avis, que le sarin n’est qu’une catégorie particulière de composés organophosphorés, ceux-là même qui sont utilisés continuellement, et dans le monde entier, comme pesticides.

 

Le Roundup, le malathion (antiparasitaire très utilisé en Chine, ex-URSS et aux USA, interdit depuis 2007 dans l’Union Européenne) et le Phosmet (utilisé sur les pommiers), par exemple, sont des composés organophosphorés.

 

Pourquoi les organosphosphorés sont si efficaces pour tuer

 

Les pesticides organophosphorés agissent comme le sarin : ils bloquent le cerveau. Lorsque votre cerveau cesse de fonctionner, votre cœur continue à battre provisoirement, car les cellules du cœur sont autonomes, mais vous perdez connaissance (coma) et, surtout, votre respiration s’arrête, ce qui entraîne l’asphyxie et la mort.

 

Les composés organophosphorés produisent cet effet en empêchant vos neurones de communiquer entre eux. Vos neurones sont les cellules de votre cerveau. Ils communiquent entre eux grâce à des produits chimiques appelés « neurotransmetteurs ». L’un des plus importants de ces neurotransmetteurs est l’acétylcholine. Sans acétylcholine, les neurones ne peuvent plus se parler : vous ne pouvez plus penser, votre cerveau ne peut plus donner aucun ordre à votre organisme.

 

Or, les composés organophosphorés bloquent la fabrication de l’acétylcholine. Il suffit qu’une très faible dose entre dans votre organisme pour que vos neurones soient privés d’acétylcholine, ce qui bloque votre cerveau, et vous tue.

 

L’importance de bien laver ses fruits et légumes

 

Vous ne mourrez pas en avalant des résidus de pesticides organophosphorés sur les fruits et légumes que vous aurez oublié de laver, mais ils peuvent malgré tout perturber votre organisme.

 

Une étude américaine s’est fondée sur 1 139 enfants des États-Unis, âgés de 8 à 15 ans, suivis dans le cadre d’une étude épidémiologique nationale (National Health and Nutrition Examination Survey) et dont 119 répondaient aux critères de définition du syndrome. Elle a conclu que les enfants exposés à des concentrations importantes de pesticides organophosphorés via les fruits et légumes souffrent plus souvent de troubles de déficit de l’attention/hyperactivité (TDA/H). (1)

 

Une étude de 2010 a montré que chaque augmentation d’un facteur 10 de la concentration urinaire de métabolites organophosphorés était associée à une augmentation de 55 % à 72 % des risques d’apparition du TDA/H chez l’enfant. (2)

 

Les pesticides ont encore d’autres effets délétères sur le cerveau : d’après une expertise collective de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), ils augmentent aussi le risque de développer la maladie de Parkinson (3)

 

Il est donc absolument capital, lorsque vos fruits et légumes ne sont pas bio, de bien les laver avant de les manger, surtout si vous les mangez crus et/ou avec la peau, si possible avec une brosse à légume dont vous vous équiperez spécialement à cet effet.

 

Une découverte issue de la recherche sur les armes chimiques

 

Les pesticides organophosphorés sont le fruit des recherches sur les gaz de combat entamées lors de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont remplacé, dans les années 70, les organochlorés, dont le chef de file était le DDT.

 

La plupart des armes chimiques aujourd’hui sont des organophosphorés.

 

L’objectif ultime d’un régime belliqueux, en effet, est de trouver un produit aux effets immédiats, définitifs, et assez puissant pour tuer des dizaines de milliers, et si possible des centaines de milliers de personnes d’un coup. Comprenez, les gaz utilisés durant la Première Guerre Mondiale (chlore et gaz moutarde, qui brûlaient les yeux et les poumons) parvenaient rarement à faire plus de quelques milliers de morts d’un coup, ce qui était loin d’être suffisant au goût des dirigeants politiques et militaires.

 

C’est en 1939 que des chercheurs allemands trouvèrent enfin la solution « miracle », avec le sarin. Les inventeurs, de la firme chimique IG Farben, en furent si fiers qu’ils baptisèrent ce gaz d’après les lettres de leurs noms, afin d’être sûrs de rester dans l’histoire (Gerhard Schrader, Ambros, Rüdiger et Van der LINde).

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le sarin est inodore, incolore et volatile, et capable de traverser la peau. Vous ne voyez rien, vous ne sentez rien, mais il suffit que quelques molécules vous touchent ou entrent dans vos poumons (une concentration de 10 parties par milliard est déjà fatale) et vous êtes mort.

 

Diffusé dans les rues d’une ville ou dans un métro, alors que personne ne se doute de rien, le sarin provoque une scène cauchemardesque où tous les passants, jeunes et vieux, grands et petits, s’effondrent paralysés puis meurent d’asphyxie (le cerveau arrêtant de fonctionner), sans que quiconque assistant à la scène puisse comprendre ce qui se passe ou réagir.

 

Il s’agit donc véritablement de l’arme de l’Apocalypse, au même titre que l’arme nucléaire, ce qui l’a fait classer par l’ONU dans la catégorie des armes de destructions massives (résolution 687). A ce titre, sa production et sa conservation sont interdites depuis 1993.

 

Malheureusement, l’actualité toute récente a montré que ce beau rêve de la disparition des armes de destructions massives n’était pas pour demain.

 

Mon opinion sur la Syrie

 

Bien que personne ne m’ait demandé mon avis, je vais quand même le donner. C’est hors-sujet, mais la question me tient vraiment à cœur. J’ai longuement sillonné la Syrie en auto-stop, des côtes montagneuses à l’ouest jusqu’au rives de l’Euphrate à l’est, ce qui m’a permis de rencontrer quantité de Syriens, manger avec eux, loger chez eux, et recueillir toutes sortes de confidences effrayantes sur les méthodes de la police du régime.

 

Je n’ai donc aucune sympathie pour Bachar el-Assad qui est, c’est évident, un criminel. Le problème, selon moi, est que les rebelles sont certainement aussi violents voire pires que Bachar el-Assad. Mais ce n’est que mon avis et, encore une fois, personne ne me l’a demandé…

 

A votre santé !

 

Jean-Marc Dupuis

Retrouvez mes meilleures chroniques dans L’Intégrale Santé Naturelle (J.-M. Dupuis, 2013, SNI éditions, 384 p.) disponible ici (lien cliquable). Tous mes droits d’auteurs seront reversés à l’ Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, association sans but lucratif qui défend le droit de chacun de se soigner autrement. Acheter mon livre est aussi un moyen de soutenir leur généreux combat.

 

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Sources :

(1) Maryse F. Bouchard, David C. Bellinger, Robert O. Wright & Marc G. Weisskopf ; Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder and Urinary Metabolites of Organophosphate Pesticides : Revue Pediatrics (online 17 mai 2010) Vol. 125 No. 6 June 2010, pp. e1270-e1277

(2) Medscape.com

(3) Pesticides : Effets sur la santé : une expertise collective de l’Inserm

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cigarettes éléctroniques cancérigènes

27 août 2013

 

 

http://sante.planet.fr/revue-du-web-les-cigarettes-electroniques-pas-si-inoffensives-selon-60-millions-de-consommateurs.444875.41633.html?xtor=EPR-26-400619[Medisite-A-la-Une]-20130827

 

 

Les cigarettes électroniques « pas si inoffensives », selon 60 millions de consommateurs

Publié par AFP le Lundi 26 Août 2013 à 00h07
avec

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Les cigarettes électroniques « ne sont pas aussi inoffensives » que le disent leurs fabricants et « peuvent émettre des composés potentiellement cancérogènes », assure la revue 60 millions de consommateurs de septembre qui a testé une dizaine de modèles, jetables ou rechargeables.

 

Une personne fume une cigarette électroniqueUne personne fume une cigarette électronique – Kenzo Tribouillard ©AFP/Archives

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Les cigarettes électroniques « ne sont pas aussi inoffensives » que le disent leurs fabricants et « peuvent émettre des composés potentiellement cancérogènes », assure la revue 60 millions de consommateurs de septembre qui a testé une dizaine de modèles, jetables ou rechargeables.

« Les cigarettes électroniques sont loin d’être les gadgets inoffensifs qu’on nous présente. Ce n’est pas une raison pour les interdire. C’est une raison pour mieux les contrôler », écrit Thomas Laurenceau, rédacteur en chef du magazine de l’Institut national de la consommation (INC). Constatant un étiquetage non conforme au contenu de certains produits, l’INC a alerté les autorités, précise-t-il à l’AFP.

Il dénonce aussi l’absence de bouchon de sécurité sur certaines recharges alors que la nicotine est particulièrement toxique pour les petits. Ingérées, les doses élevées de certains produits de l’étude peuvent tuer un enfant, souligne M. Laurenceau.

La revue affirme avoir décelé, grâce à une méthode inédite, des « molécules cancérogènes en quantité significative » dans les vapeurs d’e-cigarettes qui, selon elle, n’avaient jamais été mis en évidence jusque là. « Ainsi dans 3 cas sur dix, pour des produits avec ou sans nicotine, les teneurs en formaldéhyde (couramment dénommé formol) relevées flirtent avec celles observées dans certaines cigarettes conventionnelles. »

Egalement décelée, l’acroléine, une molécule très toxique, émise en quantité très…

 

 

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